TRANSPORT PAR CHEVAUX
* Les transports sur trois milles du chemin de fer de Brun ton à Shields se font par chevaux, dont la dépense a été estimée par M. Thompson à •££- d'un penny par tonne de marchandises et par mille, sur une ligne de niveau ; j'ai trouvé qu'elle était de ,4r d'un, penny par heure, mais avec la vitesse la plus favorable , c'est-àdire a milles et 1/2 par heure.
» La compagnie de la route de Darlingto'n paie un demi-penny par tonne de charbon et par mille pour le cheval qui le conduit et ramène la voilure; conséquemment elle paie 10 pence pour chaque tonne de charbon qui est transportée à Stock ton , à une distance de 29 milles, en comprenant le retour diuchariot vide. Les
conducteurs des machines locomotives trouvent que la dépense en charbon, huile, suif, chanvre , huile pour les chariots , et les gages de leurs aides, peut être fixée à t/4 de penny par tonne et par mille. Maintenant si on évalue les réparations et le renouvellement des machines à 1/8 d'un penny ( ainsi que le pensent les agens de la Compagnie), il y a une économie de 1/8 d'un penny par tonne et par mille, en employant les machines locomotives de préférence aux chevaux. Mais comme il paraît que les dommages causés aux bandes de fer sur la route de Darlington sont plus considérables par les machines à vapeur que la réparation du chemin pour le passage des chevaux de trait, l'emploi des chevaux serait en définitive à aussi bon marché à la compagnie que celui des machines locomotives. Nous supposons toujours , comme pour l'exemple du chemin de Brun ton, que les chevaux sont employés avec la vitesse la plus avantageuse, à raison de 2 milles et 1/2 par heure.
• À mesure que la vitesse augmente, le cheval lait de plus grands efforts musculaires, sa force de traction diminue, et la dépense de transport augmente. Si , à une vitesse de 2 milles et 1/2 paf heure, la dépense par tonne et par
mille çst de éh d'un penny , elle s'élèvera au moins à 1 penny i /3 pour une vitesse de 6 milles; et avec une vitesse de 10 milles par heure, à plus de 3 pences par tonne et par mille (note Z).
»ll ne peut pas être question sur votre ligne, où le commerce sera aussi étendu, de faire les transports avec de grandes vitesses par des chevaux, la dépense étant progressive, tandis qu'elle reste la même par tonne et par mille pour toute vitesse praticable, soit avec des machines fixes , soit avec des machines locomotives, en faisant abstraction cependant du plus grand frottement des cordes, des poulies et tambour dans le premier cas, et dans le second cas du poids même de la machine qui forme une partie de la charge. Si une machine locomotive, travaillant avec une charge entière, a fait seulement 33 milles dans un jour, et si un autre jour elle a parcouru 66 milles avec le même poids , elle aura employé deux fois plus de force pour vaincre la résistance du frottement dans le second cas que dans le. premier. Le pouvoir dépensé à chaque instant pour vaincre la résistance étant proportionnel à l'espace parcouru, la machine aura moins de force excéder* le pour transporter les marchandises.
» Lorsqu'une machine de S chevaux mène
7« 4i tonnes i/3 de marchandises avec vitesse de 3 milles et 1/2 par heure, elle ne transporte que que i3 tonnes et 1/2 avec unis vitesse de 8 milles par heure. La dépense du transport ne peut-être .proportionnelle à la diminution de la charge; cette dépense par tonne et par mille étant à 3 milles et 1/2 par heure de 3; celle à 8 milles par heure sera d environ 4-
» J'ai cru devoir entrer dans ces détails pour faire connaître les lois des deux systèmes par la vapeur et par le travail animal,