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és uns, s de la our cet dona- : on y ersion 8 résidation euvres, rilège
envers des biens dédiés à Dieu.—Nous avons vu ces biens employés à une foule d'œuvres nécessaires, icsuffisants même nour ces œuvres. Îl est donc impossible de les féire servir à la Province. Collège, écoles, mission de Sauvages, hôpitaux, pauvres, paroisse, tout reclameroit contre un usage de ces biens qui feroit tomber tout-à-coup des œuvres si importantes au bien public.—-[l ÿ a plus, c'est que ces biens, dans les mains du Gouvernement, n’auroient pas les mêmes avantages ; parceque le gouvernement dépenseroit plus, qu'il suivroit moins les détails, qu’ii connoitroit moins les besoins; c. a. d, que la Province en seroit moins aidée, et qu'il
auroit en outre, le mal très grand de dépouiller d’antiques possesseurs.—Qu’on nous permette de le dire; il en seroit de ces biens, comme de ceux des Monastères sous Henri VITE et ses successeurs. On représentoit, pour éblouir le peuple, que par le moyen de ces richesses eulevées aux Moines, on pourroit entretenir une armée, qu’il ne seroit plus nécessaire d'imposer des Rs et l’on distribua une partie de ces terres aux Seigneurs et à la Nobiesse. (Relation de Dugdale, dans la conversion de l’Angleterre, p. 278.) Le Roi fut accablé de dettes, et les revenus de la Couronne en diminuerent sensiblement. (p. 312). ‘ Et “ ce qui est à remarquer, dit Dugdale p. 280, c’est “ que tant que les Monastères subsisterent, on ne “ fit aucun acte, en faveur des pauvres, qui trou- # voient dans les aumônes qu’on y distribuoit, de + quoi subsister ; au lieu que sous Elizabeth, on “ porta, dans une année, jusqu’à onze bills, sur ce # sujet, dans la Chambre des Communes.” Cette charge s’est accrue depuis, d’une manière effrayante. C’est ainsi que les biens Ecclésiastiques enrichissent les Royaumes. Charlemagne disoit qu’ils étoient la ruine des Rois et des Empires. Charles-quint disoit de Henri VIE: il a tué l’oie qui
lui pendoit tous les jours un œuf d'or.—LaFrance vient d'en fournir un terrible exemple : Elle,a pillé tous les , biens Ecclésiastiques, et elle est: écrasée sous une dette incomparablement plus énorme que jamais, et sans avoir la ressource inépuisable qué lui offroit sans cesse l’opulence de PÉglise Gallicane, qui.est au contraire devenue elle-même uns charge pesante. pour le trésor public.--Natlons
as chercher ailieura des exemples :. les biens des pr ont été enlevés à la religion Catholique, à l’éducation de ses enfants, aux missions des Sauvages, pour lesquels ils avoient été donnés. : Quel avantage en a retiré la Province? Le Gouvernement ne nous a pas éclairé sur leur administration; il ne nous a pas détrompés sur le bruit. public, qu’une grande partie de ces revenus avoit: servi à la réparation de PEglise Aaglicane ; :et il naroit que, s'ils avoient servi aux biens du pays, le:Parlement Provincial en auroit vu quelque trace dans les comptes publics, Quoiqu'il en:soit, sa he a-montré sa Justice, eu révoquant le don qu'elle en avoit fait au conquérant du Canada, et en les re servant pour le bien de la Province à laquelle ils avoient été donnés. Un pas de plus, la justice étoit complette, la fondation pleinement accom-
lie. Il falloit les rendre à la Province, mais à l'Eglise Catholique de la Province, pour laquelle ils avoient été fondés. Le Gouvernement semble en avoir déjà consacré une partie à cette église, par les pensions des Missionaires des Sauvages: Le principe est établi, l’équité et la noblesse du Prince acheveront le reste.
