‹ Considérations sur les chemins de ferChapitre 27 sur 66 · LANS INCLINES DE RAINHILL ET SUTTON · texte numérisé non relu

LANS INCLINES DE RAINHILL ET SUTTON

» Nous n'avons pas compris dans cette somme le pouvoir additionnel qu'il faut compter pour passer les rampes de Rainhill. et de Sutton , qui ont une pente de 1 à 96. Nous avions d'abord pensé qu'il fallait se servir d'une machine de renfort; quelques réflexions nous montrèrent notre méprise. Malgré mon désir d^viter les calculs, et de rendre par là ce rapport obscur, il est important que ce point soit bien éclairci; j'en expliquerai le principe le plus brièvement qu'il me sera possible.

»Nous avons trouvé que la résistance de la

route et des essieux sur une ligne de niveau est

,|- du poids; la pente de Rainhill et de Sutton

étant de -,'<, , la résistance est presque double de

celle du frottement.

» D'après ces données :

» Unç tonne ou 2,24° l* vr - divisées par 1 80, don-

pi

nent pour le frottement d'une tonne 1 2 liv. 44

»2,24° divisées par 96, donnent pour la résistance delà gravité d'une tonne en montant. ........ a3 33

» Toute la résistance sur le plan

incliné de Rainhill est de 35 77

» Et la résistance de 10 tonnes f »

poids de la machine , est de. . . . 375 liv. 7

wMais le pouvoir d'une machine locomotive de io tonnes étant (note A) de 3^5 livres, il est évident qu'elle ne montera juste que son propre poids avec une vitesse de 10 milles par heure; ainsi, la puissance des machines additionnelles ne pourrait transporter de marchandises, mais seulement tirer en même temps leur propre poids. 11 faut donc, ou augmenter là force de la machine, ou diminuer la vitesse , ou employer tout autre moyen;

» L'augmentation du pouvoir des machines aurait l'inconvénient de détruire l'uniformité, la régularité du système qu'il est essentiel d'établir sur une aussi grandeligne; Il faudrait deux machines de la force de i8chevaux ( note E ) pour élever i3 tonnes de marchandises sur le plan, de* Rainhill , à raison de io milles par heure! Quoique cette disposition fût admissible pour une courte distance, ou pour une expérience qui servirait à montrer que ce service serait possible, nous ne recommanderons jamais un tel système sur un chemin qui doit réunir les divers avantages à obtenir.

» Si on réduit la vitesse à 5 milles par heure, la moitié du pouvoir des machines pourra être employée à monter les marchandises et l'es cha-

riots, l'autre moitié étant appliquée à élever la machine elle-même (note F).

• Dans ce cas, si nous supposons la machine conduisant 20 tonnes de marchandises * y compris les chariots, jusqu'au pied des plans inclinés . entre Liverpool et Manchester, à raison de 10 milles par heure, il faudrait une autre machine du même pouvoir pour monter la pente à 5 milles par heure , ou en 18 minutes ; ou si la vitesse est de 8 milles par heure, la ma* chine alors conduirait 27 tonnes de marchandises avec chariots sur la partie de niveau ( note G ) , et devrait être renforcée par une machine du même pouvoir pour monter le plan incliné avec une vitesse de 4 milles ± par h eure (rtoteG-a), et il faudrait 20 minutes pour le trajet en montant.

» Ce serait donc une faute d'employer les machines locomotives sur les -plans inclinés; quelque bon que soit ce système en lui-même, il a ses limites; nous les jugeons au-dessous d'une pente de 1 à 96 , lorsque le chemin est long et la vitesse très grande.

» Nousproposons de fournir, par des machines fixes, le supplément de pouvoir nécessaire aux machines locomotives, et d'en établir deux, chacune de 5o chevaux , au sommet des deux plans

inclinés de Mainhill : les machines locomotives . aidées par elles, monteraient les plans avec leurs charges et la vitesse exigée,

• Pour obtenir une vitesse nette de 9 milles par heure, les chariots devraient monter les plans inclinés avec une vitesse de 12 milles par heure: le mille et demi, qui est la longueur du plan,

prendrait • . * , 7 i

Et le temps pour accrocher et détacher „..'.* 2 j.

i iii

En tout 10 min.

Ou six voyages par heure, et pour 10 heures de travail , 60 voyages par jour. Le chargement .à transporter dans chaque direction, par. jour, étaqt de 3,ooo tonnes , la charge par chaque voyage serait de 5o tonnes de marchandises et chariots, ou 52 tonnes, ce qui s'accorde avec le pouvoir donné des machines (Note H).

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