‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en Russie; des Mémoires sur les principes de la stratégie; de l'Examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un Mémoire sur l'artillerieChapitre 89 sur 95 · M» PI · texte numérisé non relu

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souteair rurière'garda, |N>eté« k Neoturkt.

Cependant, l'année frinçiise s'était postée de Salsboni^ sur le chemin de Bui^ausen, et se dirigeait par MoTidsée,parlie sur Gemunden, partie sur Neumarkt.

Le 17 décembre, l'armée aulridiienDe fiit conduite derrière Voe^abruk : la dJTisîoo Kienmayer, de l'aile droite , demeura i Frankenmarkt, comme soutien de l'anière-garde, située à Vnter-Huhlham. Celte arrière-garde fut attaquée et repliée le même jour.

Le 18, les ordres étaient donnés pour établir le corps de réserve avec la division de l'aîte droite à Schwanstadt, et cdle du centre sur la rive droite de la Trann. La division Risch, de l'aile gauche, devait poster toute sa cavalerie dans les plaines du Regau , et sur la rive droite de l'Alter; son infanterie dans les forêts, sur la rive gauche de ce roisseau, «t soutenir ainsi l'arrière-garde, postée entre Voegelmarkt et Frankenmarkt. Hais les Français tombèrent tout à coup sur cette arrièregarde, et la prirent presque en totalité. Le corps de soutien se retira confusément et par pelo< Ions, et vint s'embarrasser dans la queue de l'armée, qui était encore occupée i défiler de son camp.

Les Français profitèrent de ce désordre, pour faire beaucoup de prisonniers et de butin ; ils poursuivirent leurs avantages avec tant de rapidité, que l'armée fut obligée de gagner Lambach, et que la nouvelle arrière-garde, postée dans les défilés de l'Atter, k Schwanstadt, fnt enfoncée, et presque entièrement faite prisonaibie.

Pendant ce temps, le corps du général Heczieri , qoi avait été placé sur t'Inn inférieure , ainsi que la garnison de la tête de pont de Burghaueen, était arrivé sni' la roule de Ried àSeeling.

L*aile droite des Français occn pailles goi^es de Geauinden ; la gauche , ayant été retardée parle poste de Bui^ausen, ne faisait que d'arriver k Ried.

(i) Ce prince, m faisiat la revue de cm tronpca qu'il ■Tiit autrefoU condnile» i la victoire, ne put voir, gaiu verter des larmes, l'élat de délabremeot et d'humiliation où elles éUlent réduilra.

Quelque cUri qne fat l'archiduc Charlea de l'offlcier et du Mldat , son arrivée au camp ne produielt pu mit le* «iprits lool l'eAt qa'<») s'en 4tail promli. La non-

Le corps d'armée français, qni devait çibserver le général Klénau «ur l'Allmohl et le Danube, avait tenté des diversions en avant de Ratisbonne et vers Passau, pour le contraindre à renoncer à la jonction qu'il venait d'opérer avec le général 8imbschen, jonction qui avait rejeté le g^éral Augereau sur Ii Rednilz.

Klénau se vil, en effet, forcé de revmir sur la Regen , en la remontant, pour couvrir, en cas de besoin , les passages de la Bohême du câté de Passau.

lie 19 décembre, l'arrivée de l'archiduc Charles fut annoncée à toute l'armée {*) .

Le même jour, elle abandonna leadenxriv» de ta TrauR, prit sa direction sur le diemio de Sleyer, et campa dans lesboisdeWirthsur la Linde ,' à 4 lieues de Cremsmunster. L'arrièr&-gan)erestaàLambacb, surlarivegaoche de la Tnan.

Les Français s'étendirent sur cette rive jusqu'à Wel s, culbutèrent l'arrière-garde sur le pont de Lambaeh, qu'ellen'eot point le temps de rompre, et s'emparèrentd'ane grande quantité de charrois et de canons.

Le 90 décembre, ils Kprirent vivement leur poursuite, replièrent rarrière-f^arde que l'on avait laissée à Wirth , atteignirent l'armée qui défilait encore par la gor^ de Crernsntunster, et firent de nouveau une immense prise d'artillerie ei de caissons.

Le XI, fut arrêtée uneconvention, en verlu de laquelle l'armée impériale devait immédiatement passer l'Ens : l'amée française élail maîtresse de la suivre, mais sans combat.

L'archiduc fit donc d^ter ses troupes sur deux colonnes qui se croisèrent; Tavant-ganie française les suivait aussi près que possible. A 6 henres du soir, ta convention eipira : tou( ce qui n'avait encore pu passer l'Eus, stJdats. enons, b^ges, tomba entre les mains de l'ennemi.

Le 2S, l'arrière-garde resU sur larivedroiie de l'Eus. L'armée gagna , sur deus coloasa

v«Ue t'était répandue que ce prisée allait l'aïaMet 1 la tête des 96 baUilloiu formel dans la Bolitmc , la Silésii; et la Moravie ; qu'il éUit suivi de S,000 Toioalairrs viennois et de 16.000 hommes de l'insurretlion hongroise ; il parut seul , et l'armée n'éprouva qu'une joî' paswBére.

(JVdc commwitUeÊét dm TTaétrUv. )

DE lA CAMPAGNE DE 1800.

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qui se croisèrent encore , le grand chemiaprÈs Stremberg.

Les Français s'étendaient tout le long de la rive' gauche de l'Ens. On s'estimait heureux, dans l'armée impériale, d'avoir échappé à U poursuite de l'ennemi : on ne craignait plus de se voir couper la retraite par la grande route de Vienne.

Le 25, l'archiduc gagna Anutetter, sur deui colonnes qui se croisèrent de nouveau; le 24, Hemelbach ; le 2S, Hoelk i le 26, il vint camper derrière Saînt-Poelten, l'arriëre^arde toujours à une marche de l'armée. Les Français suivaient pied à pied, mais à peine se tirait-il quelques coups de fusil.

L'armée aulrichienne n'était plus qu'à 41 lieues de Vienne, lorsque fut notifiée la signature de l'amiistice et des préliminaires de paix. Cette nouvelle fut reçue avec transport.

L'archidnc Charles avait rétabli dans l'armée quelque apparence d'ordre, mais il n'avait pu rendre la force à des soldats accahlés par tant de maux et de privations.

L'armée impériale , au moment ou l'armistice fut publié, était répandue dans les bois de Saint-Poelten :.eUe offrait un spectacle déplorable. L'honneur du brave soldat autrichien ne permet pas que l'on oublie tout ce qu'U endura sans murmurer. Pendant six semaine», il fut exposé sans lente , sans abri d'aucune espèce , à toutes les rigueurs de l'hiver : dans une retraite de 23 jours consécutif, on loi fit faire des marches forcées de 12 et 15 heures par des chemins presque impraticables; il était nu, privé de sommeil, et à peine nourri. Ses revers ne lui ont point fait perdre l'estime de l'Europe , et ses vainqueursse sont plus Ji lui donner des témoignages de celle qu'il leur a inspira

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