SIS
duisast i Tonna;, le marécM de Sue derait loujoun éviter de se replier sur dm phce c|iu étail occHpée par l'eànemi. Le village JAnloiDg est situé à peu jwte à un kilomètre de l'Escaot et à deux de Galonné, points de passage de l'anoée française. En se rendant maître d'Antoing, le duc de Cumberland mettait l'anitée française en danger d'Atre rejetée eu sens inverse de ses points de passage , avantage cerlaineineDl très-grand. Ce village formait aurai l'extrMe droite deslignes de bataille du maréehal de Saxe. En s'en rendant maîtres, les alliés se plaçaient perpendicnlai rement sur l'aile attaquée, secratd avantage non moins grand. La colonne de gauche , en quittant i Véroncbaux la roule qui mène de Toumay i Condé, et rabattant vers le village de Péronne, pouvait faire manœuvrer ses Ironpes sous sa protection et diriger de là ses attaques contre Antoing; troisiifne avantage. L'éloignement de la rive ganehe de l'Eacant et le marécage qui la borde , assuraient l'estrABse gauche des alliés contre les tentaTives que rartillerie ennemie aurait Tonlu entreprendre, en établissant ses batteries anr la rive opposée. Enfin, si les alliés avaient rimprudcDC* de porter la majorité de leurs forces vers le bois de Barry, s'en fussentils même rendus maîtres, les troupes qu'on aurailemployàes&cette attaque, n'auraient jamab pu atteindre le village de Ramecroix, qui formait l'etztréme gauche de l'armée française, avec cet ensemble de mouvement et cette régularité de foraaatioo, avant-coureurs des avantages non dontenx; raison assez péremptoire pour détourner le doc de Cumheriand de l'attaque de la gauche de ses ennemis.
Toutes les raisons que je viens d'exposer, étaient suffisantes ponr convaincre le duc de Cumberland, que le vrai point, le plus décisif, et celui contre lequel il devait diriger ses attaques, étail le flanc droit de ses adversaii-es. C'est justement ce qu'il neigea d'observer.
Ayant rassemUé ses troupes sur les banteuis de Manbray, sans rien changer au ocMnbre des colonnes, voici l'ordre de marche que le duc de Cumberland aurait pu suivre. La colonne de l'extrécM droite , en passant entre les villages de Bourgeon et Houpreau, en déployant entre ces deux villages etsous leur protection, se serait ensuite dirigée snr Fontenoy. La seconde aurait pris le village de Bourgeon pour
but , et l'ayant fait occuper asseï puissamment ponr pouvoir s'y maintenir, aurait déployé sous sa protection. La troisième et la quatrième auraient suivi la grande route de Toumay à Condé, jusqu'au village de Vérondbaux, d'où ces deux colonnes se seraient séparées de la manière suivante ; la troisième, en déployant sous la protection de Véronchaux, se serait liée à la seconde dans la direction de Boui^on ; la quatrième, en quittant Véronchaux, aurait pris la direction de Péronne et aurait déployé entre ce dernier poste et ceini d'Antoing. Une forte réserve aurait été placée sur la grande roulede Toumay à Condé , en avant du village de Vérondiaux.
En refusant de cette manière leur flanc droit, les alliés auraient pu porter leurs forces principales par Péronne et Véronchanx, et rejeter de prime-abord l'armée française sur une défensive désavantageuse.
Le duc de Cumberland dirigea ses attaques contre les villages de Fontenoy et Antoing, mais ne parvint à s'emparer ni de l'un, ni de Tautre poste, et nous en ta-ouvons la cause daus Us moyens peu suffisants qu'il employa pour parvenir à son but. Il attaqua ces deux poètes en front, et ne faisant agir que son Infanterie, tandis que l'artillerie devait y jouer un rdle important. Une forte batterie, placée sur les hauteurs à droite du village de Bourgecm, aurait pris d'écharpe les fortifications du ravin entre Fontenoy et Antoing, et, par un fea bien dirigé, aurait favorisé l'action de l'infanterie.
Les villages de Fontenoy et d'Antoing avaient été- fortifiés; et, chose bien inconc» vable , lorsque le prince de Waldeck les attaqua, il soutint son iafanterie par la cavalerie hollandaise. Il est aisé de se convaincre que cette cavalerie fut sacrifiée, et qu'elle fut abîmée par l'artillerie française.
N'ayant pu forcer ni Fontenoy ni Antoing, le duc de Cumberland dirigea ses troupes entre le bois de Barry et le village de Fontenoy , par conséquent dans un sens inverse du point, décisif , et forma ce fameux carré à trois laces de 16,000 hommes d'infanterie, dont les annales nous citent le fameux exemple d'une scène de vrais paladins. Cette masse devait rompre le centre des alliés; et, pour prévenir ce mal, le maréchal de Saxe la fit attaquer suc-
dbyGoot^lc
EXAHECI RAISONNE
cessivement par 7 régiments de cavalerie, qui furent repoussés, et perdirent S à 600 hommes en tués et blessés. Ceci ne fait que prouver ea faveur de la supériorité de l'iofaDlerie, eU'oubli du maréchal de Saxe de soutenir sa cavalerie par de l'artillerie.
