RARES, MEN
auteurs. On peut donc regretter que le malade soit le plus souvent adressé tardivement au radiothérapeute.
La guérison est aussi plus habituelle dans les sciatiques très douloureuses, sans troubles trophiques ni paresthésie.
Enfin, les névralgies qui évoluent par crises sont plus favorablement influencées que celles qui se manifestent par des douleurs sourdes et continues : c’est une observation que nous avons plusieurs fois vérifiée.
En somme, les succès se rencontrent plus volontiers dans la sciatique franche, typique, avec douleur intense évoluant par crises.
Tous ces cas concernent évidemment les sciatiques dites rhumatismales. Nous verrons toutefois que dans certaines sciatiques secondaires la radiothérapie peut apporter un soulagement appréciable.
Rœntgenthérapie périphérique.
Dès 1911, Babinski, Charpentier et Delherm [5] ont appliqué avec succès cette méthode. Freund [45] de son côté avait rapporté quelques cas favorables.
Mais, alors que la rœntgenthérapie rachidienne a depuis longtemps connu une faveur justifiée, la rœæntgenthérapie périphérique n’a pas reçu le même accueil unanime.
Certains auteurs ne la mentionnent même pas ou
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bien n’y ont recours qu'exceptionnellement |24, 98]. Ils préfèrent faire porter les irradiations au niveau du siège présumé de l’irritation nerveuse, c’est-à-dire au niveau des racines ou mieux, des funicules.
Pourtant des observations probantes viennent montrer l'efficacité de la ræntgenthérapie périphérique en dépit du problème que soulève son mode d’action. De nombreux auteurs l’ont utilisé avec succès. Citons en particulier Belot, Tournai, Dechambre [7] ; Barré et Gunsett [6], Gauduchau [47] et les auteurs belges.
Dans la statistique de Delherm et Nilus nous relevons 102 sciatiques traitées par rœntgenthérapie
périphérique, que nous pouvons grouper en 3 classes :
10 Malades traités’par la rœntgenthérapie périphérique seule (28 cas).
Guérison Amélioration Echec
2-seiatiques hautesallirns eee tente 2 GSciatiques moyennes LM EE 2 2 10/SCatiques basses MEN ee LES 6 1 HOISCRHAUES MOIS ARE RE 1 7 2 L)
DONCAS Ne Tee Re M TT en 8 15
20 Malades traités simultanément par les 2 méthodes
(12 cas).
DISCIATIQUES DASSES. Ne Re 3 2 1 Selatiques ‘t0tales4 20e 1 6 12 0a$15. hr AV Es ae CI AT ES 4 8
39 Malades traités par la voie périphérique après échec de la voie rachidienne (56 cas).
Cao
Guérison Amélioration Echec Aggravation
13 sciatiques hautes :
Après rœnt. rach:.....4..,. 6 J.
Après rœnt. périph.......: 9 2 2 10 sciatiques basses :
ADPES TOI LCR e 27 800% « 4 6 ADFÈST LŒN ADP PES 2 6 2 33 sciatiques totales :
ApRSr ent. raeh-.. :2,: 19 13 4 Anreseœnte périphe. Le …. 21 7 5
En résumé sur :
56 échecs plus ou moins complets de la rœnt. rach., la rœnt. périph. a laissé... 35 19
Ce
Cette association a amélioré d’une manière importante la statistique des 297 cas traités par rœntgen-
thérapie rachidienne, puisque l’on note :
Gué- Amé- Etats, Aggrarisons liorations stationnaires vations Après rænt.rach . sr. 161 79 30 7 Après association des 2 mé- HOUR AT A iiusTe 193 65 33 6 Soit :
Abrésrænt:rach......., Do % 25 47 2 Après association des 2 mé- HOUR RAP 65 % 22 11 2
Ajoutons que dans 6 cas la guérison par rœntgenthérapie rachidienne a été obtenue après échec de la
voie périphérique.
En résumé, l’étude des résultats obtenus par la rœntgenthérapie périphérique permet les conclusions suivantes : ï
10 La méthode périphérique, employée seule, donne de bons résultats ; elle n’est pas à conseiller d’emblée dans les sciatiques totales ;
20 L'emploi simultané des champs rachidiens et périphériques ne nous semble pas supérieur aux autres méthodes pour les formes graves totales;
30 Dans les cas d’échec du traitement de la sciatique par la méthode rachidienne, la voie périphérique donne des chances très sérieuses de guérison.
La réciproque est parfois vraie, la ræntgenthérapie rachidienne réussit parfois là où la voie périphérique a échoué.
