‹ Considérations sur le traitement de la diphthérie et des infections rhino-pharyngées chez les porteurs de bacilles de LoefflerChapitre 16 sur 16 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Ne cherchant nullement à nous élever contre la sérothérapie, nous notons toutefois que son emploi en pratique courante est devenu souvent abusif. Il faut, de plus en plus, ne point départager la clinique du Laboratoire et admettre que dans l’état actuel de nos connaissances, la clinique doit encore avoir un avantage marqué sur le laboratoire. En matière de diphtérie, il existe certes de nombreux cas d’espèce qui nous posent des cas de conscience engageant notre responsabilité. Le « primum non nocere » de nos anciens doit toujours nous guider ; rien ne nous prouve qu’une sérothérapie intempestive en matière d'infection rhino- pharyngée n’est pas susceptible de nous conduire à des résultats diamétralement opposés à ceux escomptés ? Nous posons toujours un point d'interrogation à ce sujet et laissons à la sagacité et à l'expérience de nos confrères le soin d’apporter plus de lumière sur ce point troublant.

Pourtant, dans l’état actuel de nos connaissances,

nous concluons :

a) Au point de vue prophylactique : vaccination généralisée et obligatoire.

b) Lutte contre les porteurs de germes (sujets contacts, convalescents) par les antibiotiques, ceci est intéressant surtout en ce moment où la thérapeutique chimique est à l’ordre du jour et où les méde-

cins se laissent volontiers griser par ses succès.

c) Dans les angines diphtériques cliniques avec ou sans association, toute sérothérapie devra être accompagnée impérativement d’une médication antibiotique.

Ce dernier traitement s'étendant aux angines sus-

pectes où la sérothérapie est jugée inutile ou même

dangereuse.

d) Respect des flores microbiennes dites banales, très souvent attaquées par une thérapeutique locale agressive qui lèse même lés muqueuses et entrave les défenses naturelles de l’organisme.

e) Serait-il possible de demander aux laboratoires

de nous fournir, en dehors de la laconique réponse :

« Lœffler positif, forme courte ou longue », quelques

aperçus culturaux sur la flore d'accompagnement à défaut d’autres méthodes.

Il y a dans la médication antibiotique une médication d’avenir, nous avons cru devoir le signaler. Du point de vue clinique cette méthode amène, en plus de son inocuité et de sa sécurité :

1° Une chüûte plus rapide des fausses membranes :

20 Une disparition précoce des bacilles de Læffler,

diminuant le nombre des porteurs de germes ;

Dore ae

3° Une utilisation de moindres doses de sérum pour un même résultat thérapeutique ;

4° Une action efficace même dans les formes toxiques ;

99 Une stérilisation rapide des porteurs.

Vu:le Président de la thèse, M. CATHALA.

Vu et permis d'imprimer :

Le Recteur de l’Académie de Paris,

Gilbert GIDEL.

Vu : le Doyen,

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