Cette masse gagnant toujours du terrain, et plusieurs réginieots d'infanterie et de cavalerie du centre ayant été mis en désordre, ie maréchal de Saxe fit avancer de l'arLilleric, dont le feu bien dirigé occasionna du flottement dans le carré. La cavalerie française, qui venait de se rallier, attaqua de nouveau et parvînt à vaincre cette masse terrible, dont le mouvement rétrograde décida de la victoire en faveur des Français. Si , lorsque Vinfanlerie du centre de l'armée française fut mise en fuiLe, le duc de Cumberland eût profité de ce moment et fait avancer sa cavalerie , il serait parvenu à compléter la désorganisation , et la victoire lui aurait peut-être appartenu.
Bataille de Lovontx, livrée le ^" octobre 17S6.
Une fausse appréciation du terrain qu'on choisit pour champ de bataille , et d'après laquelle OD dispose ses troupes, ne peut avoir qu'une défaite pour résultat. Le courage des troupes va ordinairement se briser contre les écueils que ta nature nous présente alors, et une vaine effusion du sang en est la suite. Le maréchal Brown l'a éprouvé à Lovositz.
Les hauteurs parsemées sur un champ de bar taille, et qui dominent sur le reste du terrain, sont ordinairement les points décisifs qu'il faut bien se garder d'abandonner à son ennemi. Le maréchal Brown, au contraire, négligea d'occuper les hauteurs de Homollia et de Lobosch, et n'y songea pas plus au moment où sou avantgarde aperçut l'armée prussienne déboucher de de Welmina, qu'à celui où elle était encore seule sur le terrain de Lovositz.
Ayant rangé son armée en bataille derrière le ruisseau et les étangs de Sulovitz et Scbirkovitz , le maréchal Brown ne laissa devant son flanc gauche et son centre que des défilés, qu'il ne pouvait franchir , si son but était de déporter son ennemi , qu'avec diOiculté et en colonnes profondes, qui ne présentaient que les télés
(t) Bifloirede la guerre de lepl atu, lom. t , p. 90.
pour défense. Les vignes qui se trouvaient sur le penchant des montagnes de Lovositz, qui sont partagées en petits enclos, n'étaient que faiblement gardées, tandis que les villages de KiDilzetde Radoslitz, qui se trouvaient snr le firont de la première ligne de bataille, ne Tétaient pas du tout. Frédéric rvconte Inimème (i) , < que les pandours ne faisaient pas 1 une résistance vigoureuse, ce qui confirmi
> dans l'opinion où l'on était, que le détacha
> ment qu'on avait vn la veille campé dans les
> environs, se préparait à la retraite, et que t les panduurs qui tiraillaient dans les vignes,
> et les troupes de cavalerie répandues dans li
> plaine, étaient destinées à faire l'arrière-
> garde des autres. > .
La position de la cavalerie autridiienne, qoe le maréchal exposa sans but aux feux foudroyants de l'artillerie, est une disposition qui est contre toutes les règles de la Uctiquede cette arme. Les manœuvres de cette cavalerie, dont Frédéric le Grand noos donne une description, doivent être pour les militaires une énigme difficile à résoudre, i En suppouot
• toujours qu'on n'avait aflTaire qu'à nne a^ 1 rière-garde, dit-il {9), on fit tirer qudqucs
> volées de canon contre I* cavalerie antrh
> chienne, ce qui l'inquiéta, et la fil cbuger ■ de position et de forme à plusievrs reprises. » Tantàtelle se mettait en échiquier, qnelqnelois 1 sur troislignes, puis en ligne contigaS;qiieI-
• quefoîs cinq ou six troupes tirant vers leur 1 gauche, disparaissaient; bientôt après eU« ) paraissaient plus nomhreoses qu'elles m
• semblaient l'être au commeikcement ; eiAo, I ennuyé de cette manœuvre oiseuse, qoi f»-
> sait perdre le temps et n'avançait point les » affaires, le roi crut qu'en faisant charg» » cette cavalerie par une vingtaine d'escadroM » de dragons, cette arrière-garde serait bi» t vite dissipée,etle combat terminé, etc. 'lo autre incident non moins étonnant , c'est it voir que ce soit le roi qui, au reste, élu'*" avantage , puisque son artillerie massacrwt a cavalerie autrichienne, sans que la sienne fù' en butte au moindre danger, qui {«it rotfensi« pour charger les Impériaux , tandis que les r^** les plus simples de la lactique de la cavalene, dont les propriétés Sont purement offensiveSr
£t) BMoire de la guerre de eept aw.to». '.?■**■
lui prescrÏTCDt , «u momenl où eUe se troove
daos la sphère aclive des projectiles enDemis, de charger sans hésitation , plutôt que de s'exposer inutilement au feu meurtrier des canons. Plus tard , au moment où cette charge fut exécutée, et que les Prussiens culbutèrent les escadrons de l' arrière-garde autrichienne , emportés'par leur ardeur, ils poursuivirent les vaincus avec trop de vivacité, et Turent massacrés à leur tour par le feu d'une batterie de 60 pièces, que le maréchal Brown leur opposa , et furent rejelés au pied de la montagne, ou ils parvinrent cependant à se reformer, car les Autrichiens ne les poursuivirent pas. Dans ce cas aussi, le maréchal enfreignit le principe stable et judicieux qui nous prescrit de profiter de chaque moment opportun, et de poursuivre un succès. Le maréchal Brovm avait encore toute son armée ii sa disposition, et une chai^ d'une douzaine d'escadrons en ordre, et attaquant avec vigueur, suivie par un mouvement décidéde l'infanterie, soutenue par sou artillerie, aurait pu donner une tournure différente au comhat.
