‹ Considérations sur le traitement électro-radiologique des sciatiquesChapitre 37 sur 46 · SC QE · texte numérisé non relu

SC QE

La lumière bleue constitue l’une des meilleures thérapeutiques sédatives. Les applications peuvent en être pratiquées au lit du malade et, n’exigeant aucun contact direct, elles ne mettent pas en jeu l’hyperesthésie cutanée. Elles sont toujours bien tolérées et il est avantageux de faire des séances longues et renouvelées plusieurs fois par jour.

On peut également employer la lumière blanche et, chez les malades que la chaleur soulage, les rayons infra-rouges qui, à l’opposé des radiations précédentes, exercent une action en profondeur. La chaîne thermo-lumineuse de Delherm et Laquerrièrre s’applique facilement au lit du malade.

Dans certains cas cependant, la période aiguë se prolonge, c’est alors qu’on peut envisager la mise en œuvre de modalités thérapeutiques plus énergiques.

La voltaïsation, l’ionisation, n’exigeant aucun appareil encombrant, peuvent être pratiquées sans difficultés dans la chambre même du malade. Les auteurs, qui tendent à abandonner l’emploi du courant continu, en reconnaissent cependant l'utilité chez ces malades intransportables. On évitera les exacerbations, à redouter chez ces sujets très sensibles, en employant des intensités faibles ou bien la méthode des applications transversales.

La rœntgenthérapie pourra être aussi appliquée avec succès malgré le déplacement souvent pénible qu'elle impose. On aura soin d’espacer les premières

séances, car les réactions risquent d’être très vives.

Certains, enfin, préconisent les méthodes révulsives (ultra-violet à dose érythémateuse, haute fréquence révulsive) ; peut-être faut-il en réserver l'emploi aux formes légères et chez les sujels jeunes, par crainte

des exacerbations trop violentes.

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