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tive, sur les racines mêmes du nerf sciatique : aussi quand, en 1907, Babinski et Delherm préconisèrent les premiers la rœntgenthérapie dans le traitement de la sciatique, c’est sur la région lombo-sacrée qu'ils firent leurs applications. »
Toutefois, pour ne préjuger d’aucune action élec-
tive sur un segment nerveux déterminé, ils adoptèrent la désignation purement topographique de radiothérapie rachidienne. En 1911, Babinski, Charpentier et Delherm [5] publièrent plusieurs cas où, après échec de la radiothérapie rachidienne, la guérison avait été obtenue par la radiothérapie périphérique.
- Les travaux de Sicard et son école justifièrent ces pratiques et leur désignation large, en restreignant d'une manière considérable le rôle de la radiculite au profit de la funiculite ; les applications périphériques reposèrent aussi sur une notion nouvelle, très générale, celle de névrodocite.
Ces conceptions ont d’ailleurs évolué et se sont enrichies d'éléments nouveaux, comme en témoigne le rapport du professeur Roger (de Marseille) au Congrès neurologique international de 1930.
La variabilité, suivant les époques, de la conception pathogénique de la névralgie sciatique montre qu'il ne faut pas rechercher dans ces théories fragiles la base des indications thérapeutiques. D’autre part, en raison de l'ignorance où nous sommes du mode d’action de la plupart des agents physiques, nous ne devons pas nous laisser entraîner à préférer certaines
modalités, satisfaisantes pour l'esprit, à d’autres beau-
coup plus obscures, comme la révulsion par exemple.
Nous devons donc rester dans le plan de l’expérimentation clinique et de la technique physiothérapique. L’examen clinique domine la conduite du traitement : il ne suffit pas de reconnaître que nous sommes en présence d’une sciatique rhumatismale, il faut encore en préciser toutes les particularités. Quant à la technique physiothérapique, nous en avons précisé les détails dans le chapitre précédent : peut-être faut-il voir dans quelques-uns d’entre eux l’explication du succès qu’une méthode rencontre chez certains alors qu’elle échoue dans les mains d’autres observateurs. |
Plus de la moitié des malades atteints de sciatique sont adressés aux services de physiothérapie après échec plus ou moins complet des médications externes ou internes. C’est dire que, non seulement les méthode électro-radiothérapiques peuvent rivaliser avec d'autres méthodes, mais que très souvent aussi elles l’emportent sur elles. Aussi peut-on déplorer qu’on n’y fasse pas appel plus précocement.
Presque toutes les applications directes et indirectes de l'électricité ont été employées dans le traitement de la sciatique. « En présence du grand nombre de ces modalités, le médecin peut avoir l'impression qu'aucune d'elles ne possède d’efficacité réelle ainsi qu'il advient souvent lorsqu’à une affection quelconque on oppose une liste trop longue de médications. Les facteurs qui conditionnent les névralgies sont si nom-
breux qu'il serait puéril de prétendre guérir par une méthode sûre et définitive l’universalité des cas » [31].
convient donc de choisir aussi judicieusement que possible le traitement à instituer en se fondant sur les données étiologiques et cliniques et surtout sur l’expérience. Ce choix doit s’exercer aussi bien sur les procédés les plus récents que sur les anciens procédés qui ont depuis longtemps fait leur preuve et qu’on tend trop souvent à rejeter dans l'oubli. Il est impossible d'établir une hiérarchie des méthodes et nous devons profiter de cette multiplicité des modalités de la thérapeutique physique pour les adapter le mieux possible à chacun des cas cliniques particuliers. Il faut également tenir compte des conditions sociales, de la possibilité ou non de déplacer le sujet, de la commodité des techniques.
Nous tentons ici d'établir les indications thérapeutiques en nous fondant sur les résultats obtenus depuis de nombreuses années chez les malades traités au Service Central d’Electro-Radiologie de la Pitié, résultats que nous avons rapportés au chapitre précédent.
Nous verrons comment on peut concevoir la conduite du traitement suivant les périodes d'évolution de la sciatique et suivant ses caractères étiologiques
et cliniques. Nous étudierons à ce point de. vue :
La sciatique rhumatismale :
à la période du début ; à la période d'état ;
J, Bernard 7
éloges
dans ses variétés : hautes, moyennes, basses.
à la période des séquelles ;
La cellulo-sciatique.
La myo-sciatique.
Enfin, nous verrons les possibilités du traitement
physiothérapique de quelques sciatiques secondaires.
Sciatique rhumatismale.