‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des Mémoires sur les principes de la stratégie; de l'Examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un Mémoire sur l'artillerieChapitre 39 sur 95 · Le mode déTensif · texte numérisé non relu

Le mode déTensif

Quoique ces deux modes soient diamétralenent opposés l'un à l'autre , ils n'eu sont pas moins liés entre eux par des liens indivisibles. Ils servent réciproquement de base aux dilTél'entes opérations qui en proviennent. Le mode offensif ne peut être vraiment assuré, et d'une efficacité certaine, que lorsque la partie dé feii' sive est réglée et ^lossëde une force intrinsèque positive. Le mode défensif, de son c6té, étant un état de faiblesse et de désavantage, doit, en utilisant les prérogatives de son état, profiter de chaque moment opportun pour repasser du mode dél'cnsifà l'offensif, et réparer les [tertfs antérieures ou faire de i)6uvelles acquisitions.

Pour que le lynéme opiraiif d'une armée qui entre en campagne soit complet, il est indispensable que les deux genres d'opérations qui peuveut caractériser ses différentes entreprises, soient développés avec détail et avec exactitude.

Ces deux modes qui guident nos optolions, quoique d'une nature lout à fait liétérogène, reposent sur les mêmes éléments : la toKt de l'agent mobile et les ressources des objets passifs. Leur enchaînement doit nous [tarailTG d'autant plus intime, qu'en approfondissant leurs principes et leurs résultats , nous nous convaincrons facilement du lien qui les unil. C'est l'armée qui attaque ou qiii défend les objets passifs du théâtre de la guerre, c'est dans ces objets passifs que les armées trouveot les soutiens et le but de leurs opérations, c'«st enfin le choc des agents mobiles qui décide du sort des objets passifs.

Le tyttènte opéralifdB la stratégie, end>rassant de grandes sphères et non des sections tronquées , ne pouvant prévoir ou régler que les modulations des grandes opérations et aun des parties de détail, nous met dans l'obligation, pour ne pas dépasser les limites de sou état naturel, de ne nous occuper des échiquiers, que dans leur état d'ensemble ; d'autant plus que nous avons déjà eu l'occasion de discuter les ressources des différents objets to|x)gnplùques, qui se présentent à nos yeux sur la slI^ face du globe , en les considérant dans leun détails.

Le théâtre de la guerre , dans son ensemUe, peut se présenter à nos opérations :

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