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rieur et oïfrant en arrière un prolongement considéräble, de forme triangulaire. Mais de tels exemples sont rares et l'augmentation de volume du lobe droit est le plus souvent produite par l’adjonction de lobes accessoires. On a alors affaire à des foies lobulés.
b) Augmentation portant sur le lobe gauche. — La remarque précédente est de tout point applicable au lobe gauche. Cependant ici encore, on peut observer une hypertrophie non accompagnée de lobulation. Dans ces cas, on constate : soit une augmentation du diamètre antéro-postérieur par suite de la présence selon ce diamètre d’un prolongement de la substance hépatique qui modifié ainsi plus ou moins profondément l'aspect et les dimensions du bord postérieur de l'organe; soit encore, ainsi que le figure Meckel (obs. XV) et que j'en ai observé moi-même un cas (obs. XIIT), une augmentation du diamètre transversal avec intégrité dans une certaine étendue, ou diminution dès l’origine du lobe gauche, des dimensions de son diamètre antéro-postérieur. Le lobe gauche prend done de la sorte une forme grossière rement rectangulaire. Cette disposition est du reste fort rare.
e) Augmentation portant sur le lobe de Spiegel. — L’atrophie de ce lobe. est, nous l'avons vu, EXCep— tionnelle. Il est moins rare de rencontrer l’éminence porte postérieure avec des dimensions supérieures à la normale. Dans ces conditions, deux dispositions peuvent être constatées : ou bien lhypertrophie portant sur le lobe tout entier ; ou bien la présence sur ce lobe, soit d’un prolongemett postérieur, soit d’un
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LARG petit lobule arrondi et implanté vers le centre ou le bord antérieur.
Dans la première: variété, l'augmentation de volume entraîne certaines modifications dans les rapports de cette partie du foie : le sillon transverse est rétréci dans le sens antéro-postérieur par le prolongement qui le Surplomble ; le sillon occupé par. le canal d’Aranzi est en partie comblé ; enfin, la veine cave inférieure est recouverte par le parenchyme de l’éminence porte postérieure,
La seconde variété ne modifie que très peu les rapports ordinaires du lobe. Gelui-ei détache seulement de son angle postérieur gauche une languette fusiforme longue de 1 centimètres à 3 centimètres, d’une larseur de 5 à 15 millimètres. Ce prolongement se dirige obliquement en arrière et à gauche recouvrant en sautoir le canal d’Arantius. Une telle disposition ne se rencontre pas fréquemment; je lai notée deux fois seulement: la première sur un sujet de 30 ans, la seconde sur un enfant de 35 jours. Dans ce dernier cas, les dimensions étaient les suivantes : Iongueur — 10 millim. ; largeur — 3 millim. ; épaisseur — ? millim. Quant à l'hypertrophie totale, nettement caractérisée, je ne l'ai rencontrée également que deux fois. On voit souvent la portion antérieure du lobe, celle qui surplombe le sillon transversal, plus développée que de coutume; mais cette légère différence ne suffit pas à constituer une véritable anomalie. Enfin, J'ai noté dans un cas où il°v avait, en outre, une atrophie considérable du lobe carré, la présence sur le lobe de Spiegel d’une petite masse
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discoïde de tissu hépatique de la dimension d’une pièce de 20 centimes et adhérant au lobe de Spiegel par un pédicule de 1 millim. de largeur sur 3 millim. de longueur. Une disposition semblable est l'eprésentée par Meckel (Tab. An. Path.). Elle accompagne une hypertrophie essentielle de la portion postérieure du lobe droit (v. obs. XVII.
d) Augimentation poriant sur le lobe carré. —
Cette variété, de toutes la plus fréquente, est constituée, dans la grande majorité des cas, par l’adjonction à l’éminence antérieure d’un lobule accessoire de forme et de dimensions très variables, plus ou moins pédiculisé ; tous les intermédiaires peuvent se rencontrer,. depuis la simple indication par un sillon quelquefois assez superficiel d’un commentement de lobulation, jusqu’à la présence d’un lobule quelquefois assez volumineux et nettement accusé. Je relève dons mes notes seize cas sur deux cents observations ; trois fois seulement il s’agit du lobule nettement pédiculé, ovoïde ou discoïde. Dans les autres, c’est où bien un petit prolongement triangulaire de 10 à 15 millimètres de longueur rattaché par sa base au lobe’ carré ; ou’ encore une sorte de lobule analogue à une écaille que lon aurait en partie détachée, mais adhérant encore par une large ligne d'insertion au parenchyme hépatique.