Finissons cet article par la sage réflexion d’un auteur trés conou, Bergier:. -(Dict. Théol. mat Bénéfice, à la. fin). “ Toutes les fois que les biens “ Ecclésiastiques ont été pillés, l’état et les peus ‘ ples n’ont jamais profité en rien de cette dé- “ pouille, Elle a toujoursété la proïe des Grands,
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Le Prince
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# Oncomménce toujours cétie opération par dress “ ser des projets et des. plans sublimes ; lorsque “ les parts sont faites, chacun garde celle dont if ‘ s’est emparé, et les vues politiques. s’en vont “ en fumée) , On la vu au neuvième siècle, en “ France; au seiziôme, dans les pays du Nord et
“ en‘ Angleterre; de. nos jours; en Pologne, ea
4 Allemagne. ei ailleurs.” |
- Îlest donc clair que.ces biens ne serviroient pas à la Province ; pas plus-que l’envahissement des biens Ecclésiastiques n'a servi aux. différents états; pas ire que la suppression des Monastères n’a servi à Angleterre; pas plus de l'extinction des Jésuites n’a servi au Canada. core mains serviroient:ils à la Province, des Biens qui : ant une; autre destis pation, par la volenté des donrateurs; des Biens appliqués à des œuvres essentielies qu'on ne peut abandonner, et qu’on ne peut conserver s'ils sont employés pour la Province, |
LA COURONNE N’A AUCUN DROIT AUX BIENS bY SEMINAIRE.
Mais quand on voit si peu d'intérêt public, pour quoi répétert-on sans cesse le droit de la Cou: ronne?. Quel.est-ildonc çe titre taut vanté?.: Le Gouvernement. a-t-il acquis ces biens? (C’est au contraire St, Sulpice qui, les. reçut pour les dettes de: la Seigneurie. Le. Gouvernement, at-il défriché ces terves? Pas.un seul arpent ;, c’est encote St. Sulpice qui l’a fait: . Ast-il peuplé la celopie” C’est St. Sulpice qui envoya un grand nom bre d'habitants sages et industrieux. A-t-1 cultivé cette:île? : C’est St, Sulpice qui a cultivé, fait cultiver, en donnant; encourageant,. ménageant les vassaux. Le: Gouvernement a-t-il couru des dangers. pour établir ce pays?. :Nen; c'est St
5 “abri
Sulpice qui s’est exposé à la rage des froquois, qui a vu égorger ses prêtres et ses enfants.—Quel est donc le titre du Gouvernement? C’est un droit d’Aubaine : titre dont toutes les nations reconnoissent aujourd’hui l’inhumanité, (Petit, IE. p. 433) — droit haineux, dit Bouthilier, dans son vieux stile droit souverainement nul sur des ‘biens tenant à des œuvres sur les lieux, qui n’appartiennent ja: mais aux étrangers, mais aux habitants de ces lieux—droit souverainement nul sur des biens don: nés pour la fondation du Séminaire de Montréal qui ne fut jamais étranger. Et quand il seroit réel, droit manifestement odieux, exercé sur les enfants des étrangers, sur les Ecclésiastiques du Séminaire de Montréal, enfants de St. Sulpice, sujets du Roi, qui ont eux-mêmes ‘créé cette colonie au prix de tant de travaux, de frais et de dangers.—Si l’on dit que ce ne sont pas les Sulpiciens du jour qui ont fondé; le Corps est toujours le mème; et ceux d’aujourd’hui sont les enfants de ceux qui ont fondé, qui ont acquis, qui ont défriché, qui ont peuplé l’île, Et l’on ne voudroit pas que les enfans receuillissent les fruits des trésors, des sueurs, du sang de leurs pères? Etun droit équivoque, nul, odieux, le droit d’Aubaire, seroit préféré à une succession si juste et si honorable? Ne nous étonnons pas que la Couronne ait passé soixante ans, sans réclamer un pareil droit, dont sa noblesse la feroit rougir.
