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y avoir entre Île tympan, des nerfs olfactifs et dés poumons ; cependant ces rapports sont réels. Il en existe d’analogues entre tous les organes et toutes les fonctions : «les agens respiratoires circonscrits nécessitent un cœur qui puisse y verser et y puiser du sang. Avec un cerveau il faut des nerfs qui l’avertissent , des muscles qui lui obéissent. Une matrice suppose des mamelles , un ombilic , un canal artériel ; et l’un de ces organes ou de ces caractères suffit pour attester l’existence de tous les autres.
Il est aisé d'apprécier les motifs de ces coexistences; mais 1l en est d’autres dont le but est beaucoup moins évident. On ignore, par exemple, pourquoi l’on retrouve un foie partout où il existe un cœur; pourquoi les Animaux privés de dents canines sont les seuls Animaux pourvus de cornes ; pourquot les Insectes orthoptères, Animaux herbivores et sauteurs, ont le front couvert d’une large plaque. Au reste, peu importe que l’on concoive l’enchainement de tous ces faits , l'essentiel est d'en avoir saisi la simultanéité.
On conçoit que les diverses circonstances de la vie doivent solliciter des changemens dans ses asens et ses phénomènes, dans les facultés et les fonctions. Un Animal qui vit et qui respire dans l’eau , ne sent, ne se meut ni ne se reproduit comme l’Animal qui respire de Pair pur : là où 1l existe des branchies , on peut assurer qu'il y a génération ovipare , circulation incomplète , absence de la voix , imperfection des organes de l’ouïe
Subordination ou coexistence des organes.
Classification des Animaux.
et de l'odorat; mais avec des poumons , lous ces rapports changent. Même remarque à l'égard des alimens : l'Animal carnivore a de la force et du courage , un estomac étroit , des intestins courts, des formes grêles. Les Herbivores sont d'ordinaire doux et timides , lents à agir, paresseux et inhabiles à se défendre , leurs intestins sont spacieux, leurs formes plus ou moins massives.
Les rapports harmoniques sont tels entre les divers organes, qu'on peut juger de toute l’organisation par une partie très-limitée du corps. La considération d'un pied, d'une mächoire, d'une phalange (Duméril ) ; d'une simple apophyse, a quelquefois suffi pour révéler à d’habiles anatomistes la structure entière de l’Animal le moins connu. C’est ainsi que M. Cuvier a, pour ainsi dire, rappelé à la vie des Animaux dont la race avait été anéantie , et dont l'existence même était un mystère.
Lorsqu'on a essayé de distribuer les Animaux par tribus et par classes , on a dü, pour rendre ces divisions plus naturelles, faire choix des organes Jes moins variables, de ceux dont l'influenc est la plus manifeste. En botanique on avait donné la préférence aux organes de la fructification ; en z00logie on a choisi les nerfs et leurs dépendances, après avoir vainement essayé ides formes extérieu- : res. Ces méthodes ou ces systèmes de deux sciences voisines se ressemblent principalement par leurs défauts; car s'il est des Plantes sans fleurs vi-
sibles , 1l est des Animaux sans nerfs appréciables ; de sorte que sans égard pour les préceptes.
d'Aristote , les principales divisions des corps organisés reposent sur des caractères négatifs.
Quoi qu'il en soit , c'est le célèbre Lamarck qui le premier distingua les Animaux d’après leurs nerfs et leur squelette, sous les noms de ’ertébrés et d’Znvertébrés. M. Cuvier sentit combien cette division fondamentale, toute ingénieuse qu'elle était, offrait encore d'imperfection, combien surtout les deux séries qu'elle établit se trouvaient disproportionnées ; et il essaya de répartir plus ésalement le règne animal, eu le distribuant, d’après la considération des nerfs et des fonctions principales, en quatre grands embranchemens que voici :