‹ Considérations sur le Péroné Cannelé des races préhistoriquesChapitre 19 sur 27 · RELATION DE LA SOLÉNIE ET DE LA PLATYONÉMIE · texte numérisé non relu

RELATION DE LA SOLÉNIE ET DE LA PLATYONÉMIE

Avant d'étudier l’interprétation qu’il est possible de donner de la solénie, nous devons, pour nous éclairer, rechercher la relation qui existe entre la solénie et la platycnémie. Il semble, comme l’ont noté tous les anthropologistes, que ce soient là deux caractères parallèles et qu’il doive y avoir a priori, une proportion entre le degré de la platycnémie et l’intensité de la solénie. Il en est ainsi dans la plupart des cas observés et le vieillard de Cro-Magnon en est le plus frappant exemple. Il est cependant possible de trouver des exceptions. Le professeur Verneau a signalé en effet des péronés à cannelures très prononcées chez les deux sujets de la grotte des Enfants, appartenant à la race de Grimaldi. Or, il est intéressant de noter que ces deux sujets, aussi bien la vieille femme que l’adolescent, ont des tibias eurycnémiques comme ceux des nègres. Ils sont donc négeroïdes par les caractères du tibia, comme par les caractères faciaux, et l’existence des péronés cannelés doit nous étonner d’autant plus que Marangoni a montré — et c’est la une des plus solides conclusions de son étude — que les nègres ont un péroné se rapprochant du type cylindroïde. En dehors de cette troublante exception, on peut dire qu’en

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