Comment en effet dépouiller un corps qui a rene du tant de seryices à ce pays; qui a défriché cette île, et fondé Montréal, une des villes les plus opulentes de l'Amérique; qui a soutenu ce pays r les aumôûnes les plus abondantes, surtout dans Le premiers temps de l'établissement ; qui a formé une multitude d'élèves dans les lettres et dans les sciences ; qui n’a cessé d’édifier la Colonie par la piété de ses Prâôtres, sans qu'il soit jamais, dans
quois, qui Quel est un droit econnois- ), 433) — eux stile tenant à nent ja»
s de ces iens don:
Montréal il seroit é sur les tiques du Sulpice, cette coais et de les Sulpi- | toujours s enfants qui ont voudroit des tré- ? Etun Aubaire,
si hono-
défriché les plus
et dans nie par is, dans
l'espace de 180 ans, sorti un scandale de son sein: qui a constamment maintenu les principes reli gieux et les bonnes mœurs, dans l’île de Montréal et les Paroisses desservies par St, Sulpice; qui a converti des nations Sauvages, et en a formé des Chrétiennetés édifiantes ; qui a encouragé la fidélité des peuples envers leurs Souverains ; qui, sous l'autorité des Evêques, a toujours et si sagement gouverné une grande partie de cet immense diocêse? La récompense de tant de services seroit, (nous n’osons le croire,) l’anéantissement ?
Sans parler des serviccs anciens, combien n’en ont pas rendus au Gouvernement les Sulpiciens qui habitent cette maison ? C’est avec les efforts les plus soutenus qu’ils ont éloigné de cette contrée les principes jacobins, et par leur conduite, et par leurs conversations, et par leurs sermons, et par tant d'ouvrages qu’ils ont répandus ; et dans le . bouleversement de l’Europe et de l'Amérique, cette Colonie est restée en paix et soumise! Dans la derniere guerre, ils ont excité l'enthousiasme par des D éRin des fêtes, des prières publiques.
En envoyant un de leurs Prêtres, ils ont arrêté la Milice prête à se débander sur les frontières. Dans l'invasion subite des Américains, ils ont, dans quelques heures, fait marcher toute l’île de Montréal, et par cet exemple, décidé la levée en masse ; et dans cette crise, on vit leur collège envoyer à l’armée tous ses serviteurs, et se servir lui. même. Aussi le Général Prévost disoit de cette maison : elle me vaut vingt mille hommes. Si la spoliation étoit le payement de tant de services, qui voudroit désormais servir le Gouvernement ?
Il se biesseroit lui-même en se privant de pareils serviteurs, qui ont montré et conservent encore une si grande influence pour les intérêts du Roi ; influence que leur donne le Sacerdoce, sur les Caiüoliques; la qualité de Pasteur, sur leur
troupetu ; une conduite irréprochable, sur les libers de
tins mêmes ; le nom de Maître, sur un grand nome el
bre d'élèves; le titre de Seigneur, sut les Vassaux ; ai
la fortune, sur les Pauvres qu'ils soulagent; les lia
connoissances et les talents, sur presque tous les d’
hommes : ët la considération antique d’une maison ne
toujours respectée, sut toute la Province. Com- to | ment le Gouvernement se priveroit-il d’une maison en
toute pleine de moyens pour le servir, et du zèle
le plus éprouvé ; d'une maison qui maintient evet de
tant d’autorité, les mœurs, l’ordre, tes principes, la les
religion, tous les garants de la fidélné des peuples ? .
DE QUEL ŒIL LES CANADIENS VERROÔIENT-IL# al
L’ENLEVEMENT DES BIENS DÜ, SÉMINAIRE ? À il
im
Quand tout porte à conserver le Séminaire, dé 80 vel œil seroit vue sa destruction ? On n'y verroit ses de la part d’un Gouvernement Protestant, qu'un rie