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environs d« Stras»; unedivision était resiée sur le Schelleobei^.
Le général Decaen. élail eotré, le S7, i Munich.
Le 4" juillet, l'armée française prit les positions de Adlschag, Nassenfeis, Weiheriog, Popenbausen, Hohennart et Woehnach sur riscr. Le 2 , elle s'élcndil le long de cette rivière , depuis Reichn-tbauseu jusqu'à Vobbourg.
l<es jours suivants, le général Moreau fit divers mouvements : le 7 juillet, il s'étiUit sur les deux rives de l'Iser, depuis Munich jusqu'à Landshut. Il prit poste sur le Danube à Neusiadt, investit aussilât Ingotstadt, et d^ lâcha une division de son aile droite, pour renrorcer le corps stationné devant lea défilés du Tyrol.
Ulm était aussi totalement investie.
L'armée impériale, conliouanl sa marche
rétrograde, campa, leSJi Wartemberj; le4, î Erdiog; le ft, k Hohenlinden ^ le 6 et le 7, i Haag : elle oecapa, le S . le camp d'Ami^ng.
L'arrière-garde , sous les ordres de l'an^idoc Ferdinand, parut avoir été entièrement oubliée à Landshut : on ne peut trop s'étoniter en voyant qu'elle était établie en avant du pont de cette ville. Aussi, lorsque les Français se portèrent, le 7, sur cette ponlion , et p^ trèrent dans Landshut, i la faveur d'un pont situé à quelque distance , et que l'on avait négligé d'occuper, l'arrîér»-garde autrichieniw, prise entre deux feni, perdit toute son artdleric, et fut contrainte, presqu'en totalité, i mettre bas l«s armes.
Cette action fut la dernière de la camp^gw d'élé.
L'année française se porta , te 6 et le 9, sur Anzing el Hehenlinden, et, quelques jonn aprrs, fut publié rarmistice.
D£ LA UHPAGNI! DE 1800.
CAMPAGiNB D'HIVER.
Ed conséqueDce de la ct^ventioD conclue à Hohenlinden, les fortereeses allemandes demeurèrent bloquée», mais avec le droil de se ravitailler à ternies fixes.
D'après la ligne de démarcaUtHt (i) qui fut tracée , il restait aux AalridiieDs le haut Palatinat, se rejoignant aux frontières de Bohême, le cours de Tlnn et tout le Tyrol; ce qui leur composait la ligne de défense la plus avantageuse.
Ud coup d'tBil jeté sur la carte, montre que cette étendue offre l'aspect d'une courtine, flanquée de ses deux bastions. La courtine est formée par l'Inn , et les bastions représenlés par les frontières du haut Palatinat et de la Bohême, d'une pari; de l'autre par la ligne conlÎDue des défilés du Tyrol. On peut même considérer les forteresses situées dans les provinces antérieures de l'Empire, comme des ouvrages avancés : les principes et les moyens de défense se calculant, d'ailleurs, d'après te plus ou moins d'éloignement de Prague .Vienne et Inspruk, qui sont les points centraux des forces de la monardiie autridiienne.
Api'ès la conclusion de rarmislice , les impériaux travaillèrent avec une nouvelle ardeur aux r«trancbemenls de l'Inn, rivière d^à dé-
()] Celte ligne CUnldéjidécrite arec la plus grande précision dans l'ouwage précWenl, page *17, j'y renvoie la lecteur, «Gn d'âviLsr une répétition iDuliîe. {Kott du Traducitur.)
fendue naturellement par aes rives escaipées, son sol inégal et rocaiUeux, et sa rapidité. De Passau à Hosenhaim , vis-à-vis des endroits les plus favorables an passage, on constraitit des batteries et des redants ; on acheva les lètes de pont commencées en avant de Wasserboui^, de Braunau et de Bergheim (entre Harkel et Braunan). Cétledemière était située trop bas: elle était commandée de tous les cAtés; et ne couvrant le pont en aucune façon. La première était inexpugnable, -il est vrai, mais elle n'avait qu'un débouché; savoir, le grand cbemia de Hunicb.
