SO
Valleix +, Lasègue +, achilléen conservé.
Douleur par crises lorsque le malade s’asseoit ou se
lève.
13 avril 1933 : après 13 séances, amélioration.
Me..., 42 ans.
Sciatique droite totale.
Valleix +, Lasègue +, achilléen normal.
Souffre pendant le jour, surtout pour se redresser,
29 février : après 24 séances d’histamine, les douleurs ont presque complètement disparu, mais le malade se
fatigue encore à la marche.
Mul..., 50 ans.
Sciatique gauche basse. Début en avril 1932.
Valleix +, Lasègue +, achilléen aboli.
Douleurs extrêmement vives, souffre nuit et jour, mais surtout à la marche qui est à peine possible.
9 mai 1932 : après 12 séances, légère amélioration.
Per... , 42 ans.
Scialique moyenne gauche. Début en avril 1934.
Souffre par périodes, les douleurs sont surtout vives depuis octobre 1934.
Amélioré une première fois par radiothérapie rachidienne (novembre 1934).
7 janvier 1935 : après 6 séances d’histamine. exacerbation des douleurs.
30 janvier 1935 : après radiothérapie rachidienne, guérison. :
REY EAN TR!
Int... 68 ans.
Sciatique moyenne gauche, Début en mars 1934. Points de Valleix +, Lasègue — 0 ; achilléen normal.
Quelques crises douloureuses nocturnes, mais souffre
surtout à la marche.
Du 2 octobre 1934 au 17 novembre 1934 : radiothérapie rachidienne et périphérique ; se trouve moitié mieux, mais cette amélioration est transitoire.
Du 4 janvier au 7 février : reprise de la radiothérapie. L'amélioration est cette fois beaucoup moins importante.
6 mars 1935 : après 10 séances d’histamine, guérison de la sciatique ; il persiste quelques douleurs dans le terri-
toire du nerf obturateur qui n'a pas été traité.
Ro..., 24 ans.
Sciatique basse droite. Début en janvier 1933.
Achilléen aboli.
Une première attaque est traitée en mars 1933 par radiothérapie rachidienne et périphérique ; guérison.
Une deuxième attaque est traitée en juin 1934 par radiothérapie rachidienne et périphérique : aucun résultat. Les douleurs s'étendent même aux territoires du fémoro-cutané et de l’obturäteur.
On institue alors un traitement par haute fréquence révulsive (août 1934) : aucun résultat.
9 septembre 1934 : après 7 séances d’histamine, gué-
rison.
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Va..., 40 ans.
Sciatique haute droite ; 4° crise en juin 1924 ; 2° crise en juin 1934.
Points de Valleix +, Lasègue +, achilléen diminué.
Troubles circulatoires avec hypothermie.
Radiographie : sacralisation droite.
Du 26 novembre 1934 au 12 décembre : radiothérapie. Souffre 1/3 moins.
Du 20 décembre au 9 janvier 1935 : 9 applications d'histamine. Exacerbalion.
Du 15 janvier au 24 janvier : radiothérapie ; dès la 2° séance, souffre 3/4 moins. Le malade va achever le
traitement dans un autre hôpital.
Gil..., 20 ans.
Sciatique basse gauche. Début en octobre 1934.
Lasègue +, Valleix +, achilléen aboli.
Souffre pendant la journée d’une manière presque continue.
Du 19 décembre au #4 janvier 1935 : radiothérapie : souffre moitié moins.
Du 8 janvier au 12 janvier : haute fréquence révulsive sans résultats.
15 janvier : on prescrit l’histamine qui, en 20 séances, amène la guérison.
MÉTHODES DITES THERMIQUES
Les méthodes sont nombreuses, qui se proposent de soulager les névralgies par l’application de chaleur.
Elles ont été de tous temps employées. Les bains de sable chaud et de marc de raisin sont recommandés par Arétius et Paul d’Egine depuis la plus haute antiquité. Allaire préconise l'application d’un pain sorti du four sur la région douloureuse.
Les paysans normands utilisent encore le blé chaud [10].
La thérapeutique moderne s’est enrichie de modalités thermiques agissant en profondeur: infra-rouge et diathermie. Toutefois, elles occupent dans le traitement de la sciatique une place accessoire ou plutôt leurs applications comportent des indications et une technique particulières.
Les procédés que nous allons étudier n’agissent pas seulement par effet calorifique, leurs propriétés physiques sont très différentes. Toutefois, au point de vue pratique, ils ont un caractère commun : c’est d’être surtout indiqués dans les cas où les crises douloureuses sont déclenchées par le refroidissement et
Les QE
contre-indiqués chez les malades qui accusent une exacerbation de leurs douleurs à la chaleur du lit.
Infra-rouges et radiations lumineuses.
Ce sont des méthodes adjuvantes parfois utiles.
Mode d'action. — Les rayons infra-rouges (surtout dé 0,6 à 1,5 u) pénètrent profondément dans les tissus et exercent une action calorifique importante.
Les rayons lumineux sont absorbés par les couches superficielles de la peau : ce sont des agents sédatifs développant une énergie thermique faible.
Ces radiations, en se dégradant en chaleur dans l’organisme,réalisentune vaso-dilatation plus ou moins importante. L’hyperhémie qui en résulte pourrait, grâce à la solidarité réflexe des plans profonds et superficiels, agir favorablement sur la nutrition du nerf ou des tissus enflammés qui l’irritent. De plus, pour certains [16] il existe dans les névralgies des troubles de la circulation cutanée (ischémie locale mise en évidence par le capillaroscope) qui disparaîtraient sous l'influence de la vaso-dilatation produite par ces agents physiques.
Technique.
19 Sources. — Les rayons infra-rouges sont émis soit par des résistances électriques portées au rouge
sombre, soit par des lampes à filament de carbone
dont les radiations visibles sont arrêtées par des écrans spéciaux (appareil de Delherm et Laquerrière).
Des radiations visibles sélectionnées (lumière bleue en particulier) sont émises par d'autres appareils pourvus d’un verre teinté qui forme filtre.
La chaîne thermo-lumineuse de Delherm et Laquerrière émet à la fois des radiations infra-rouges et des radiations lumineuses. Elle se compose de 3 ou 4 petits plateaux à réflecteurs portant chacun deux lampes et articulés par des charnières. Elle s’adapte facilement à la région douloureuse et permet de pratiquer des applications au lit du malade.
2° Irradialions. — On fait porter l’irradiation au centre de la région douloureuse ; on peut également faire des applications sur la région lombo-sacrée, au niveau des segments d’origine du nerf.
La distance de la source à la peau est variable suivant la puissance de l'appareil et l’étendue de la région à traiter ; on aura soin d'éviter une irradiation trop intense qui pourrait provoquer une impression de chaleur désagréable.
Au contraire, on cherchera à faire des irradiations douces mais de longue durée, une demi-heure à une heure suivant l’acuité de la douleur et les réactions du malade.
Les applications sont quotidiennes au début, puis
renouvelées trois fois par semaine.