Sur la rapidité des mouvements
La première sert à nous familiariser avec le lemÙD, avec ses ressources et ses prérogatives ; le second à calculer le temps nécessaire et les espaces à franchir pour parvenir à l'objet des opérations, et la troisième, dans le cas que les assaillants et les défenseurs se trouvent h égale dislance de l'objet qu'Us se proposent de conquérir ou de défendre , nous offre la faculté
d'y prévenir l'adversaire. Dans ces trois principes, qui servent de base au tyttème opératif, nous trouvons les éléments qui le consolident , le calcul qui le régularise, et le caractère dont il doit être empreint.
Un chef qui manie ses masses avec dextérité et vitesse sera toujours en gain sur an adversaire moins expert et moins prompt. Cette prépondérance dépend de la sagacilé du chef et de la bonté de l'armée. Le choix des communications les plus courtes et les plus avantageuses, la désignation des objets qai doivent avoir une înQuence positive sur le sort de la guerre, etc., dépendent des facultés inlellecluelles du premier , la célérité des marches, de la constitution physique et des dbposilions morales de la seconde.
L'usage ayant aboli les tentes, les grands avantages qui proviennent de la vivacité des marches , ayant diminué de beaucoup le nombre des équipages, les grandes opérations en devinrent plus rapides et plus décisives.
C'est du maintien rigide des trois éléments que je viens de désigner , que nous ferons dériver le résumé des combinaisons applicables à l'attaque et è la défense.
L'un et l'autre état exigent une discussion cl une préparation préliminaires, car c'est le meilleur, et à peu près le seul moyen de maîtriser les diff^ntes combinaisons et de do-
miner sur l'écbiquier slralégique. Si inénie les modulations de la guerre , lorsque nous parvenons aus opérations, nous obligent souvent d'y apporter quelques modîlications , une fois que l'altaquc et la défense ont été discutées et préparées d'après les lois de la scicnl^e , ces modiiications qui sontordiDaircDienlsîmples, faciles <'t parLiclles, en deviennent aussi plus elticaces. Si j'afErme que, lorsque 1ns ressources de l'échiquier stratégique ont été bien comprises et scientifiquement développées, les modifications que nécessitent les cas imprévus , ne sont que partielles, et par conséquent d'un danger temfioraire, je suis aussi redevable au lecteur de l'exposition des raisons qui servent de base à ma conviction.
Quoique j'aie déjà eu l'occasion de saisir le vrai sens de ce que nousentendons par les res- Koiy^es de l'échiquier stratégique; pour offrir AU lecteur une description plus complète et tuoins abstraite du VTai esprit du tystème opératifàela stratégie, je crois devoir rassembler dans le même cadre , le principe et l'application , et faire de tous les éléments passifs et actifs de la guerre , un tout qui nous servira ylus tard à mettre en pratique, ce que la théorie nous donne en règles et en préceptes.
Nous partageons ordinairement le lyHème t/Kratifea deux modes d'opérations, qui sont:
i. Le mode oirensif;