AFFECTIONS GÉNÉRALES
Le massage agit ici somme moyen hygiénique. Il est reconstituant, fortifiant et même dépuratif. Quand la maladie indique l’exercice et que le malade ne peut pas en prendre, le massage, exercice passif sera précieux. Il favorise la résorption de tout épanchement, la résolution
de toute induration, de tout engorgement, même ceux des viscères abdominaux.
Cachexie en général. Il excite les fonctions, combat l’atonie morale et physique.
Tumeurs. Pour les tumeurs indolentes et non suppurées, quand
on doit en faciliter l absorption, le massage est formellement indiqué (Daily).
Souvent, à la clinique syphilitique de Strasbourg, nous avons vu des engorgements se dissiper, des tumeurs se résoudre par des frictions avec l’axonge simple aussi bien qu’avec des pommades iodurées. C’est au massage que M. le professeur Küss attribuait ce résultat1.
Scrofules. Il agit particulièrement sur les engorgements, manifestations de la diathèse.
'Barthélemy, thèse de Strasbourg, 1864.
Scorbut , cancer , diabète , albuminurie . M. Estradère le conseille pour réveiller l’action nutritive.
Intoxications industrielles (saturnines et mercurielles). Il facilitera l’élimination du métal et préviendra la cachexie (Estradère).
Goutte. Dans l’intervalle des accès (Valleix). Il n’y a pas de goutteux chez les orientaux, c’est au massage qu’ils le doivent; la plupart des auteurs sont d’accord à ce sujet.
Choléra. On y a eu recours avec quelques succès.
Fièvre jaune. A Batavia, les femmes massent les malades atteints de la fièvre jaune, et ceux-ci s’en trouvent très-bien.
Anhémie. Conseillé par Grisolle.
Chlorose. ccCelson, Récamier, Guillet, Aran etc. citent des chloroses résistant aux médicaments les plus appropriés, et ayant cédé rapidement par quelques massages » (J. Estradère).
«Quasi-résurrection d’un enfant asphyxié par la flagellation, qui est un véritable massage» (Observation rapportée par H. Cotin, Revue de thérap.).
Nous nous en tenons aux faits certains, aux guérisons rationnelles; moins rigoureux, nous aurions eu à citer les merveilleux effets que d’après M. Georgii1 on peut attendre du massage. La massothérapie n’est-elle pas assez riche pour se passer de ces succès douteux?
Xi’entorse traitée par le massage.
« Le traitement de l’entorse par le massage est un uprogrès chirurgical qu’on aurait mauvaise grâce k ((dédaigner.» (Qüesnot).
Opinions diverses des médecins sur le massage de l'entorse :
Le massage n’empêche point de guérir les entorses'2.
On prétend que l’entorse peut être guérie par le massage ! Procédé de rebouteur !
1 Kinésithérapie.
5 Dire avec esprit est bon ; dire vrai est meilleur.
Peut-être pourrait-on guérir ainsi l’entorse?
On emploie parfois avec succès ce traitement dans l’entorse.
Le massage, comme traitement de l’entorse, est le procédé le plus rationnel , le plus prompt , le plus sûr, peut-être parfois le seul efficace. Cette dernière opinion est la nôtre. Prouver qu’il possède ces qualités à un plus haut degré que les autres traitements, demanderait une appréciation rigoureuse de chacun deux, c’est-à-dire un traité comparatif complet du traitement de l’entorse. Tel n’est point notre but; si nous ne pouvons que faire pressentir la supériorité de ce traitement, nous pouvons du moins établir sa valeur , en tant que rationnel , sûr , prompt , en un mot fort utile; c’est-à-dire classique de droit.