Les dispositions du grand Frédéric dénonçaient , au contraire, son génie militaire. Toutes ses dispositions et tous ses mouvements sont conformes aux règles de la pure tactique. Il arrive sur un terrain trop étendu en proportion des forces dont il disposait; il se soustrait donc au danger d'être débordé, en faisant entrer 20 halailloQS de la seconde ligne dans la première. Les hauteurs qui dominent sur les plaines étant toujours les points les (ilua intéressants des diamps de bataille , il trouve celles de Loboscb et de Homolka nou occupées, et y fait avancer son infanterie. La gauche des Impériaux , en s'avançant pour attaquer ce même mont de Homolka , qu'on avait volontairement abandonné, est obligée de franchir le délité de SulaviU : Frédéric fait garnir les hauteurs d'artillerie, et foudroie les colonnes. La tentative des Impériaux, de s'emparer du Loboschberg ayant édtoué, les troupes prussiennes se précipitèrent sur un ennemi rétrogradant, et entrèrent avec lui dans Lovositx , qui resta en leur pouvoir.
Enfin, toutes les dispositions et les manœuvres du roi portent le cachet de la tactique la plus pure et la mieux combinée, et devaient nécessairement servir de gi^e à la victoire.
BtuaiUe d* Leuthen, Hvrie k 5 décembre 1 7S7.
Pour ce qui regarde les dispositions et les mouvements de l'armée prussienne , la bataille de Lenthen peut être considéra comme nn chef-d'œuvre de tarliqne. On y n^marque les comhioaîsons les plus profondes, les mouvemenls les moins «impliqués , et l'exécution la plus exacte. Cette fameuse bataille nous prouve les avantages incalculables que possèdent les dispositions bien adaptées aux avantages des localités, et lorsque leur exécution répond au but principal. Avec une force de 30,000 hommes, le roi remporta une victoire complète sur une armée qui comptait 80,000 hommes sous les armes, et celte victoire étonnante n'eut pas même un senl instant d'indécision.
La marche savante du roi , de Borna vers Lobetinlz et Schrlegvitz, dans le flanc de l'ai^ mée ennemie , égalisa la chance la plusdésavan- (ageoseàlaquelleune'armée, qui se propose de livrer bataille, peut être exposée : une inégalité aussi marquante dans les forces physiques.
Aucune des précautions qui peuvent assurer le succès d'un mouvement préparatoire, n'a été négligée par le roi, et depuis le moment de l'engagement de l'avant-garde, près de Borna, jusqu'à la fin de la bataille, chaque époque de la journée ne présente au militaire attentif, qu'une série de mouvements et de manœuvres, faits dans le sens de la lactique la plus savante et la mieux combinée.
L'armée prussienne s'ébranledeKammendorf en quatre colonnes, marchant par ailes et i>arla droite. Au moment où ces colonnes dépassent Borna, le roi, qui avait déjà reconnu la position de son ennemi, et s'élait convaincu que l'aile gauche des Impériaux était le point lactique du champ de bataille, leur f^it changer de direction adroite et poursuit sa marche par Lobetinlz et Kœrtschiilz. Ponr dérober ce mouvement si dangereux pour son adversaire , Il couvre sa marche par tes ondulations du terrain qu'il parcourt, et pour tromper plus complètement encore son ennemi, son avant-garde conlinne le combat qu'elle avait engagé contre le corps de Nostita, le force de rétrograder, et le poursuit dans la direction de Frobelivilz. Le comte de Luchesi donne dans le piège, e laprès plusieurs sollicitations, entraîne mèmelemai'échal Daun dans la mime faute. Cclui-c se laisse
persuader que le roi dirige ses forces contre le Sitme droit, qui deviendra le but principal de l'atUque, et y cooduit sa réserve. Pendant ce tempe, Frédéric achevait son mouvement de flanc, et les- quatre coionaee qui avaient existé jusqu'à Borna, ayant dépassé ce poste et chapgé de direction adroite, n'en formèrent plus que deux , qui faisaient les deux lignes de son ordre de bataille, de manière qu'en arrivant sur les hauteurs eoU^ Lobelintz et Strie- , wilz , les troupes n'eureat qu'à faire fironl du c6té de l'ennemi pour être rangées daDS l'imlre de bataille prescrit.
