‹ Considérations sur les chemins de ferChapitre 42 sur 66 · DE LA SÛRETÉ · texte numérisé non relu

DE LA SÛRETÉ

» En général les machines fixes sont beaucoup plus sûres, puisque les locomotives sont à haute pression , e^marchent avec les marchandises et

7> les voyageurs. Je n'ai trouvé aucune raison pour revenir de l'opinion que j'ai fait connaître en 1 8*4 sur les inconvéniens de mettre en bas de la machine la soupape de sûrfetô; il est nécessaire d'en placer une seconde au-dessus* qui soit visible sans être à la disposition du conducteur. Dans la dernière année, il y a eu sur la route de Darlington deux accidens qui ont coûté la vie à deux personnes, et dans les deux machines les soupapes de sûreté étaient placées au-dessous. Maintenant les machines de Darlington ont reçu de nouvelles soupapes de sûreté avec ressort qui diminuent beaucoup les dangers, et depuis ce temps il n'est pas arrivé d'accident. M. Raslrick a fixé à sa machine locomotive une soupape de sûreté avec ressort très ingénieuse, qui est hors de la main du conducteur, et qui remplira sans aucun doute le but qu'on se propose. Sur votre route l'emploi de ces soupapes est indispensable pour prévenir des accidens qui causeraient à votre entreprise lés plus grands préjudices en empêchant les voyageurs de suivre la route.

*Les accidens qui arrivent sont produits par l'incandescence des tubes bouilleurs, la sur-élévation instantanée de la vapeur qui brise la chaudière et lance les barres, l'eau chaude, les

, 7» portes du foyer, etc. Pour les prévenir dans le système locomoteur , il faut couder les tubes bouilleurs et les- prolonger dans la chaudière, d'après l'appareil de M. Hackworth, et placer le foyer à l'extrémité de la chaudière et du côté opposé au chariot de suite. Par ces dispositions ou d'autres en usage, et par une surveillance attentive des tubes , j'ai la conviction qu'il n'y aura pas de danger à craindre, soit pour les marchandises, soit pour les voyageurs ; et certainement ce n'est pas un motif pour ne pas adopter les machines locomotives, si, sous d'autres rapports, elles sont préférables.

» Toutefois on ne peut aller jusqu'à dire que des machines à haute pression ne sont pas plus dangereuses que celles à basse pression ; car, en admettant que la force de la chaudière soit proportionnée à la puissance, un défaut et une rup~ ture de cette chaudière sont aussi possibles dans un cas que dans l'autre ; mais les effets d'un accident sont plus terribles pour unehaute pression que pour une basse. L'une peut être appelée une explosion détruisant souvent tout ce qui est dans le voisinage ; l'autre se réduit généralement à déchirer la chaudière , à éteindre le feu et peutêtre à brûler le conducteur si la chambre est fermée.

• Par haute pression, j ai voulu exprimer la force de la vapeur dans les machines locomotives. Sur la roule de Brun ton à Shields les machines sont à la haute pression, mais à une pression moitié moindre de celle des machines locomotives.

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