‹ Considérations sur le traitement de la diphthérie et des infections rhino-pharyngées chez les porteurs de bacilles de LoefflerChapitre 15 sur 16 · À 2 SEA · texte numérisé non relu

À 2 SEA

9 cas contacts avec des diphtériques. de RASE

40 Syndrome de Marfan. te | Néant. :

ee

19 Angines diphtériques chimiquement et bactériologiquement confirmées.

1 cas guéri avec 42.000 unités. Reste porteur de germes toxiques pendant 4 mois.

1 cas guéri sans sérum.

À cas guéri avec 83.000 unités. Réaction sérique au 8° jour. 1 cas de diphtérie nasale et oculaire guéri avec 66.000 unités. 1 cas guéri avec 30.000 unités. Réaction sérique au 15° jour. 1 cas — 30.000 —

À cas — 42.000 — Réaction sérique le 5e jour. 1 cas — 84.000 — os 36.000 —

1 cas — 132.000 — Réaction sérique le 4e jour. Paralysie vélo-palatine le 14€ jour. :

1 cas guéri avec 30.000 unités.

1 cas -—— 42.000 — 1 cas — 30.000 — 1 cas — 30.000 — 1 cas — 30.000 — 1 cas —— 18.000 — 1 cas — 36.000 — ‘1 cas —— 18.000 — Réaction sérique au 7€ jour. 1047 — 96.000 — 1 cas — 24.000 — 20 cas. |

2° Angines simples chez porteurs de germes (découvertes du Labo).

1 cas d’angine simple.

1 cas — 1 cas d’angine de Vincent.

1 cas d’angine simple.

1 cas — 1 cas Pre 1 cas — 1 cas — 8 cas.

3° Porteurs sains.

Néant.

40 Syndrome de Marfan.

Néant.

. Ameines. diphtériques cimiquement et : ctér ologiqe

4 onde “aan 18.000 | 12. 000 ;

30 Porteurs sains.

3 cas (contacts avec ai iphtérique | 40 Syndrome 6 ae Marfan. ù N éant.

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Bactériothérapie de la diphtérie.

Rappelons brièvement les premiers essais de Dulis/ couët au sujet de l’action antibiotique de certains staphylocoques sur les bacilles diphtériques des porteurs de germes. Rappelons aussi la thèse de Crezé. Duliscouët a ainsi nettoyé radicalement des porteurs de 15 ans, 20 mois, 28 mois, à l’aide de bonbons contenant les staphylocoques empêchants.

Au point de vue pratique, en 1909, Schiotz avait déjà obtenu des résultats intéressants en adaptant la flore d’angine à staphylocoque aux gorges des porteurs de germes diphtériques.

A l’heure actuelle, Duliscouët utilise comme milieu une gélose nutritive molle, enrichie à l'extrait globulaire et glycérine, se présentant sous forme d'une gelée adhésive. Les staphylocoques antagonistes sont cultivés sur ce milieu. Ges conditions satisfaites, les germes en suspension sont détruits par chauffages discontinus à 55° alternés avec des refroidissements par séjour à la glacière à o°. Les opérations sont poussées jusqu’à stérilisation du milieu vérifiée par

cultures. On obtient ainsi une gelée stérile renfermant

Vep ie

en grande abondance le principe anlagoniste qui a résisté au chauffage el au refroidissement.

Duliscouët a vérifié l’activité de la gelée antagoniste sur des cobayes par injection au même point d’un mélange de gelée et d’une suspension de bacilles diphtériques : À

£ 3 Suspension Gelée Sérum x Cobayes antagoniste | physiologique. bac ob Résultats -& : ; s ns, No 4 Ace: RQ 4 cc. Survie Noa 3/4 cc. 4/4 cc. 4 cc. Survie No 3 4/2 cc. 4/4 cc. d'iece Survie .

N° & 4/4 ce. 3/4 ce. A ONE Retard de la mort | de 12 bh. et plus . ë :

Cobayes antagoniste Eau Suspension à RÉ inactivée è : de Résultats (mous par chauffage physiologique bac. dipht. à 100° No 5 1 cc. 0 À cc. Mort vers la 4° heure No 6 0 | A cc. 4 ce. Mort vers la 48e heure

Modalités du trailement antagoniste.

10 Chez les porteurs de germes :

Ce sujet a déjà été traité par Crezé dans sa thèse de 1939 ; néanmoins, rappelons qu’il y a deux sortes de porteurs : d’abord les porteurs sains qui n'ont jamais fait de diphtérie clinique (devenant de plus en plus nombreux depuis la pratique de la vaccination par l’anatoxine) et ensuite les sujets guéris de diphtérie, mais dont la gorge contient encore des bacilles.

Duliscouët à ainsi traité par sa gelée, 6o de ces

sujets (badigeonnage des amygdales toutes les heures

no

et introduction de gelée dans les narines), 80 % d’entre eux furent stérilisés en 6 à 8 jours.

20 Chez les sujets atteints d’angine diphtérique le traitement consiste ici en badigeonnages toutes les deux heures avec introduction de quelques gouttes dans les narines. Duliscouët a ainsi traité 22 diphtériques, concurremment avec le sérum antidiphtérique. Il a obtenu une chüûte certainement plus rapide des fausses membranes et chez tous les malades une disparition complète et définitive du bacille diphtérique | après la chûte des fausses membranes. En conséquence, ces malades ne sont pas devenus porteurs de germes alors que les statistiques montrent qu'habituellement 50 % d’entre eux le deviennent. |

Observations : En 1937, Duliscouët a eu l’occasion de traiter six diphtériques arrivés à l'hôpital le même jour. Ces six malades appartenaient à la même formation maritime et vivaient en contact. Il s'agissait donc d’un foyer de contamination réciproque.

Dès leur entrée, ces malades présentaient de fausses membranes très étendues, épaisses, grisâtres, couvrant amygdales, piliers, voile du palais et luette, avec grosse adénopathie et atteinte sérieuse de l'état général.

Trois de ces malades recoivent immédiatement le traitement sérothérapique habituel auquel on adjoint le badigeonnage antagoniste, les trois autres ne sont traités que par sérothérapie. Chez ces derniers, il fallut employer des doses de sérum trois fois plus fortes, soit 200 cc., pour obtenir la chute des fausses membranes. En outre, il persista chez eux du bacille diphté-

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