Tous les détails de L'action des trois armes, ainsi que les mouvements de tactique, ont été Ions aussi décisifs. L'armée se met en mouvement de Borna par sa droite, et prête le flanc gauche de la première ligne de bataille à l'ennemi , le roi se met à la tête deses troupes légères et càtoie la marche de son armée sur une chaine de tertres qlii cachent à l'ennemi les mouvements qui se faisaient derrière. Se troavantentre les deux armées, il observe celle des ennemis et dirige la marche de la sienne. L'avant-garde engage le combat , une grande batterie d'artillerie la seconde; pour couvrir son flanc, l'ennemi établit, en arri^ de Gohlau, une ligne en potence; cette batterie la prend auBsitAt d'écharpe. L'infaatwie autrichienne est repoussée, la cavalerie prussienne profite de son désordre, tombe dessusà brideabattue, en sabre une grande partie et fait 2,000 prisonniers.
Los Impériaux changent enfin de front, se rassemblent sous la protection de Leutben et y font avanoer leur réserve. Frédéric, loin de leur donner le temps de reprendre baleine, recomiatt Leuthen comme le pivot du mouvement, y conduit son infanterie et prend le village d'assaut, tandis que la cavalerie de sa gauche déborde la droite des Impériaux. Les Autrichiens se reforment aussi bien qu'ils peuvent le hin, entre Leulhen et Frobelvritz; mais le héros du jour poursuit ses succès avec la même vigueur et ta même célérité. Par tout les coups sont redoublés, et les ennemis sont r«jetés en dehors sur Ussa. En un mot , la lac-
(i) Bùtoirê it la gutm de irpi an* , lome i , P.3S6.
(1) ■ Le roi { Hiitoire dt ia gutrrt dt tept ont ) fit
tique la plu pare, les oianœavres les mient combinées, et une vigueur exenpiaîre, ont présidé à chaque moment dédsif de celte limeuse joaroée. La gloire semble avoir appdé Frédéric dans les plaines de Leuthen ponr décerner à son favori une conronne immortelle.
Hais, à côté d'une tactique aussi uvuilc, combien de fautes graves ne recoonaisaons-Doiis pas dans les dispositions du maréchal Dann.
Avant lalutaille, l'armée autrichienne, qai avait pris position entre Nypem (t Sagsdiûtt, avait si mal profité de tous les avantages di terrain pour cacher ses troupes aux regirdsde l'ennemi , qu'arrivé entre Borna ei Heyde, k roi en fit une reconnaissance détaillée, i Oa
> distinguait si bien de là l'armée impériale,
> nous dit-il (i) , qu'mt aunùt pu la compte
> homme par homme; sa droite, ,ajoote-t-il,
> qa'oa savait à Nypem , était cachée par le
> grand bois de Lissa; mais du centre jssqa'à
> la gauche rien n'échappait à la vue. • Indail en erreur par son lieutenant sur le vrai point de l'attaque, le maréchal Datm dirige si réserve sur son flanc droit, et prive son centre, etsai^ tout sa gauche , d'un soutien aussi nëcessun- Les hauteurs de Sagschiitz couvrent soq fiuc gauche, il y place une forte masse d'artillerie, et, au lieu d'enjoindre à la division Nadasly de la soutenir et de la défendre jusqu'à la demiàt extrémité, de se porter lui-même surce point, et d'y employer toutes les troupes de son Hik gauche, il se laisse enlever un poste aussi iniportant. En abandonnant à son eaneaii la hauteurs de Sagschâtz, il lui fraya le dtemin de la vicloire. Cette batterie servait de rempiTl au flanc gauche des Impériaux, aussi nous ne voyons, le général prus^n Wedel, pronoiwef son mouvement oflensif qu'au moment où 3 s'en rendit mal Ire.
L'armée autrichienne ayant changé de front. le village de Leuthen devint le pivot du mouvement ; c'était aussi son unique point d'appnii car ta droite était en l'atr, la gauche fiibl^ ment appuyée. Pendant que ce mouvement s'exécutait, l'infanterie de la réserve, qai devenait inutile sur lesflancs.deviît être post^ en masse denière Leulhen (i). Les flancs du
• avancer le centre de son inf;interie sur Leath». Lt
• feu ftilvifet court, pircaqoennhDlerieiuliicliiaoo'
• «lait éparpillée entre les naiwntel iefjudlH. •
village, qui pr^aenUient des modolatiAOS de lerraÏD avantageuses pour l'emi^aceaieat de l'artillerie, devaient aussitôt être garnis par une masse imposante de bouches à feu. Le terrain du fiaoc gauche étant trop coupé poar que la caralerie put y manœuvrer avec aisance, il rallait la rassembler en masse sur le flanc droit entre les villages de Frobelwiti et de Hey^le- Sur son flanc gauche, le marchai Daun devait faire occuper les buissons et le ruisseau de Ratben par l'inraotcrie légère, qu'il devait soutenir par TinranLerie de ligne.
