‹ Considérations sur le Traitement chirurgical des lésions des ménisques du genou: accompagnées de blocage articulaireChapitre 4 sur 13 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Après avoir médité le très remarquable rapport des Professeurs Tavernier et Mouchet, au Congrès de Chirurgie de 1926, auquel nous ferons de nombreux emprunts, il semble qu’il n’y ait plus rien à dire sur les traumatismes des ménisques du genou. Le très clair exposé de ces auteurs pour l’étude anatomique et la physiologie des ménisques, les minutieuses descriptions de la pathogénie, de l’anatomie pathologique, de la symptomatologie et du diagnostic des lésions de ces organes resteront certainement classiques pour l’étude de ces affections, anciennes comme l’humanité, mais étudiées, connues et surtout traitées depuis à peine un demi-siècle.

Si sur cette première partie du mémoire des rapporteurs au Congrès de Chirurgie, l’unanimité est absolue, lorsqu’on étudie le long chapitre consacré au traitement, et surtout la discussion qui a suivi, on s’aperçoit de la multitude des méthodes préconisées. par les chirurgiens du monde entier, dont certains montrent des statistiques impressionnantes par des résultats toujours remarquables parce que parfaits

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(statistique des frères Mayo); et, chose curieuse, ces méthodes vont de la négative chirurgicale (Roux) jusqu’à des délabrements qui semblent devoir être difficilement réparables, pour donner au genou un fonctionnement intégral et une solidité absolue. Il nous semble donc que les méthodes de délabrements très rastes (arthrotomie à large ouverture, section d’emiblée du ligament latéral interne, section de la rotule, section du ligament rotulien), si elles sont parfois nécessaires pour voir clair dans l’articulation, ne doivent point être érigées en méthodes systématiques dans tous les cas. Certaines de ces lésions ne peuventelles guérir spontanément ?.… Ne faut-il pas savoir parfois temporiser ?.… Il est des cas où le meilleur acte chirurgical n’est point l’audace, mais l’abstention.

Ce sont les réflexions qui nous sont venues après l’étude des trois observations que notre Maître et ami de toujours, M. le Professeur Patel, a bien voulu nous confier, Qu'il recoive ici le témoignage de toute notre reconnaissance pour les sages conseils qu’il nous a prodigués depuis notre première enfance, et pour le dévouement avec lequel il a bien voulu assister, dans des moments critiques, toute notre famille. Nous le remercions aussi d’avoir bien voulu présider le Jury de notre thèse, et l’assurons que, dans la pratique de notre art, nous nous inspirerons toujours des paroles par lesquelles il terminait sa leçon inaugurale de la chaire de patholigie chirurgicale

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