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fessière ; et de même les jours suivants à la cuisse et au mollet. À ce moment, si la première plage d'érythème est en voie d'atténuation, il reprend à nouveau les applications dans le même ordre.
Dans tous les cas, si l’on veut refaire une seconde série, il est bon d'attendre au moins trois semaines pour que la peau ait récupéré sa sensibilité érythé-
mateuse [17].
Résultats.
Les avis sont très partagés sur l'efficacité des ultraviolets dans la sciatique.
Pour certains, c’est une thérapeutique inutile ot secondaire [74, 47] ou encore d'action trop lente. Seules les formes légères en bénéficieraient.
Brustein au contraire tend à démontrer par ses statistiques, portant sur un très grand nombre de malades, la supériorité des ultra-violets sur les autres procédés physiques [10|. Pour Lepsky, qui a surtout recherché un traitement simple, s'appliquant à tous les cas et donnant un résultat rapide, c’est la méthode de choix pour sciatiques et lumbagos [69]. En France, Chagnon l’a appliqué dans le service de Dausset et rapporte dans sa thèse pour 55 malades traités [17] :
55 % de guérison ;
25 % d'amélioration nette,
le traitement durant en moyenne/trois semaines.
Les résultats se manifestent précocement pour la
PT A pl
plupart des auteurs, et parfois dès la première séance le malade souffre moins [21]; pour quelques-uns, ils peuvent être au contraire tardifs [100]. Il faut, en tout cas, connaître la possibilité de recrudescence momentanée des douleurs au début du traitement.
Indications. — Il est difficile de préciser dans quelles conditions la sciatique réagit le mieux aux rayons ultra-violets.
À la période aiguë, il faut craindre les exacerbations ; toutefois même à cette phase on pourrait obtenir de bons résultats [17].
Les formes récentes, surtout si elles sont légères, peuvent être améliorées [91].
Mais, c’est surtout dans les formes traînantes, semble-t-il, que les succès sont fréquents.
Enfin, on s'est demandé si les sujets aux réactions sympathiques vives, chez lesquels on produit facilement un érythème intense, ne seraient pas plus particulièrement justiciables de cette méthode [43].
Ilonothérapie à l'histamine.
C'est en avril 1931 qu’un auteur hongrois, Deutsch, a fait la première publication sur les heureux effets de l’ionisation à l’histamine appliquée aux myalgies, aux arthralgies et à certaines névralgies. Delherm et Mme Gajdos dès 1932 en France, d’autres auteurs en Allemagne, en Autriche, en Italie [87, 41] précisent la technique et les résultats de la méthode.
Pour certains, nous l’avons vu, les procédés révul-
sifs produiraient l’irritation cutanée par libération d’histamine ou de substances voisines (substances H des auteurs allemands) : c’est ce qui a conduit Deutsch à rechercher les effets thérapeutiques de l’histamine elle-même. Pour l’introduire dans la peau, il a préconisé l’ionisation qui a la supériorité sur l'injection intra-dermique de pouvoir s'appliquer sur une large surface et de ne jamais provoquer de réactions générales.
L’histamine ou 8 imidazoyl éthylamine est un dérivé aminé de l’ergot de seigle ; sa configuration chimique est voisine de celle de l’histidine qui se transforme en histamine par perte d’un groupement COOH. C’est un corps jusqu’à présent peu utilisé, si ce n’est pour son action excitante sur la sécrétion gastrique.
Introduite dans la peau, l'histamine produit une triple réaction (Lewis) :
dilatation des capillaires avec circulation accélérée qui se traduit par un érythème ;
augmentation de leur perméabilité, d’où formation de vésicules qui se développent sur l’érythème ;
dilatation des artérioles par voie réflexe : elle provoque une aréole rouge qui dépasse et entoure la zone d'application ; profondément modifiée dans les lésions nerveuses centrales et périphériques, elle n’apparaît pas sur un ter-
ritoire cutané qui a perdu sa sensibilité à la