C'est daas ce nouvel ordre de bataille, que le maréL'bal Daun aurait pu recevoir, avec un certain avantage , l'attaque renouv^ée de son adversaire. Son artillerie, placée sur les flancs deLeiilhen, aurait Toudroyé rinfanterie que Frédéric y dirigea pour s'en rendre maîtresse, tandis que rinfanterie de la reserve, attaquant par les deux flancs du village, anrait pris les assaillants eu flanc. L'infanterie légèrcdu flanc gauche des Impériaux ayant les avantages de la position en sa faveur, soutenue par celle de ligne , anrait pu retenir l'impulsion du flanc droil des Prassiens. La cavalerie de la droite, postée sur un terrain qui protégeait ses mouvements offensifs, se serait opposée au débordement dn flanc droit, et, supposant même que le maréchal Daun ne fût peut-être pas parvenu ce jour à fixer la victoire, du moins sa défaite n'aurait jamais pu être aussi complète.
de îVeertvinden, livrée le 18 n
Un siècle auparavant, ce même champ de bataille avait retenti des chants de victoire de l'anoëe Ppinçaise commandée par le duc de Lusemboui^ , et , cent années plus tard , celle du général Dumouriez y reçut ud échec considérable (i).
Les deux armées étaient à peu près égales en force (s), mais les deux commandants en chef commirent la faute de prendre des posi- (ioDS trop étendues en comparaison des forces dont ils pouvaient disposer. Pour ce qui regarde la perte de la bataille , le général Dumouriez me parait beaucoup moins coupable
(0 Les positions des Frantaîs et des aliits en 1793, eiiieni imerses i celles que les deai années bellig^raotea ont oecnp^es en 1693.
que les féBénux qui commandaient sevs ses . ordres.
D'après la disposition que le général en chef avait donnée , la colonne de l'extrême droite , du général Lamarche, devait se porter entre Landen et Obenvinden , et déborder la gauche de l'enneni , tandis que la seconde, commandée par le général Leveneur, devait s'emparer des hauteurs de la Tombe et atuquer ensuite le village d'Oberwinden. La troisième, sous les ordres du général Neuilly, devait attaquer le village de Meerwinden par la gauche ; la quatrième , commandée par le général Dietmann, devait assaillirle même village en fh>nt; la cinquième, général Dampierre, devut se diriger sur la gauche de la quatrième; la sixième, général Hiaszinsky, devait se porter sur Neerlanden ; la septième, général Ruanlt, devait attaquerpar la chausséedeSaint-Trond; enfin la huitième , général Champmorin , devait se diriger sur Léau.
I,a marche des colonnes, excepté la huitième, ainsi que les difiîérentes directions que le général en chef leur donna , étaient parfaitement adaptées au terrain et aux vrais principes de la tactique. Le mouvement de la «donne du général Champmorin, au contraire, en se dirigeant sur Léau , étendait trop le champ de bataille, et sadirection divergente devait obliger à sacrifier la profondeur de l'ordre de bataille & la contiguïté des lignes. Cette disporàlion pa^ rail ébe une suite de l'idée que le génénd Domonrîez avait conçue, de faire un mouvementde conversion à gauche, en pivotant snr le pointde Léau. Comme ce n'était pas cependant le seul moyen qu'il possédait poar parvenir k son faut , il fallait choisir le moins dangereiK.
Es appuyagl son flanc (pucfae i la petite Geete , dans la direction d'Oranael, ce poste serait devenu le pivot du mouvement de conversiez , et le chiteau forliié de Léau aurait pu être occupé comme poste avancé. Pour ne pas encombrer le passage du côté d'Orsmael , on devait jeter un pont à Gubenhoven , qui aurait servi de point de passage k la septième colonne (général Ruanlt), tandisquela huitième (général Champmorin), aurait franchi la Ceele
(t) Les Autriehlens eomplaicnt 59.000 hommes sous lesannes, et les Français en avaieut 4S,D00.
à Orsmael, et en se metUnt à cheval sur U chaussée de Sainl-Trond , devait chercher i occuper le village de Uormael.
Le poste de la Tombe qui , dominaot sur les villages de NeerwindenelOberwinden, prenait le premier k revers, était d'une importance majeure. Le général Dumouriez y dirige la seconde colonne ; le général Leveneur s'en empare; mais le général commaadaQLl'aile droite , au lieu de chercher à le soutenir dans cette position, l'abandonne à la merci des Impériaux. IjC général Leveneur est repoussé, elle poste est repris.
En ne soutenant pas les troupes qui s'étaient «mparées des hauteurs de la Tombe , le général Valence, qui commandait le Danc droit, commit une faute assez grave. Maître de tout le torrain compris dans l'angle formé par les villages de Neerwinden , Oberwinden et Racour , qui formait une partie du centre et tout le flanc gauche des Impériaux, ces derniers y dirigèrent aussitôt uoe grande partie de leur artillerie, et rendirent lool cet espace de terrain inabordable. Le feu croisé des bouches à feu , postées à Neerwinden, la Tombe, Oberwinden et Racour, foudroya tout ce qui hasarda de s'approcher de l'un de ces quatre postes.
La troisième colonne (général Neuilly) , qui avait été dirigée sur Neerwinden, s'en rend maîtresse , mais, par une inadvertance impardonnable, le général Neuîlly n'y ayant pas trouvé d'ennemis , abandonne ce poste et se rabat vers la droite, pour se rapprocher de la seconde colonne. Les Autrichiens réoccupent auBsitdt le village. On se ^atlit ensuite pendant toute la iournée, pour reprendre ce que les généraux Valenceet Neuilly cédèrent volontairement, et on n'en vint cependant pas à bout. La position du flanc gauche et du centre des Impériaux devint tellement forte, que le général Dumouriez ne parvint plus à les en déposter.