Une étude plus complète des observations montre que, dans certains cas de sciatique totale, chaque séance de rayons à une action analgésique élective sur la région traitée. Il arrive que, pour guérir un malade, il soit nécessaire de faire successivement un champ rachidien, un champ fessier, un champ poplité, un champ plantaire. 3
Réactions douloureuses.
Association des méthodes.
L'étude analytique des procédés électro-radiothérapiques dans le traitement de la sciatique nous a montré que presque chacun d’eux pouvait entraîner
une crise plus ou moins violente,
a) Au cours du traitement rœntgenthérapique, elle est fréquente et parfois très vive. Elle survient dès le début du traitement, souvent le soir même de la première séance.
b) Au cours de la galvanisation et de lionisation, elle est moins habituelle. Elle est plus tardive et s’observe aux environs de la dixième séance.
c) Elle paraît moins fréquente au cours du traitement par rayons ultra-violets ; lorsqu'on l’observe, elle est souvent précoce.
d) Déclenchée souvent par un traitement diather- . mique, elle peut s'accompagner de crampes pénibles et persistantes.
e) La haute fréquence révulsive peut également entraîner une exacerbation douloureuse, observée
parfois pendant la séance même.
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Si l'explication de ces phénomènes critiques nous échappe complètement, leur valeur pronostique a, par contre, une importance pratique qui n'est pas négligeable.
L’exacerbation douloureuse au cours des applications de rayons X ou de courant continu précède souvent la guérison : c’est une évolution qui n’est pas constante, mais elle est suffisamment fréquente pour pouvoir être favorablement appréciée.
Au cours d’un traitement diathermique, au contraire, elle doit inciter à beaucoup de prudence : elle va souvent en s’accentuant et en se prolongeant au fur et à mesure qu’on poursuit les applications. Aussi, pour beaucoup d’auteurs, est-elle une indication à les suspendre.
On a tenté d’atténuer la réaction parfois si vive de la rœntgenthérapie par l’association d’autres procédés de nature différente : c’est ainsi que Gauducheau pratique, avant la séance de rœntgenthérapie, une application de haute fréquence qui réussit à rendre moins vive la crise douloureuse, sans toutefois la supprimer.
C'est à ce propos que se pose le problème de l'association des méthodes : cette association peut être soit simultanée, soit successive.
L'association simultanée est préconisée par beaucoup d'auteurs, qui font alterner les séances de radiothérapie avec les applications de diathermie, de galvanisation ou d’ultra-violet ; certains pensent avoir ainsi réduit le nombre des échecs.
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Zimmern et Chavany au contraire recommandent formellement, au cours du traitement radiothérapique, de n’associer aucun autre procédé électrique : en procédant ainsi chez des malades impatients de se trouver soulagés, ils ont la conviction d’avoir retardé la guérison ou provoqué des récidives. Presque tous les malades dont nous rapportons les observations ont été traités par un seul procédé à la fois, ce qui permet une interprétation plus aisée des résultats.
Au contraire, l'association successive des procédés électro-radiothérapiques nous paraît nécessaire ; il ne faut pas systématiquement appliquer toujours lamême modalité thérapeutique au cours de l’évolution d’une sciatique qui passe par des étapes si différentes : l’on doit fixer des indications particulières, non seulement suivant l’allure générale de la sciatique en cause, mais suivant les phases diverses qui caractérisent son évolution.
Enfin, il est fréquent qu’une méthode, après avoir amené la guérison d’une première crise, échoue lors d’une crise ultérieure. D'où l'intérêt de pouvoir dis-
poser de toute une gamme de procédés.
Les indications des méthodes électro-radiothérapiques dans le traitement de la sciatique.
Les méthodes électro-radiothérapiques du traitement de la sciatique ont naturellement suivi l’évolution des doctrines pathogéniques qui ont successivement régné sur cette affection. Delherm et Nilus [33] en ont retracé les étapes les plus récentes.
« Au temps où, avec Landouzy,on distinguait une sciatique névralgique et une sciatique névritique, on utilisait dans la première forme les méthodes révulsives : étincelle statique, faradisation au pinceau de Duchenne de Boulogne, plus tard étincelle de haute fréquence et modalités similaires ; par contre, la sciatique névrite était soignée par les agents sédatifs : courant continu, ensuite ionisation, air chaud, bains de lumière. Les zones d'application étaient en général confondues avec l’étendue de la région douloureuse (fesse, creux poplité, mollet, cou-de-pied, etc...).
Plus tard, quand Déjerine, Lortat-Jacob et Tinel firent prévaloir la notion de sciatique radiculaire, les électrologistes s’attachèrent à porter plus particuliè-
rement leur action thérapeutique, révulsive ou séda-