11 est surprenant que l'on ait né^îgé de fortifier, par de pareils ouvrages, l'espace compris entre RosenheiiD elKuffslein, où, dansles guerres précédentes* avaient été effectués des passages de l'Inn.
Ce cabinet de Vienne s'imagina, i cette époque, qu'il n*y avait point de moyens plus efficaces pour reiwlre la cmfiance à l'armée , que d'en confier le commandement à un autre chef.
En conséquence, Kray fut rappelé ; un des frères de l'Empereur était destiné à le remplacer (s).
L'archidoc Jean vint prendre le commaode-
(i) Kra; fut immédiatement eoToji en eiil dans ses terres, où le désespoir lui caïua une maladie (]ui Gt craindre pour «es Jours. Ce général a été en bulle aui critiques les plus a mèru, et même aui Impalationi
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ment d« l'armée : le feldzeugmeisler ( général d'arlîllerie) baron de Lauer, Ini fut donné pour conseil. Le colonel WeyroUer, fui nommé chef de son éUt-major : c«l officier avait déjà donné des preuves d'nn talent distingué.
L'armée que j'ai évaluée à 140,000 hommes, tors du début de la campagne, en avait perdu environ 20,000 depuis cette époque, SO autres mille avaient été laissés dans les places fortes , ce qui la réduisit à 100,000 hommes. Hais un renfort de 9,000 Autrichiens eL de S,000 Bavarois, à la solde de l'Angtetcrre , la {rartait à 114,000 combaltanls eOectifs, quand, au commencement de septembre, les Français annoncèrent la reprise des hostilités.
Ils avaient rassemblé leur armée dans nne position parfaitement adaptée au développement de leurs projets.
Un trouve, entre les sources de l'Attel, de l'Ebrach, de l'Iser et de la Schwahcn, une cfaatne de montagnes, en grande partie couvertes de bois. 1^ terrain adjacent est en général marécageux et coupé. Les forêts les plus contidérables, dans cette partie, sont celles d'Ebersbergctd'Aming; dies occupent tonte la contrée de Holienllnden, et s'étendent jusqu'à Ebcrsberg et Steinring.C'estsnrce terrain, singulièrement convenable au génie et à ta tactique de l'infante lie française, qu'elle était
L'armée Impériale fut partagée en quatre colonnes. Celle du cenlr« devait attaquer les forèls d'Ëbersberg et d'Aming, par le grand chemin de Hohenlinden; en se réunissant ensuite àcelle de droite, se porlcr snr Zomeding.
delle-ci, avant d'opérer sa jonction, débouchait de Haag sur Scfanaubingen , laissait Burgreln à gancbe, forçait le poste d'fsen, et gagnait le chemin d'Erding à HohenlindcR, pour attaquer le flanc gauche des Français.
La colonne de gauche avait pour but de fortes pltM injusln. Od a su depuis, ei l'on uura niii^ui «More on joar, qnll s'eut pmqtK jamais la liberté d'agir mIddsts vues. H. del.ehrbacb.enTOfépor t'Bmpereurau|iri«4taIui,«mlnriHitB»liUea,tt lui inlimint chaque jour l'ordre de ne point hasarder d'action décisive, doit ftre considéré comme le véritable gtotnl CD chef, dniM celte hiale campagne. L'infortuné baron de Kraj aratt trop bien pressenti toutes les (irévenlions et U malveillance, dont il ne pouvait manquer d'élrc
cer le poste d'Ebersberg, en se dirigeant par Halskirchen, d'une part, et de l'antre pir Hasen et Graefing. EUe se réunirait également à l'armée , à Znrneding.
Une quatrième colonne, enfin, fut fltcét comme réserve, sur le grand chemin de Wasserbourg à Munich, à Tulling, en arrière ée Steinring:
Le corps du prince de Gondé , réduit à use poignée d'hommes, fut poeté sur la roole d'Aibliog à Zonieding.
On ne peut nier que ces dispositions, attribuées an dief de l'état-major, ne fussent eicellentes en elles-mêmes.