Sur leur flanc gauche, les Français essuyè- Tw.t une déroute complète, et lus Impériaux doivent ce succès à la prévoyance du prince de Wurtemberg et à l'inadvertance du général Dumouriez, qui avait trop étendu son aile gauche. L'infanterie n'y était pas assez rassemblée et ne pouvait , par conséquent , oiTrir aucune résistance vigoureuse. Le général Uiranda ayant porté son infanterie vers Dormael, y fut assailU par c^e du général Benjowsky qui
parvint k causor du flottemMt. Le prince dt Wurlembei^, s'en étant aperçu, la fit chai^ par sa cavalerie , qui parvint k melUre les deui colonnes de Hiaszinsky et Ruault dans une déroute complète, et les força de repasser )apetite Geete , ce qui acheva de décidçr la vicloin en faveur des Impériaux.
On remarque dans le courant de cette bataille, autant de fidâité aux lois de la lactique et de prévoyance de la part du prince de Coboui^ , que de négligence de la part des clie^ du flanc droit et du centre des Français , ainsi qu'une absence totale d'ensemble dans tous leurs mouvements. Des vices pareils ne pouvaient les conduire qu'à une débite anssi complète qu'ils l'ont essayée.
Bataille de FUurus, livrée U 26;uin 1794.
Un champ de bataille demi-circulaire de près de trois myriamètres d'étendue, occupé par 70,000 hommes; neuf colonnes se ballant tontes dans des directions divergentes et sans aucune liaison entre elles, attaquant sans but, rétrogradant sans raison, tels sool les problèmes que le prince de Cobourg offre k l'analyse du militaire attentif. La question est épineuse et difBcile à résoudre.
Ordinairement, on ne trouve sur un champde bataille qu'un point dont la possessioa' doit décider de la victoire en faveur de l'un ou d« l'autre parti; on agit alors en conséquence, oa bit de fausses attaques sur tous les poiols, excepté le point décisif , et on ménage la nujeure partie de ses forces pour les employer à propos sur le vrai point stratégique. Le prioct de Cobourg, au contraire, trouva sur le champ de bataille qu'il avait choisi , quatre points de la même importance, les attaqua tous avec li même vigueur, et y déploya le même manque de persévérance.
Les trois premières colonnes, commandée!
par le prince d'Orange et le général Latour, furent dirigées sur Fonlaine-l'Évéqne et les bois de Monceaux.
La quatrième, composée de H bataiUons et 16 escadrons, commandée par le g^éral Quasdanowidh , marcha contre Gosselies.
I.a cinquième, consistant en 40 bataiUons et IS escadrons, sous les ordres du prince de Kaunitz, se dirigea sur Fleunis.
La sixième, commandée pv le prince Otaries , avait nça la même direction que celle do prince de Kauuitz.
Les trois dernières, commandées par te général Beaulieu, devaient se diriger sur Lambussart.
Ces neuf colonnes, dirigées vers les quatre poÏDts indiqués, s'engagèrent dans des directions tellement divergentes , qu'elles ne purent jamais se soutenir et furent obligées de livrer des combats partiels. Si les troupes avaient occupé une position plus concentrée, et avaient possédé une torle réserve qui pût les soutenir dans les cas épineux, peut-éire la victoire aurait-elle couronné la valeur des troupes autrichiennes, car nous avons vu que, sur tous les quatre points, les premiers efforts des Impériaux ont été couronnés d'un succès complet, et s'ils n'ont pas pu se maintenir sur aucun, on ne doit en rechercher la cause que dans le manque de résolution de la part des cheb, et dans celui d'une réserve qui put soutenir les troupes engagées.
En un mot, le prince de Cobourg a mal apprécié le lerrain sur lequd il se proposait de combattre, n'a observé aucune contiguïté dans les lignes de bataille , a exposé les colonnes à être battues partiellement, et ne reçut, par la défaite qu'il a essuyée, que la juste punition de ses fautes.
Si, sous le rapport de sonétendue, la position de Jourdan n'était pas extanpte de défauts non plus, du moins, en présentant on ordre de bataille convexe, elle offrait aux réserves des moyens faciles de se porter sur tons les points oii leur présence pouvait être nécessaire. Pour ce qui regarde les différents mouvements des troupes pendant l'action, ils sont, sans contredit , dignes des plus grands éloges.
Sur la gauche des Français, le bois de Monceaux venait de tomber aux pouvoir des ennemis, la division Montaigu se replie en désordre, et les vainqueurs s'avancent déjà veni Harchiennes-an-Pont, lorsque lonrdan y dirige Kléber. Celui-ci place de forte-s batteries sur les hauteurs et porte la brigade du général Bernadote vers Baymont. Pendant qu'une partie de ses troupes attaque les ennemis de front, il les Eaiit tourner par leur gauche et force les Impériaux à la retraite.
