À M. LE PROFESSEUR AGRÉGÉ J. HAGUENAU
Médecin des Hôpitaux
À M. ce DoctTeur PARAF
Médecin des Hôpitaux
À M. ze Docreur HUARD
Chirurgien des Hôpitaux
À M. LE Docteur GALLY
Electro-radiologiste des Hôpitaux
A M. ce Docreur LEPENNETIER
Electro-radiologiste des Hôpitaux
À M. ce Docreur MOLLARET
Chef de Clinique à la Faculté
A M. ce Docreur DELARUE
Chef de Clinique à la Faculté
En remerciement de l'accueil favorable que j'ai toujours trouvé auprès d'eux.
A M.1e Docreur MOREL-KAHN
Chef-adjoint du Service d'Electro-radiologie de l'Hôpital de la Pitié Chevalier de la Légion d’honneur
A M. ce Docteur THOYER-ROZAT
Chef-adjoint du Service d’Electro-radiologie de l'Hôpital de la Pitié
Qui m'ont guidé de leurs bienveillants conseils.
À M. ze Docreur NILUS
Assistant d’Electro-radiologie des Hôpitaux
En remerciement d'une collaboration si précieuse.
À M. ce Docteur FISCHGOLD
Assistant d’Electro-radiologie des Hôpitaux
Témoignage de vive arnitié.
sur le
Traitement électro-radiologique des Sciatiques
Introduction.
La sciatique est la plus fréquente des névralgies. Contre cette affection, souvent tenace et rebelle, on a proposé des modalités thérapeutiques multiples.
La variabilité des causes et des tableaux cliniques rend les comparaisons difficiles. La notion d’évolution spontanée, celle d’un facteur psychique tantôt négligeable, tantôt prépondérant, doivent intervenir dans l'interprétation des résultats.
Pourtant, des travaux des neurologistes, une indication se dégage : deux groupes principaux de procédés thérapeutiques constituent le traitement majeur de la sciatique rhumatismale :
les applications physiothérapiques ; les injections paranerveuses.
Ces deux méthodes ne doivent pas d’ailleurs s’opposer, et les exemples sont fréquents de malades soumis en vain à l’une, et guéris par l’autre. Pour le professeur Rimbaud, c’est à la thérapeutique phy-
sique que nous devons avoir recours avec le plus de confiance et de persévévérance.
Cette thérapeutique physique est complexe et possède des modalités nombreuses, des techniques variées, des indications particulières. Elle constitue toute une gamme dont il faut savoir utiliser les éléments. « Elle ne doit pas être univoque et le « tout à la radiothérapie » est une erreur, tout autant du reste que le « tout à l’électrothérapie » (Delherm).
Le choix et l’application de ces méthodes électro— radiologiques sont guidés non seulement par la connaissance précise de leur technique, de leurs effets habituels, mais aussi par l'allure clinique particulière de la névralgie en cause, par son étiologie sur-
tout.
Nous nous proposons de faire ici :
1° un bref rappel des formes cliniques de la sciatique ;
20 l'examen analytique des procédés électro-radiothérapiques mis en œuvre pour son traitement ; ;
3° un essai sur les indications de ces méthodes.
Cette étude s'appuie sur près de 450 observations de sciatiques traitées par notre maître le D: Delherm au Service central d’électro-radiologie de la Pitié.
Formes cliniques des sciatiques dites rhumatismales
L'examen clinique d’un malade adressé pour trai-
tement de sciatique comporte plusieurs temps :
19 L’interrogatoire qui renseigne sur :
le mode de début et la notion de récidive ; le siège et le caractère des douleurs spontanées ; 29 L'étude de la douleur provoquée, comportant la recherche :
des points de Valleix ; des manœuvres d’élongation (signe de Lasègue) ; 30 L'étude des réactions antalgiques qui peuvent -roubler :
la démarche du malade ; son attitude au repos dans la station verticale (scoliose) ; | 4° Un examen neurologique complet qui peut mettre en évidence :
l’aréflexie achilléenne ; l’hypotonie ou l’atrophie musculaire.
Cet examen neurologique sera complété au
besoin par un électro-diagnostic ;
50 Dans certains cas enfin des examens complémentaires : radiographie rachidienne (qui peut montrer des lésions baneles de rhumatisme, une sacralisation) ; ponction lombaire, qui ramène un liquide normal
ou légèrement albumineux.
Au cours de cette investigation clinique, on aura éliminé toutes les causes d’erreurs. En pratique, celles-ci se réduisent à quelques-unes, assez facilement écartées :
1° La coxarthrie avec la limitation caractéristique des mouvements (en particulier de la rotation) et les signes radiologiques ;
2° L’arthropathie sacro-iliaque : c’est d’ailleurs surtout un diagnostic étiologique ;
3° Les névralgies des nerfs voisins ; leur topogra— phie les distingue de la sciatique ;
4° Enfin les douleurs radiculaires.
L'examen clinique comporte aussi la recherche des facteurs étiologiques, et ce n'est qu'après une enquête négative que l’on peut porter le diagnostic de sciatique dite essentielle ou rhumatismale.
Avant tout on recherche une cause locale :
au membre inférieur : des varices, une tumeur
osseuse ;
dans le petit bassin (par le toucher rectal et vagi-
nal) : une affection cancéreuse ou inflammatoire ;