Le 19 septembre fut employé en apprêts de tout genre, quoique l'ennemi fit peu de monvemeuls , et semblât vouloir se tenir sur li défensive.
L'Empereurs'étailrendnlui-mémei l'année,' il fit annoncer à l'ordre que tout acconmodement devenant impraticable, il fallait rabattre les prétentions des Français par la force des armes; qu'en conséquence, 11 entendait que ses troupes les attaquassent le lendemain 90, sur tous les points. Sa Majesté promeltaDl d'être témoin oculaire, pour distinguer les eflfarts de chaque combattant.
En effet, le 19 au soir, tes colonnes se nfprochèrent de leurs avant-postes, et l'actiu générale semblait inévitable pour le \eaitmain.
Il vint un contre-ordre pendant la ddII : l'armistice était prolongé de 34 heures.
Quelques heures avant qu'il eipirit, l'année apprit qu'une nouvelle suspension d'armes venait d'être conclue pour 45 jours : I* cession des trois forteresses d'Ulm , Ingolstadt et Pfai- Hpsbonrg , en faisait la hase.
Les Français se trouvaient ainsi considérablement renforcés par les trois corps deblocoSi et leur ligne de subsistance acquérait une [ilus grande sùrelé , tandis qne les Inlpëriauï pe^
l'objet, en remplaçant l'archiduc Charles. 11 «"ij°'> l'Empereur, à plusieurs reprisa, de révwpKr «a n»i- DilioR ; mais enSa il hllut obéir.
L'archiduc Chaiies, en rentrant au miniitére. lui écrivit une lellre des plus flatteuses : le suffrage àt f prince nt une réponse viclorieuse aui insinuilioas de (envie. ~ Le général Kraj vient de mourir, [iim''' IMt.)
(JVole conuaNtiiiiii^ au Tradudtvr.j
daicnt preaiius tout moyen de w •ootsnir «o Hvaat des pays héréditaires.
Cette cession signée, Sa U^esté In^térUle reprit U roule de Vienne. *
Cependant le terme , dé par l'armistice de Ilohailindflii, élail eipiré, et l'Empereur refusant eoeore d'acquiescer aux proposilions du gouvernement français, le génér&l Horeau déclara que les hostilité reDommenoeraient le 38 novembre.
11 venait d'âtre arrêté, entre les généraux autrichiens, un plan qui avait pour hut principal de forcer l'ennemi à évacuer toutes ses positions i Kohenlinden, sur l'iser, l'Ammer, etc. On devait parvenir à ce grand résultat par des manœuvres babilement calculées, pour prendre toutes ces positions de revers; mais tout à coup on cfaingea d'idée»; 90 parut avoir adopté les moyens de force, cl vouloir courir les risques d'une bataille.
En conséquence, l'armée de l'archiduc Jean s'avança, le 28 novembre , dans la contrée de E^enfelden, neumarkt et Vielsbieburg.
L'avanl-gardes'emparadu poste de Landsbut, et Kléuau passa le Danubeavec 8,000 hommes.
Le 30, l'armée fut portée sur Tlser : elle occupait, à AmpGng, les deux bords de celte petite rivière.
Pendant ce temps, les avant-gardes françaises, soutenues de la m^eure partie de l'armée, s'étaient avancées sur l'inn supérieure, jusqu'aux tèles de ponl de Wasserbout^ et de Kraybourg 1 elles s'étaient emparées des pos Les silués sur les hauteurs d'Ascbau, Boemering, Hann,Rothenkircbenet Dorfen.
Le but du général Moreau était de pénétrer les desseins des Autrichiens, et alors de passer rion,ou, commeoQ le vit après, de tout disposer pour ua engagement sérieux dans une seconde position, près de Hoheolinden.
On ignorait tolalemcnl, au quartier général de l'archiduc, où était l'année française et ce qu^elle voulait faire : on se mit en mouvement le i" décembre, pour s'en éclaircir.