Dans le cenlre, le prince de Kaunilz avait
remporté des succès marqués. La diviùon Championnet avait perdu une redoute et se trouvait en pleine retraite , lorsque Jourdan , s'apercevantque son centre fléchissait, s'y porte à la l^te de 6 bataillons et 6 escadrons, s'avance entre Hépignies el Wagné , y rétablit le combat, el parvient à se maintenir avec prépondérance.
Sur le flanc droit aussi, la division française du général Harceau avait été répoussée par les colonnes de Beaulieu , el malgré le secours que le général Lefèbvre lui porta, ces troupes se seraient diflicileracnt retirées de l'échec qu'elles venaient de recevoir, si le général Jourdan , qui observait tous les mouvements de l'ennemi, n'y eâl porté la réserve, commandée par le général Hardy. 11 parvint de cette manière à arrêter les progrès de ses adversaires qui , sw ce point aussi, abandonnèrent le champ de bataille an pouvoir de leurs ennemis.
Baiaiile de Rivoli, lârée le li janvier 1191.
I^ système de mouvements concentriques de tactique, sur un lerrain étendu, dans l'idée d'envelopper son ennemi, parait, k L'époqne dont nous parlons, avoir pris un ascendant si impérieux sur les généraux aulri(±iens, que, sans égard aux difiicultés du terrain dont les nombreux accidents doivent être d'une grande influence dans ces sortes de mouvements, les Impériaux croyaient sans doute que c'étaient sur eux que reposaient le gaiu des batailles. La défaite du prince de CobourgàFleurus, défaite qu'on ne peut attribuer, comme le lecteur vient de le voir, qu'à l'idée vicieuse que le prince conçut, en faisant occuper à son année un terrain trop étendu en comparaison des forces dont il disposait, parait n'avoir eu aucune influence salutaire sur le général Alvinzy; car, à la bataille de Rivoli , la même idée parait avoir servi de base ami dispositions. Aussi re< marquon^nous les mêmes fautes et les mêmes résultats funestes.
Alvinzy partagea son armée en six colonnes, dont la première, commandée par le général Lusignan, se dirigea parUimini et ASi, sur lo mont Popolo; la seconde, sons les ordres du général Liptay, devait attaquer les hauteurs de Zoana et Trombalora ; la troisième, commandée par le général Koblos, fut dirigée sur San-
Martin et les bantears de San-Marco ; la qo>lrième,cooimaiMlée parle général Ocakay, devait gravir le Monlebaldo et se réunir à la troisième colnnne; la cinquième, sous les ordres du gënéral Quasdanowii^ , devait longer la rive droite de l'Adige, déboucher par Osleria et attaquer le flanc droit des ennemis; enfin la sixième, commandée par le général Wukassowich, en longeant la rive gauche de l'Adige, devait se porter sur la Chuisa.
Les différentes colonnes, comme i Fleuras, s^avançaient en demi-cercle , el la distance des points d'attaque des colonnes de l'extràne droite à l'exlrème gauche, était de qualone kikHuètres d'étendue. A l'espac« démesuré qui était entre les colonnes, la nature ajouta plusieurs diiScultés qui rendirent la corrélation entre les ctJonnes presque impossible, et en assujettit une grande partie k des combats partiels et désavantageux , en les mettant en butte il des efforts d'une masse concentrée.
Il parait que tout le plan d'attaque du général Alvinzy et l'heureuse issue de la journée, reposaient sur le mouvement de conversion de la colonne du général Lusignan. Il faut donc croire que le général Alvinzy ne prit pas du tout en considération qu'en partant de Lumini, se dirigeant par Penena et Affi sur le mont Pip<^, cette colonne devait franchirnn espace de plus d'un myriamètre d'étendne, que le BWUTMMnt se faisait à une distance de près de trois kilomètres de l'extrême droite, n'était pas en corrélation avec celle-ci, et, dans nn moment épineux, ne pouvait pas être soutenu par les troupes du général Liptay.
Pendant qns les cinq dernières colonnes des Irapâiaui se battaient sur te plateau de Ri^ voli, la colonne isolée du général Lusignan était déjà paralysée dans sa marche par les iH* et 75* demi-brigades, que Bonaparte envoya successivement à la rencontre des ennemis, et qui leur vendirent cher les postée de Calcina el des banteurs de Tiffaro. S'étant emparé du mont Brunis! , Ltisignan s'avance par la crête du mont Pipolo; mais Bonaparte déjoue bientôt tous ses projets. 11 envoie de nouveau les IS" et7S*, qu'il soutint par une batterie de 12, s'oppose an mouvement des Impériaux, qui furent écrasés par cette artillerie. Pour comble de malheurs, pendant que Lusignan Aait tenu en front par les généraux
Brune et Moimier , le général Rey débouche d'Orza et se portei dos de cette colonne isdée. Elle fut bientAl désoi^nisée et obligée de mettre bas les armes.
