R.UNIV
BIBLIOTHEEK LEIDEN
(1) Fondation de l’Université.
La Faculté a arrêté que les opimions émises dans les dissertations qui lui sont présentées, doivent être considérées comme propres à leurs auteurs, et qu’elle n'entend nù les approuver ni les improuver.
À mes Parents
Bien faible hommage de ma tendresse filiale
A mon Frère et à ma Sœur
A ma Grand'mère
A tous les miens et à mes Amis
A mon Président de Thèse
Monsieur le Professeur A. BINET
Professeur de Clinique gynécologique
Chevalier de la Légion d'Honneur
A mes Juges
Monsieur le Professeur BARTHÉLEMY
Professeur de Pathologie chirurgicale
Chevalier de la Légion d'Honneur
Monsieur le Professeur agrégé BODART
Professeur de Clinique chirurgicale infantile
Monsieur le Professeur agrégé CHALNOT
Chargé de cours de Clinique et propédeutique chirurgicale
A Monsieur le Docteur Théodore WILHELM
Instruction historique
Les idées des chirurgiens, au sujet des fractures du crâne des enfants, semblent avoir beaucoup varié; tour à tour on les croit rares, puis bénignes, enfin différentes des fractures de l’adulte.
Piéchaud et Denucé s'expriment de la façon suivante, en 1908, dans leur Précis de chirurgie infantile.
« Les fractures du crâne sont relativement rares chez les enfants. L’absence de soudure osseuse, la flexibilité des os expliquent cette rareté. »
Mlle Borkowska (Thèse de Genève), en 1911, rassemblant les observations de douze années consécutives à l’hôpital cantonal de Genève, opposait les chiffres suivants : adultes 53 cas, enfants 21 cas.
Mais, plus récemment, on est revenu sur cette opinion. Marrisson et Roskin (British med. Journal), en 1931, n’utilisant que les observations de deux années, trouvaient 57 cas d’enfants et dans un hôpital d’une capacité double, 25 d'adultes.
Les fractures du crâne chez les enfants sont plus bénignes que chez l’adulte; c’est une notion qui a été confirmée tout récemment par Sorrel, en s'appuyant sur une statistique de 109 cas. Pendant longtemps on a cru que cette
innocuité résultait probablement du peu de tendance qu’a
MIVONE
le trait de fracture à s’irradier vers la base, et du peu d’étendue que présentent en général les solutions de continuité, par suite de la souplesse des pièces osseuses.
Mais, en s’aidant de la radiographie, Beckmann a démontré que les fractures de la base sont fréquentes chez les enfants, mais en général elles se manifestent par très peu de signes cliniques.
Il a publié la statistique la plus importante qu’on puisse trouver actuellement; elle porte sur 331 traumatismes crâniens de l’enfance. Parmi 214 fractures certaines, 1l y avait sur 74 fractures de la base, vues aux rayons X, 11 cas où aucun signe clinique de fracture, aucun signe de blessure cérébrale n'avaient permis le diagnostic.
Pendant longtemps on a cru que chez l'enfant les hématomes extra dure-mèriens étaient exceptionnels, tandis que les épanchements intradure-mèriens étaient relativement fréquents.
Voici comment s'exprime Broca en 1914, dans son Traité de chirurgie infantile: «La compression du cerveau par épanchement entre l’os et la dure-mère décollée, est tout à fait exceptionnelle; je n’en ai observé qu’un cas, et le sang venait d’une artériole de la dure-mère; je n’ai jamais vu la rupture de la méningée moyenne, et je n’en ai jamais observé les symptômes. »
Nové-Josserand a déclaré, en 1928, à l’occasion d’une observation de Jentzer (Société de chirurgie de Lyon 1928) «n'avoir pas vu un seul cas, dans toute sa carrière, d’hématome extra-dural chez un enfant. »
Dans la statistique de Beckmann (1928), sur 331 cas de traumatismes crâniens graves, il n’y a aucun cas d’hématome extra-dural chez un enfant ».