Les avant-gardes françaises furent attaquées de froot, dans les positions décrites ci-dessus, tandis que de fortes colonnes, suivant les vallées de l'iser , les prenaient de revers : elles furent donc contraintes à se replier sur Haag.
Le« deux partis e'éuienl donc retrouvés.
Le 8 déceiri>re, I4 génâral HofMu reprit m première position de Hoheniinden , et le renforça d'une partie de son centre stationné près d'Ûwrsberg. Les deux divisionsqui y restèrent, durent avoir reçu l'ordre de se porter de là sur Hatenpœt, le 5 décembre, pour praadrc en flanc les colonnes autridiiennes qui ToodraienI avancer sur Hoheniinden, pendant que l*aile droite française, postée sur l'inn snpàievra, se porterait par sa gaudio sur Ebersbei^.
Le i même, au soir , tes Autrichiens se dirigèrent sur les positions de Haag , et emporte» renl les postes près d'Isen, afin d'ètr« en m(H sure d'entreprendre» le lendemain, unealtaque générale contre la ligne de l'^inemi.
Le plan consistait dans une attaque sur le front et sur la Sanc gauche des Français, qui devait être entièrement enveloppé.
On avait formé trois divisions de l'année impériale, sous le commandement deegénéraux nisch, Baillet et Kienœayer. Chacune de ces divisions consistait en i régiments d'infanterie et4de cavalerie; de plus, le corps de réserve, de 8 bataillons de grenadiers , 1 régiment d'infanterie, plusieurs régiments de cavalerie, et les troupes auxiliaires bavaroises: enfin, les corps des généraux Heczieri et Kléoau.
Cesdeux derniers, comme fusant l'extrémité de l'aile droite , devaient se porter, partie sur l'Ammer, partie le long de l'iser, m la remontant, sur Munich.
Les divisions Kienmayer et Baillet avaienl pour objet de s'avancer par Aerding, Dorfen et Isen, contre le flanc gauche des Français, qu'elles devaient envelopper et culbuter.
Le corps de réserve était destiné à marcher sur Hohenlinben parle grand chemin de Haag il Munich : la division Riscli devait tendre au même but, en se dirigeant par Reit, Freimaring el Saint-Christophe.
IjC 3 décembre, la pluie, lestorrenUavaient rendu les chemins presque impraticables; les Qoconsdeneigeobscurcis8aienirair,oo voyait à peine à cent pas devant soi. L'artillerie s'eni' bourbait; les hommes et les chevaux u'avan* çaienl qu'en glissant. Ce fut dans celle situation que la bataille commença.
L'armée seporteobliqucmentsur sa gauche.
Le général Heczieri prend Freisiug. Le.'* divisions Kienmayer et Baillet s'avancent avec diflicullé par Isen et Aerding. La division Riscb
PRÉCIS
épronre U màma peiiM k traverser an terrain détrempé.
En même temps , le corps de réserre est mis en mouvement, et marchant snr le grand cbemin, il dépasse bïentât les antres colonnes : son avant-garde s'engage avec le gros.de l'armée française, à Hohenlinden.
Cepradant, les deux divisions Grançaises, «UUoimées à Ëberdtei^, se poruient sur Hatenpccl. La première de ces divisions, sous le général Richepanse, erre longtunps i travers les tourbillons de neige : la queue de sa colonne, relardée par le mauvais temps et les chemina sans fond, enlame une actiou fort vive avec le corps du génénl Risch ; la division du général Decaen survient, et appuie celle de Richepanse. La tète, qai était en avant, parvient jusqu'à Hatenpœt. Un homme timide se serait cm coupé et perdu.. Richepanse pousse sans hésiter jusqu'au grand chemin , et tombe enfin, dans les bois situés entre Halenpœl et Hohenlinden , sur la queue du corps de réserve, qui ne s'attendait point à cette brusque attaque.
Une terreur panique s'empare des colonnes autrichiennes; le désordre s'y répand de toutes parts. Français et Autrichiens, confondus, se battent par pelotons séparés. Le chemin est couvert de cadavres et de canons renversés. Les valets d'artillerie coupent les traits des chevaux , et la déroule est complète.
