QUATRIÈME MÉMOIRE
SUR LES PROPRIÉTÉS DU TERRAIN» ENVISAGÉ COMME BASE DES COMBINAISONS STRATÉGIQUES.
Nous devons envisager le terrain comme la base de la stratégie. C^est dans les ressources qoe la nature nous offre « que la science militaire puise se^ éléments. Les accidents du terrain senties principes d'où émanent les combinaisons qui accélèrent les mouvements offensifs et qui consolident les opérations défensives.
Pour parvenir aux points que nous voulons occuper, nous choisissons, parmi les routes qui nous y mènent , la voie la plus avantageuse ; poar s'opposer aux intentions hostiles de nos ennemis, nous commençons à nous couvrir par les difficultés du terrain , qui deviennent nos égides protectrices , tandis que nous profitons des avantages que leur configuration nous offre, poar arrêter les mouvements offensifs de nos adversaires.
L'homme étranger aux grandes ressources du terrain ne trouve , dans cet amas de fleuves, de lacs, de marais, d'exhaussements, de plaines <ït d'affaissements, qu'un chaos difforme et dénué de propriétés. Le militaire , au contraire , qui en a médité les avantages, découvre dans la liaison de ces différentes parties d'une nature si hétérogène , des principes vivifiants , qui donnent à la science , à laquelle ils servent de base, un caractère d'ordre et de stabilité , que son imagination ne fait qu'approfondir et que peifeclionner.
La stratégie, aussi bien que la tactique, se partage en deux modes de mouvements :
i» L'offensif;