Toutes les modifications que j'ai étudiées jusqu'ici peuvent se rencontrer isolément; mais elles peuvent aussi s'associer, se combiner, donnant ainsi naissance à un nombre considérable de cas particuliers sur lesquels on ne saurait insister.
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ge variété. — Modifications dans la forme du viscère, sans augmentation sensible de son volume È ‘ Nous arrivons maintenant, après avoir successivement décrit des modifications en quelque sorte simples, à des anomalies beaucoup plus complexes, mais qui sont, sans contredit, parmi 1es pius intéressantes que puisse présenter la glande hépatique. Cette classe comprend en effet deux grandes variétés en apparence voisines : les foies incisés et les foies lobulés. Les premiers caractérisés par la présence de sillons généralement rectilignes et ne déterminant pas duns le parenchyme glandulaire la formation de lobes ou de lobules ; les autres, au contraire, présentant cette particularité d’être divisés en lobes par des scissures dont là direction et la profondeur ne sont soumises à aucune règle fixe. ForE INcisé. — 11 est assez fréquent de rencontrer (cela se voit surtout à la facé inférieure et plus particulièrement sur le lobe droit) sillonnant le parenchyme hépatique d’une façon irrégulière, des ineisures d'ordinaire peu profondes, rectilignes ou en croissant, et fort variables dans leurs dimensions qui oscillent entre quelques millimètres et quelques centimètres. Tantôt elles naissent et se terminent loin des bords de l'organe : quelquefois elles arrivent Jusqu'à les atteindre par une de leurs extrémités; enfin, dans quelques cas plus rares, elles unissent entre elles deux portions plus ou moins éloignées de l’un des bords (généralement alors le bord tranchant). Ce sont là des modifications fort légères de la forme du viscère. Je ne m'y arrêterai
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pis davantage et passerai de suite à une autre variété bien autrement intéressante du foie incisé, intéressante à la fois et par les modifications — presque toujours semblables — qu’elle présente, et par les divergences que soulève l’interprétation d’une disposition si spéciale et si caractéristique. Voici sous quelle forme se présente cette variété de foie. incisé. Dans la très grande majorité ües cas (je ne relève qu'une exception puisée dans les Tab. anat. pathol. de Meckel) les modifications portent sur le. lobe droit à sa partie postérieure. Elles consistent en la production de sillons rectilignes assez profonds, parallèles entre eux et au bord droit du viscère, distants les uns des autres de deux à cinq centimètres en moyenne. Leur longueur est variable, mais va dordinaire en décroissant soit de gauche à droite, soit de droite à gauche, de sorte que le sillon chef de file est celui qui offre, tant en hauteur qu’en profondeur, les dimensions les plus considérables, Dans quelques cas, on ne rencontre qu'un sillon isolé : mais le fait est rare et presque toujours il y a au moins deux sillons. Le nombre de ceux-ci peut d'ailleurs être bien plus grand et s'élever (cas de Meckel, loc. cit., et obs. XV) jusqu’à neuf. Sur les six cas que j'ai observés, j'ai noté : une seule fois un sillon, quatre fois deux, une fois trois. D'autre part, Caryophyllis (Bull. Soc. Amat. de Paris, mars 4889, p. 203, v. obs. 1) donne la description d’un foie présentant quatre sillons, et Michaut (ibid., janvier 1888, p. 10) d’un viscère en offrant cinq (v. obs. ID. Quant à la situation du
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L'opinion de Zahn est de beaucoup la plus satisfaisante et la mieux étayée. L'auteur ayant remarqué que, onze fois sur douze, les sillons diaphragmatiques coïneident avec des affections des voies respiratoires, le plus souvent chroniques, rapporte à leur influence la production de ces sillons. C’est là, évidemment, une interprétation heureuse; applicable à la grande majorité des cas; cependant, au cours des nécropsies qu'on pratique chaque jour, nombreux sont les sujets chez lesquels une altération même profonde de la plèvre ayant occasionné des adhérences parfois généralisées, ne retentit nullement sur la glande hépatique. J'ai notamment été frappé de ce fait dans deux cas très démonstratifs : l’un de pleurésie droite (homme de 57 ans); l’autre de pneumonie droite avec ancienne pleurésie du même côté (homme, 36 ans); les deux feuillets de la séreuse respiratoire, profondément modifiés par une inflammation de longue durée, étaient adhérents dans presque toute leur étendue, sans que le foie présentât la moindre dépression. Maïs ces faits ne sauraient infirmer la théorie de Zahn ; on doit simplement admettre que, à côté de l'influence parfaitement démontrée des affections chroniques des voies respiratoires sur la production des sillons diaphragmatiques, il y a place pour d’autres causes, étrangères toutefois — je l'ai prouvé plus haut — aux pressions venues de l'extérieur (hypothèse acceptée par Séglas), causes dont il est malaisé pour
le moment tout au moins, d’élucider la nature.