Le général Noreau , de sa position de Hohenlinden, s'aperçoit de ce qui se passe au-dessous de lui : il s'ébranle; et tombant avec impétuosité sur les débris du corps de réserve, il achève de dissiper tout ce qui essayait de se rallier.
Lee autres colonnes do l'armée impériale se bttenl d'effectuer leur relraite; elles se replient toutes sur Huhidorf. La nuit seule arrêta ta poursuite des Français.
Le jour suivant leur permit de réunir les trophées de leur victoire; ils virent que plus de 80 pièces de canwis étaient en leur pouvoir.
L'aimée autrichienne ne fut plus occupée que de tous les moyens de défendre l'Inn , derrière laquelle ses généraux l'avaient disposée, à l'abri d'une longue ligne de relranchentents. Le cours de la rivière avait été divisé en trois parties; de Passau à Braunau, de
Braunau i Wassei4>ooi|; , et de Wasserbourgà Kufeteiu.
La division Rlsch mardia, les 7, 8 et 9 dicendire, par Ampfing, Kraybourg et Wasser' bourg , pour gagner les environs de Secbnik et de Rpsenheim. Elle enl à fournir deux jonrs de marche forcée el excessivement pénible, de plus qu'elle n'aurait en à faire, si, en quittani le champ de bataille, on l'eitt fait défiler pir la tète de pont de Wasaerboui^.
Les autres divisions se rendirent égalemeoi dans les positions qui leur étaient assignées, c'est-à-dire, la division Kienmayer occupa les tètes de pont de Kraybourg et Huhidorf, e( ftit chaînée de la garnison de Rrannau.
Le corps de réserve fut placé en avant de Hobenwart , sur la rive gauche de l'Ahi ; il devait défendre la droite de i'Inn , entre Hahtdorfet Braunau.
La division BaïUet tat établie i Mingen, entre Wasserboui^ et Trôssbourg, pour tonvrir l'espace compris entre Huhidorf et Wisserbourg.
Le prince de Condé, renforcé d'un régiment de cavalerie, fut chargé d'observer le coursde l'Inn, depuis Wasserboorg jusqu'à KuËitein.
L'armée française s'était étendue dans tnule la longueur de la rive gauche de rion : (41e n'avait rien négligé pour fixer rallenlioo des Autrichiens sur U partie inférieure de la rivière, pendant qu'elle faisait les apprêts d'an passage au-dessus de Rosenheira.
A dater du 6 décembre, le général Noreiu appuya constamment sur sou aile droite, de sorte que la gauche observait toujours les l^ln de pont de Braunau, Huhidorf, Kraybourg, Wasserbourg, etc.
Le centre el la droite étaient coocenlrés, le 8, snr le chemin de Rosenbeim à Aibling.
Il ne se faisailplus, cependant, ancuD mouvement dans l'armée impériale.
Dans la nuit du 8 au 9, les Français avaient rassemblé un corps de troupes au-dessus de Rosenbeim , en face du village de Neubenren. Au point du jour, ils passèrent l'Inn, mkuI) protection d'une forte batterie.
ils replièrent, sans peine, tous les postes du prince de Condé , et construisirent en trois heures un pout sur ta rivière. Vers midi, îb avaient déjà deux divisions sur la rive droite- Une partie prit poste sur les haolews à*
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DE lA CAMPAGNE DB 1800.
NeukeureD; une autre se dirigea vers l'extrémilé orieDtaletlu lacde Chiem, sur la route deSeebruk; la troisième, et plus forte, s'avança par Rohrdorf sur Stephanskirch el le chemin de Rosenheim.
Le gëoéral Aisch se vit conlrtint, par ce iaouvemeat, à se replier derrière l'Alza, vers Seebruk.
Lorsque les Français se furent ainsi rendus maîtres de la plus importante et de la plus redoutable barrière de l'Autriche, l'armée impériale fut mise en marche le 10 décembre,
La division Baillet évacua la tête du pODt de Waaserbourg , et se retira sur Waging.
