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rait appeler l'autonomie des grandes voies d’excrétion de la bile, qui, si elles sont influencées, il est vrai, par les grands remaniements du parenchyme hépatique, peuvent aussi être modifiées dans leur sphère spéciale, sans que l’organe qui les supporte ait subi lui-même de bien notables changements ; cette considération trouve sa preuve éclatante dans les cas étudiés plus loin d'anomalies biliaires sur un viscère d'ailleurs parfaitement normal (V. page 50).
L'on doit envisager successivement deux séries de faits: 1° les voies biliaires sont en place, 2? elles
sont en ectople.
$ I. — Les voies biliaires ont conservé leur situation normale
La vésicule, son canal, le conduit hépatique, le cholédoque enfin sont autant d'éléments sur lesquels pourront porter les variations ; et celles-ci se présenteront sous les différents aspects suivants : absence partielle, augmentation, changements de forme. De telles. dispositions semblent toutefois être rarement réalisées : il est bien plus fréquent en effet, de rehcontrer sur des foies anormaux les voies d’excrétion, dans une longueur plus où moins considérable, touchées elles aussi par l’anomalie. Cependant dans leurs deux observations, Grenet (1) et Yvon () ont constaté que la vésicule était rattachée à la glande par un repli péritonéal, véritable mésocyste.
(1) Bull, Soc. Anat. mai 1895, p. 442, V.! obs. V. (2) Ibid. novembre 1878, p. 497, V. obs. VIL ;
ACL. 4
AT S II. — Les voies biliaires sont en ectopie
Je range sous ce chef tous les cas d’ectopie partielle où générale, faible ou considérable.
-Il esf évident que, quand la masse hépatique «qui seule est leur soutien », se trouve déplacée, les voies d’excrétion, intimément rattachées au viscère, subissent dans leurs rapports des modifications qui n’ont d'autre limite que celle de l’ectopie de la glande elle-même. Aussi tous les cas de foie mobile serontils forcément accompagnés d’une disposition anormale des voies biliaires, disposition éminemment variable, spéciale à chacun d’eux, et dont on ne saurait par conséquent donner une description générale. Mais il n’est pas nécessaire que le foie soit déplacé pour que l'ectopie biliaire se présente : car, si ce dernier état n’est pas le complément obligé des malformations hépatiques, il n’en est pas moins très
fréquemment leur satellite. On observe tantôt, dans
le foie cordiforme par exemple, (voy. obs. IX) un
déplacement latéral de 14 vésicule qui se trouve
reportée à gauche en totalité, d’où modification de l’'H de Meckel ; d’autres fois, le réservoir biliaire subit un véritable renversement dans ses rapports : on voit alors se produire une anomalie vraiment exceptionnelle et d’un très haut intérêt, à savoir la présence de l'organe sur la face supérieure du foie. Les faits de ce genre sont tellement rares que je m’arrêterai quelque peu à leur description.
La présence à la face convexe du foie d’une partie plus où moins considérable de la vésicule me paraît
intimément liée à la division de la glande en lobes
secondaires. Le seul cas | publié d’ailleurs de cette anomalie (*), et qui porte sur un foie dont le paren-
chyme n’a pas été profondément remanié par une
lobulation sérieuse, ce cas, dis-je, appartient à mon
avis à l'anatomie pathologique et non à l'anatomie.
descriptive. Je ne crois pas en effet, que l'on puisse classer dans là catégorie que j'étudie et qui ne doit comprendré que des types parfaitement stables, une disposition sinon fugace, dn moins essentiellement
mobile et manifestement créée par un état pathologique. ‘Nous lisons, en effet, dans cette observation fort intéressante d’ailleurs, que la vésicule : contient
trois calculs du volume d’une noisette. Or, on sait les modifications ‘profondes qui accompagnent la lithiase cholécystique, affection qui peut même provo-
quer — je le prouverai plus loin — la formation de , diverticules par cloisonnement transversal du réser- |
vd
voir biliaire. De plus — et j'attribue à ce fait un. caractère de premier 0 ordre — le péritoine n’applique nullement la vésicule dans la dépression légère qui la reçoit. On peut, saisissant l'organe par son fond
« le renverser en dedans et en bas: la fosse apparaît
alors parfaitement régulière... » Or, chez l’homme, la vésicule biliaire est toujours solidement reliée au foie par la séreuse, directement dans l’immense majo-
rité des cas, et exceptionnellement, par un mésocyste. Quant à la présence sur la facé antérieure d’une incisure déterminant un commencement de
(1) Griffon. pote de la vésicule biliaire, in Bull. Soc. Anat. novembre 1894. | AN Voy. obs, XLNT. |