‹ Considérations sur les Chorées chroniques: des relations cliniques possibles entre la Chorée chronique et la Chorée SydenhamChapitre 3 sur 14 · SEUR R · texte numérisé non relu

SEUR R

© Chevalier 4 Re

https//archive.org/details/1A41551628 0052

Des relations de la chorés chronique et de la chorée de Sydenham, au point de vue des symptémes physiques et mentaux.

L'attention des neuropathologistes s'est portée récemment encore sur les chorées chroniques. Au dernier congrès de neurologie, à Nantes, M. le docteur Sainton présenta une remarquable étude de la question.

Il établissait une différence clinique certaine entre les chorées chroniques el la chorée de Sydenham.

Durant notre séjour à l’hospice général de St-Jacques, nous avions eu l'occasion d'observer quatre cas de chorée chronique. Nous avions élé frappés dans celle étude des relations qu'il était possible d'établir entre la chorée chronique et la chorée de Sydenham. Nous nous ellorcerons de les élablir non seulement au point de vue des symptômes physiques, mais encore des symptômes mentaux et des quelques données analomo-patho-

logiques que nous possédons actuellement sur les

chorées.

L'historique des chorées n'est plus à trailer. Remonter à Paracelse, décrire les épidémies dun XV® siècle, citer Mydenham, Rufz, pour arriver aux travaux de G. Sée, Roger, Charcot, nous parait déplacé dans notre élude. Qu'il nous suffise de dire qu'en 1850, on admettail déja‘avec G. Sée:

« Une chorée de l'enfance, curable, avee mouvements involontaires, désordoanés, troubles psychiques et parfois Lroubles sensilifs ;

« Une chorée de l'adulte et du vieillard, avec mouvements involontaires arythmiques, mais à marche conlinue el progressive. »

Funlinglon, en IS72, ajoute la nolion d'hérédilé similaire. I crée la chorée chronique, progressive, héréditaire.

Landouzy en présente les premicrs cas en France. Puis les observalions abondent. Ewalot, King, Peretli, Huber, Hoffmann, Déjerine, Klippel. Aquelques semaines de distance, en 1886, Lannois et Charcot présentent

\ à ce sujet deux opinions différentes : à :

Lannois fait de Ja chorée chronique hérédilaire une entité morbide spéciale el lui crée-une place à part dans le groupe des chorées arythmiques.

Charcot soutient qu'il ne s'agit pas d'une maladie autonome, que Fon a simplement affaire à ‘une variélé de chorée de Sydenham, que la chorée lardive, chronique, héréditaire, est Loujours la chorée.

Joffroy se rallie à l'opinion de Charcot.

AA

Roger publie des cas de chorée aiguë chez les vieil-

lards.

Huet présente des observalions de chorée chronique chez les enfants et les jeunes gens.

Les observations deviennent de plus en plus nombreuses el précisent les diverses données cliniques.

Il faut citer pour la chorée de Sydenham : Comby, Leroux, Blocq, Saquet, Stuimpel, l'école de Lyon avec Crespin, Pierre ; Massalonge, Mayer, Hausalter étudient l'éliologie; Raymond, Gadet de Gassicourt, Jakonvenko, Wollenberg, l'anatomie pathologique.

C’est pour la chorée de Huntington, Huet, Rispal, Juvaux, Greppin, Golgi, Katwsinkel, Kronthal, Lannoiïs et. Pavrot, Kéraval et Raviart, Ladame, Waschide, Lériet Wurpas, Hamilton. Les uns tenant pour la chorée chronique de Huntington, maladie autonome, les autres pour l'unité générale de la chorée.

Enfin Sainton, au dernier congrès de neurologie, précise Félat de la question : S

« Quelle place les chorées doivent-elles occuper dans la classification des maladies nerveuses, caractérisées par des mouvements anormaux? Il est un point de la question qui a été laissé dans l'ombre. C'est celui des rapports qui existent entre la chorée de Hunlington et la chorée de Sydenham. Y a-{-il entre ces de1x affections une différence dans l'aspect clinique ?

« Nous croyons que celle-ci est cerlaine ; mais lors-

qu'il s’agit de la définir, les livres se laïsent ; on parle

bien de différence dans l'âge de l'apparition ; de la

Page 1