‹ Considérations sur les animaux en généralChapitre 12 sur 13 · INFUSOIRES · texte numérisé non relu

INFUSOIRES

10) “Corps transparens, mais dont la elitesse ne permet pas toujours d'apercevoir les viscères ni les organes de la locomotion. — Tomipares , c'est-à dire se ' LL. Po nan par division. — Cet ordrane pent être que provisoire , selon Bory de Saint-Vincent. F. son article INFusorREs. PA ?

caractères négalifs : seulement le plus grand nom= bre ont une forme rayonnée et une organisation peu complexe , des organes respiratoires douteux, à peine quelques vestiges de circulation. Ni organe spécial pour les sens , ni système nerveux bien distinct ; un peu d'irritabilité, un sac digestif quel- Delon sans issue : plusieurs ont HER l'homogénéité des Plantes.

Ces quatre grands ordres Out été subdivisés en

plusieurs classes, dont le tableau ci-joint est des-

tiné à donner une idée générale.

Voilà pour les premières divisions. Lorsqu'on descend à des généralités d’un ordre inférieur, on obtient de petits groupes qui constituent des familles etes genres. Quant aux espèces qui les composent,

elles sont fondées uniquement sur la génération. Les:

Animaux qui , par leur accouplement , produisent des individus féconds , sont réputés de la même espèce. On s’est assuré par diverses expériences , que plusieurs Animaux nés du croisement des espèces les plus voisines, n'étaient qu'imparfaitement ou n'étaient point du tout féconds , qu'eux ou leurs descendans devenaient stériles. On a dit que les seuls Oiseaux échappaient à cette loi générale, que leurs métis étaient tous féconds ; et c’est à cette particularité encoré douteuse qu’on attribue la grande diversité observée dans cette classe. Il en est peut-être ainsi pour les Chiens parmi les Mammiferes.

Les espèces d'Animaux sont incomparablement

Subdivisions,

Espèces.

Variétés.

s. Inflnence des climats.

plus nombreuses que celles des Plantes ; et quoique les Herbivores servent de pâture aux Carnassiers , les premiers sont plus multipliés que les autres.

Les extrèmes de petilesse sont pour le règne animal bien plus que pour le végétal ; la découverte du mycroscope a acquis plus de richesses à la zoologie qu'à la botanique; eïle lui a ouvert l'accès d’un monde nouveau. |

C’est la nature qui a formé les espèces , c'est la puissance de l'Homme et linfluence des agens physiques qui a produit les variétés. Les surfaces seules peuvent être modifiées ; la base même de l'organisaon est invariable, les élémens la respectent. Mille circonstances établissent des variétés parmi les Animaux : la principale est sans aucun doute le climat, et sous ce nom il faut entendre la différence de l'air , des lieux et de la température, la nature du sol et de ses productions. C’est premièrement le

climat qui fixe la station des Animaux et qui aoit

sur eux pour les modifier; c'est ensuite le genre de nourriture, et par conséquent c'est encore le climat. Si les mêmes Animaux accompagnent partout les mêmes Viefanx, c'est que tous exigent desemblables influences , C'est qu'ils se prêtent de mutuels secours.-'Tels Animaux sont liés à telles Plantes, comme telles Plantes à tel sol et à tel climat : c 1 une des plus belles harmonies de la nature.

Les mêmes espèces d'Animaux ne se retrouvent jamais parfaitement semblables dans les lieux trèséloignés : 1l existe en Afrique et en Amérique des

[29 ) espèces analogues à celles d'Europe , mais peu qui soient absolument identiques. Il est pour telle latitude, pour tel climat , certaines couleurs et cer- Lains caractères particuliers presqu'invariables : l’entomologiste Latreille distingue au premier coup- . d'œil quelle est la patrie de l’Insecte qu'on lui sou- . met ; Linné indiquait aussi la physionomie des Végétaux d’après le lieu du monde qui les avait vu naître.

Les Animaux ne sont nulle part plus nombreux ni mieux développés qu'aux lieux tempérés , qu’arrosent de grands fleuves, et que recouvre, en les embellissant , une végétation riche et variée ; mais dans les régions glacées, la végétalion-se ralentit et les Animaux languissent. La vie est , en quelque sorte , limitée au centre de la terre, elle fuit les pôles. L'Homme seul habite presque indistinctement dans tous les climats , mais il varie dans chacun : il est le seul être véritablement cosmopolite. Il est vrai qu'il traine à sa suite quelques Animaux et quelques Plantes, que son industrie et son travail a su acclimater en tous lieux. C’est surtout par ces fidèles compagnons, par ces dociles esclaves de l'Homme , qu'on peut le mieux juger de son irrésistible puissance , de cette puissance qui'a produit plus de diversité entre les individus de certaines espèces , que la nature n’en avait mis primitivement entre ces espèces et celles qui les touchent de plus près. Il y a certes plus de différence entre les nombreuses variétés de l'espèce du Chien,

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