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de l’Angletetre aux Prêtres François disparoitront ; elle semblera reprendre ici le pain qu'elle donna ailleurs. On verra qu’elle suit le système de spoliation contre les Eglises de France, d'Allemagne, d'Italie; exécuté par l’impiété jacobine. Non, il ne sera pas dit que l’Angleterre qui a tant servi à tout rétablir, perdra le mérite de tant de gloire, en dépouillant et détruisant en Canada.
Mais ce peuple religieux, quelle sera sa douleur de se voir ravir ses p us chers établissements, de les voir tous menacés? Que le Gouvernement crée des établissements Protestants, que le 7e des terres de la Couronne leur prépare une si grande existance, le peuple ne s’en plaint pas. Que, lorsque les Protestants se fortifient par les dons du Gouvernement,
il ne puisse former aucun établissement de quelqu’-
importance, dans une population si croissante, il le souffre avec patience. Mais qu’on lui enlève tous ses établissements anciens qui ne recevront jamais rien de la Couronne, et qui sont plus nécessaires
ue jamais; non, il n’est pes poil qu’il le voye dr œil tranquille. Quelle défiance ne concevrat-il pas d’un Gouvernement qui lut a garanti sa religion par les traités, et qui détruit des Séminaires la source de ses Prêtres, et qui ruine une maison qu’il a reco”nue; et s’est engagé à protéger, et qui tromperoit ainsi des promesses solemnelles ? Quel sera le ressentiment d’un peuple, qui a si bien servi le Gouvernement, qui resta fidèle dans la défection entière de l'Amérique, et qui défendit le pays âvec tant de zèle, quand nes voisins vencient égaler la religion Catholique, à celle qui les domine ici ? Quelle arme ne fourniroit-on pas aux ennemis
du Gouvernement dans les circonstances critiques
que l'ambition de l'Amérique peut amener à tout
moment, et lorsqu'il ne seroit plus contenu par
les Pasteurs qui exercent sur lui un empire que
n’auroient pas de nouveaux venus isolés et séparés
de ce corps antique e' vénérable, Et toutes ces dispositions d’éloignement, de défiance, de mur: mure, si dans un peuple religieux, elles ne vont pas jusqu’à la révolte, s4 loyauté du moins sera
roide et comme enchainée ; et comme le disoit Tertullien des premiers Chrétieus, la masse de la Province n’aura qu'à se retirer des combats, qu’à rester dans ses foyers, et le pays, sans force, sera presqu’aussitôt conquis.—ÆEn vérité, pour quelques arpents de terre, le Gouvernement ne litrera pas ce beau, cet immense pays, et avec lui l'honneur même.—Qu’on se rappelle la conduite ancienne de l’Angleterre envers ce pays. Lord Igremont écrivoit au Gouverneur d'éviter tout ce qui pour: roit donner sur la religion dégout ef allarme aux nouveaux sujets (Rapport cité, p. 471.) Les Gouverneurs écrivoient au Secrétaire d'état : que le seul moyen sûr de gagner l'affection des Canadiens à sa Majesté, étoit de leur accorder toute liberté possible dans l'exercice de leur religion (p.474). Les instructions de sa Majesté recommandent de ne faire aucun arrangement en matière ecclésiastique, qui ne donne
leine satisfaction aux Canadiens, (p. 478). Ces idées si sages du Gouvernement envers ce pays ont acquis une force nouvelle, depuis la mA de l'Amérique, et elles sont de nature à empêcher plus que jamais les projets de spoliation contre le Séminaire de Montréai.