Foie MuLTILOBÉ. — Les anomalies de ce genre, nettement caractérisées, comptent parmi les plus cu rieuses et aussi les plus rares de toutes celles que l'on peut constater sur le foie. Les modifications apportées à l'aspect extérieur du viscère par les incisures et les sillons nouveaux qui en remanient profondément le parenchyme, les déplacements parfois très marqués que subissent de ce chef les vaisseaux et les voies d’excrétion, enfin la variabilité extrême qui semble présider à la genèse des scissures interlobaires accessoires, donnent à cette anomalie un caractère tout spécial et contribuent à en faire une des plus intéressantes de PAnatomie descriptive.
Je viens de dire qu’une telle disposition est rare. Cependant, à ne considérer les choses que d’une facon superficielle, cette opinion paraît excessive, et il semblerait que les foies multilobés ou plurilobulés se rencontrent assez fréquemment : erreur absolue, qui provient de ce que l’on fait entrer dans cette catégorie des organes qui ont subi une altération pathologique, ou encore sur lesquels une compression partielle et prolongée a déterminé la formation de lobes secondaires. J'ai relevé dans les bulletins de la Société anatomique de Paris, deux exemples de ce dernier mécanisme : dans l’un, c’était le côlon, dans l'autre la crête iliaque qui, déprimant le parenchyme hépatique, avaient ainsi produit un pseudo-lobe accessoire. D’autre part, ïl ne faut pas oublier que l’hépatite syphilitique diffuse
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imprime au viscère qu’elle atteint des modifications telles qu’il arrive à présenter une disposition lobulée des plus manifestes (disposition n’ayant évidemment rien à voir avec la lobulation vraie qui est congénilale) ; et cette ressemblance se poursuit d’une manière si parfaite qu'un esprit prévenu seul peut éviter lerreur. Un caractère essentiel, mais qui toutefois veut être cherché, dénonce cependant l’origine et la nature des altérations : c’est l’état de la séreuse au niveau des sillons et'aussi l’aspect propre de la glande. Le péritoine présente de fines adhérences unissant les parois des scissures. La capsule qu'il recouvre est blanche, épaissie, dure à la coupe ; enfin le parenchyme hépatique est parcouru par des trainées jaunâtres, réticulées, formées de tissu fibreux. :
Si donc on fait abstraction de-tous les cas de ce genre, la littérature anatomique apparait vraiment pauvre en foies multilobés. Jen ai recueilli onze cas, auxquels j'ajouterai les deux que j'ai, observés (1). Ces treize faits peuvent être rangés en trois catégories. Dans la première, les lobes surnuméraires n’ont avec le tissu hépatique que des con- . nexions membraneuses et vasculaires : Meckel (obs. XIV), Cruveilhier (obs. L), Laget (obs. XX KIIT); dans la seconde, ils conservent un pédicule plus ou moins étroit, mais formé de tissu hépatique ; Grenet (obs. V), Alezais et Arnaud (obs. II), Meckel (obs. XXVI et XXVID, Yvon (obs. VID), Tscher-
(1) Obs. XXXVI et XXXVI.