Si, au lieu d'enlrepcendre an moovement de conversion d'une aussi grande circonlérence , en débouchantde Peuena, le général Lusignan s*était porté sur Ceredolo, en s'étendant par sa droite vers Gasnoli, il serait parvenu i menacer , non les derrières , mais le flanc gauche des ennemis. Son mouvement en front l'aurait mené alors dans le flanc des hautenrs de Zoani et Trombalora, qu'il pou vaitsi aisément prendre à revers. Ce mouvement, combiné avec celui des troupes du général Liptay , qui furent dirigées vers les hauteurs de Zoana, aurait ra^ porté un double avantage ; 1" en poussant devant eux les troupes du général LeMey, les généraux Lusignan et lâptay les accidaient i l'Adige; 9* en se dirigeant sur Ceredolo, le général Lusignan resserrait le t^amp de bataille des impériaux de plus de huit kilomètres , ce qui aurait rendu les attaques de rextrème droite plus concentriques et plus décisives.
Arrivé sur le champ de bataille, le général Bonaparte enjoint au général Lebley de reprendre les hantenra de Trombalora, porte aussitôt son flanc droit vers San-Marco, son centre vers les hauteurs de Ravina, et place sa gauche sur celles de Trombalora et de Zoana.
Les Impériauxs'ébranlentsur tous les points; la droite vers les hauteurs de Zoana , te centre dans la direction de Mntole, la gauche dans celle d'Incanale ; mais comme l'action de tontes les colonnes qui formaient l'ordre de bataille était une action isolée, car il n'existait ni sontien , ni réciprocité entre les troupes, les Impériaux n'essuyèrent que des revers sur tons les points. Le général Liptay attaqua les banleurs de Trmnbalora ; il parvint même à faire plier les 29* et 85* , lorsque Bonaparte, apercevant le danger , y dirigea la 32* qui redressa bientôt l'échec, et ces troupes combinées parvinrent à rétablir l'équilibre. Au centre, les troupes de Koblos se portèrent vers Motole; mais la f 1* , qui avait occupé les hauteurs devant ce poste , s'y maintint avec une fermeté digne de servir d'exemple. Sur le flanc gauche, Quasdanowicb se rendit maître des retranchements d'Osteria , et ayant rejeté la 39* qni les défendait, s'api«AtaitàdéboudKr par Incanale,
lorsque le géuéral Bonaparte , qui venait de rétablir le combat sur la gauche, averti du danger de sa droite , s'y porta lui-même. 11 dirigea aussitôt l'infonterte légère de Joubert pour soutenir la 39*, et enjoignit à la cavalerie du générât Leclerc de se porter sur le même point. Au moment où la colonne de Quasdanbwich débaucha du ravin d'Oteria, elle fut assaillie par une attaque concentrique des Français. Joubert l'attaque sur son flanc droit , la 39* tombe sur sa gauche, et la cavalerie de Leclerc la char^ en front. La colonne est bientôt culbutée dans le défilé, d'où sa cavalerie et son artillerie n'avaient pas encore eu le temps de déboucher, et un d^rdre total s'y manifeste. Le seul avantage que les Impériaux remportèrent, fut dans la direction de San-Harco, que le général Vial défendait avec sa brigade. Hais ce succès même ne fut que momentané , car au moment où le sort de la colonne de Quasdanowich fut décidé, Bonaparte soutint Vial par une réserve d'infanterie et 300 chevaux, qui parvinrent à tomber dans le flanc des troupes d'Ocskay, qui s'abandonnaient à une poursuite trop précipitée , et qui cédèrent bieutàt aussi tout le terrain dont elles venaient de se rendre maîtresses.
Telle fui l'issue de celte mémorable journée, et tels seront toujours les résultats fâcheux de mouvements aussi décousus que ceux des Impériaux l'ont été dans cette journée. La position avantageuse des Français, sous le rapport topographique, la possession des hauteurs de Zoana et de Trombalora sur leur Qanc gauche, de celle de Mutole dans le centre, du défilé d'Incanale sur leur droite , ainsi que leur ordre de
bataille convexe, leur ayant offert les moyens de placer avantageusement leurs troupes et de diriger leur réserve vers les points menacés, les menèrent , au contraire , facilement à la victoire.
Que le lecteur ne s'étonne pas si je m'arrête aune époque qui appartient déjà à nos jours, et qui, par conséquent, doit être d'un plus grand intérêt à nos yeux ; s'il est pardonnable à l'historien , dont le premier devoir est la véracité des faits et un exposé impartial des raisons qui amenèrent les échecs et les défaites, d'effleurer quelquefois le.s causes qui furent les principes des résultats malbeureui des batailles livrées de nos jours, dont les principaux auteurs figurent encore en Europe, pourquoi puiserait-il à fond dans des matières aussi délicates, et exposerait-il, sans quelque raison majeure, les auteurs des maux au juste bUme de leurs contemporains?
Si le lecteur, maintenant, eu lisantmesnar^ rations et les vraies causes qui amenèrent les résultats malheureux des différentes batailles dont je viens de faire la description , en fait l'application aux principes du catéchisme que j'ai mis sous ses yeux , il se convaincra facilement qu'ils ne furent amenésque par l'infidélilé aux règles dont je lui ai offert la série, et si ces principes, comme j'en suis persuadé moimême, sont insuffisants pour fixer iriévocablement les victoires, ils ne le seront pas du moins pour maintenir un certain équilibre le jour d'un engagement général.
CIK DR I. F.XAHKH kAISOIf?<K DRil THOIS ARMKS.
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MEMOIRE