ASPECT CLINIQUE D'UN CAVUM INFECTÉ
Il est d’abord à noter que ceite rhino-pharyngite du nourrisson peut atteindre l’enfant en n’importe quelle saison, à n'importe quel âge : aussi bien à quelques semaines qu’à 2 ans. Cette rhino-pharyngite peut se présenter sous deux formes.
Parfois, elle se manifeste d’une façon aiguë qui attirera l’attention. Ceci se voit surtout chez l’enfant bien constitué. C’est alors que l’on pourra noter quelques symptômes qui orienteront le diagnostic vers celui de rhino-pharyngite.
L'enfant est gêné pour respirer, sa respiration est bruyante, rapide. Il lâche souvent son biberon pour respirer.
Son nez secrète soit à l’extérieur par 1 ou 2 narines, soit sur la paroi postérieure du pharynx, la région pharyngée irritée, il se produit une toux quinteuse,
souvent émétisante.
« Mais tous ces symptômes sont parfois discrets. La résorption toxique ou la déglutition du pus retentis-
sent sur l’état général du nourrisson. L'enfant ayant du mal à téter, ne tarde pas à perdre du poids ou simplement à rester stationnaire ; il devient rapidement anorexique. Les vomissements peuvent apparaître, la diarrhée également, tous ces éléments entraînent l’amaigrissement et l’anémie. La température plus ou moins élevée accompagne cette poussée d’adénoïdite. Ce peut-être soit une fièvre régulière qui dure ainsi que le montre notre observation n° 20, pendant des semaines, soit une fièvre procédant par poussées de 4 à 5 jours, séparées par 4 à 5 jours d'améliorations ainsi que le montre notre observation n° 1. »
Ainsi se présente la rhino-pharyngite aiguë que l’on rencontre chez le nourrisson.
Mais, malheureusement, il est plus fréquent de rencontrer une pharyngite latente, où l’infection est discrète. Peu de choses attirent l’attention sur le cavum. Ce n’est plus souvent que par une de ces complications immédiates de l'infection que l’on pense au cavum.
Ce sont parfois, à distance, des troubles auriculaires, pulmonaires, gastro-intestinaux qui attirent l’attention.
Les signes locaux sont à peu près nuls : pas d’obstruction nasale, pas d’écoulement nasal.
Parfois un peu de rougeur de la gorge.
Bref, rien ne permet de penser au cavum de prime abord, et pourtant le point de départ du fléchissement de l’état général, des complications auriculaires,
digestives et pulmonaires est là : il faut traiter la