CONCLUSIONS
On a trop longtemps admis le très peu de gravité des traumatismes crâniens chez l'enfant, due, disait-on, à la grande flexibilité des os mous, à l’absence d’irradiations des fractures de la voûte vers la base et à l’absence de gros hématomes intracrâniens pouvant déterminer une compression menaçante.
Comme conséquence, dans les cas où il n’y avait pas de fracture ouverte, ou de signes neurologiques de localisation importante, on attendait, laissant l'enfant dans le coma pendant plusieurs jours.
Nous avons vu, dans ce travail, que les fractures irradiées de la voûte à la base, les fractures isolées de la base, les hématomes extra-dure-mèriens, les hématomes sousdure-mèriens, ne sont pas aussi rares qu’on l’a dit encore il y à quelques années.
En dehors des cas où les indications opératoires sont nettement posées, il y a place pour des cas à symptomatologie fruste. L'intervention opératoire révélera souvent des lésions plus importantes que ne le faisait prévoir le tableau clinique.
Dans tous les cas, il faut intervenir immédiatement s’il existe une fracture ouverte ou des signes neurologiques importants, qui indiquent, d’une facon certaine, l’existence de grosses lésions cérébrales: dans les 36 ou 48 heures, 51
le coma persiste et que le pouls reste accéléré, et sans tarder beaucoup plus si, après une période d’amélioration apparente, mais que l’existence de petits signes nerveux ne permettait pas d'admettre sans méfiance, nous nous rendons compte, par la persistance de l’accélération du pouls et par la persistance de l’état d’obnubilation, que l’amélioration ne se produit pas régulièrement.
Les fractures du crâne chez les enfants sont beaucoup plus bénignes que chez l’adulte; et les statistiques peuvent être encore grandement améliorées par une intervention opératoire faite à temps.
Vu. Vu et approuvé.
NANCY, le 9 Juillet 1938. NANCY, le 9 Juillet 1988.
Le Doyen de la Faculté Le Président de Thèse, de Médecine,
A. BINET. M. L. SPILLMANN.
Vu et permis d'imprimer.
NANCY, le 11 Juillet 1938.
Le Recteur de l'Académie,
BRUNTZ
Président du Conseil de l'Université.