CONCLUSIONS
[. — Actuellement et après la revue d'ensemble que nous avons faite, le torticolis mental mérite une place à part dans la pathologie.
C'est une maladie qui a ses caractères propres, et qui se différencie nettement des autres torticolis.
IT. — Il s'aceuse par une contraelture musculaire, qui produit la déviation de la tête. La profession du malade joue le plus grand rôle dans son mécanisme. Ces contractions sont exagérées où diminuées par l'émotion
ou la distraction. En général on ne trouve aucune douleur
el le forticolis disparait dans le sommeil. Le sujet a.
toujours un geste antagoniste efficace qui peut le faire disparaitre.
[IT — Mais dans un grand nombre de cas et en parüculier dans notre observation 1, l’état mental du sujet étant indemne, à la place de torticolis mental, il vaut mieux employer le terme de forticolis psychique. Car à l'origine de ces tics ce sont à proprement parler des troubles de psychisme inférieur que l’on retrouve.
he.
D rl de Et pour se reporter au «polygone » de M. le professeur Grasset, nous pouvons facilement conclure que dans le torticolis tie, c'est le polygone qui est atteint fonctionnellement, ou qui est soustrait à l’action du centre O, ce centre À étant lui-même, comme chez notre malade, remarquablement indemne.
IV. — Le torticolis mental de Brissaud doit donc se diviser ainsi: ic polygonal et tic psychique supérieur, et à l'heure actuelle la théorie de M. le professeur Grasset semble la plus exacte.
V.— Affection tenace et presque incurable dans le second cas ; au contraire bénigne quoique tenace dans le premier cas et guérissant très bien ; tel est le pronostic.
VI. — C'est à rendre au centre O le rôle de direction qu'il doit jouer sur les centres polygonaux que doit s'appliquer le traitement : on y parviendra par la psychothérapie et le procédé du miroir.