Celle du général Ris(^ fit sa retraite sur Trauenstein.
Le 12, toute l'anaée fut disposée dans la ligne de défense tracée derrière la Salza. On e^érail, en s'y maintenant, conserver, d'une part , ses communications avec l'Ion inférieure depuis la léle de pont de Bnrgheim jusqu'au confluent; de l'autre, avec le Tyrol.
Le pofile de Burghausen fut garni de quelques bataillons; 1 r^iment d'infanterie et plusieurs escadrons occupèrent Laufen. Le corps d'armée principar était établi entre la Sala et la Salza.
Cette position était, pour ainsi dire, inexpugnable; elle consistait en grandes plaines, dont le ^nt était couvert par les défilés de la Sala , et les flancs par la Saiza et une dialne de rochesescarpées.Mais.àdosdecette position, et à une demi-poriée de canon seulement, coulait la Salia; on n'avait sur cette rivière que deux ponts de bateaux et un de pierre, circonstance qui pouvait exposer aux plus graves inconvénients.
De plus , cette position, susceptible d'être défendue par i3,000 hommes , la plupart de cavalerie, était encombrée de troupes : elles se montaient à plus de 30,000 hommes d'infanfanlerie, sans compter la cavalerie.
Les Français, de lenr c6té, serraient l'armée autrichienne de tra-près, dans sa retraite. Les deux divisions de leur aile droite s'avanuèrent sur le chemins qni mènent à l'Alza , de droite et de gauche du lac de Chiem , et se dirigèrent ensuite sur la Sala par Trauenstein et Teissendorf.
Elles furent suivies par les deux divisions du centra, qui, néfomoins, pour forcer les
Autrichiens à évacuer h tète de pont, se portèrent sur le grand chemin de Wasserbourg, et poursuivirent alors leurmarcheparAltenmark et Waging.
Deux divisions de la gauche passèrent en même temps l'inn à Wassra-bourg, et vinrent se réunir à l'armée, sur le grand chemin dont il vient d'ètra fait menlion.
La troisième division de cette aile passa la rivière à Huhldorf , prit le chemin d*Alt^Oetting, traversa l'Alza , el se porta sur la tête de pont de Burghausen.
Les 13 et 13 décembre, le général Horeau fit reconnaître les bords de la Sala et de la Salza. Il apprit que cette dernière rivière n'était point BuiGsamment gardée au-dessus de LauCen. Quelques soldats français se jetèrentà la nage, et allèrent détacher des bateaux sur la rive opposée. En un instant , i à SOO hommes furent transportés sur le flanc de la position autrichienne.
]ls marchent rapidement snr S bataUlons qui défendaient le pont, les culbutent, et lenr coupent la ralraite sur Salzbonrg.
Le général Horeau fit immédiatement avancer toute son aile gauche et son centre sur Laufen , où ils passèrent la Salza. Deux dirigions seuUments'étendirent sur la Sala, vis-i-vis des Autrichiens.
Ceux-ci semblaient ignorer les grands événements qui venaient d'avoir lieu. Le H décembre, le jour commençait à peine à luire, quand les Français attaquèrent et replièrent les avant-postes de l'aile gauche. Deux divisions étaient en pleine marche sur Salzbomg.
Le prince de Lîcfatenstein reçut ordre, alors, de s'avancer avec la réserve, de passer leSaka, et de s'opposer à l'ennemi, qui arrivait par Laufen ; mais il était trop ^ble pour tenir tSte aux Français, qui étaient déjà, le même soir, à Bergheîm, k une lieueet demie de Salzhoui^. Tout ce que put faire le prince de Lichtenstein , ce fut de couvrir te passage de l'année sur les ponts de la Salza, dans la vil|e même. L'armée profita de. la nuit pour gagner, sans obstacle, Neumarkt, où elle arriva le lendemain IS.
Ce jour, et la nuit suivante, le corps de réserve fut porté à Frankenmarkt avec deux divisions; et celle du centre resta i Sleindorf, «ttre NeumaiU et Straswahlien, pour
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