Derrière la chafnequicouvrirala position
Un des points importants est de bien cohnattre les plateaux culminants» les ncrads des' vallées» qur servent de points de repos et de camps pour le déploiement des troupes» et les différentes routes qui mènent à traversla chaîne. Le terrahi oA les eaux se partagent nous indiquera les points élevés; et la naissance des différentes souirces» les noeuds des points culminants.
Lorsqu'on est dans Toffensive» le prindpal est d'ordonner la marche d'après les avantages des localités» afin de ne pas rompre Tharmonie des ccdonnes. Les directions des fleuves » qui prennent leurs sources dans les chaînes» doivent nécessairement attirer notre attention»
pour ne pas multiplier les difficultés que la nature agglomère dans ces sortes d'accidents. Leurs oscillations étant ordinairement perpendiculaires ou obliques à la chaîne principale» peuvent servir d'indication pour le partage et la direction des colonnes. Mais ces oscillations étant quelquefois sujettes à des détours subits» qui les conduisent dans des directions parallèles aux chaînes d'oii les fleuves prennent leurs sources» comme Fexemple que nous ofire l'Elbe du côté de Pardubitz » elles noos obligent alors à forcer plusieurs lignes défensives et augmentent les difficultés du passage.
Dans la défensive» le principal est de se placer de manière h pouvoir arrêter les colonnes dâK)uchantes.
La campagne de 1813 et les opérations de l'armée de Bohème» nous oflVent des exemples bien intéressants pour ce genre de guerre. D'un cAté» les fautes commises par l'armée alliée en franchissant l'Ersgebirge entre Ghemnitz et
MÉMOIRES SUR LES PRINCIPES
Gieshubel(i),et, par conséqucnl, dans une étendue qui ne cadrait ni avec la force » ni avec le nombre des colonnes ; de Tautre » les dispositions Tîcieuses des Français pour en garder les débouchés 9 ainsi que les malencontres aux* quelles ces derniers ont été en butte , sont autant d'indications pour tout ce que nous devons éviter dans ces sortes d'occasions, et sur lesquelles nous pouvons aisément baser les vrais principes.
La bataille de Culm nous servira d'exemple pour les positions de la seconde catégorie. La grande facilité de s'y abriter et de s'y maintenir militairement, nous fait une loi de les envisager comme position tactique et stratégique. Les mouvements de conversions, pour ceux qui en connaissent les détours, sont d'une exécution facile et d'un avantage positif.
En général, les chaînes de montagnes, envisagées comme lignes défensives sont, par les grandes difficultés de les franchir, beaucoup plus avantageuses que les fleuves.
Les positions qu'on prend devant les chaînes doivent être offensives , celles qu'on prend derrière sont défensives. Se trouve-t-on protégé par les forces physiques, les premières étant sur les points les plus élevés des revers, dominent les positions des adversaires et possèdent tous les avantages de la tactique.
Les secondes, lorsque la chaîne est d'une grande étendue, ont le défaut d'engendrer, quelquefois, des difficultés pour les défendre. C'est ainsi qu'en 1757 l'armée autrichienne, qui avait pris position derrière les chaînes de la Bohème et de la Moravie, depuis Eger jusqu'au delà de Heichenberg, fut, à la suite des mouvements offensifs du roi versl'Eger, trop heureuse de pouvoir rassembler ses différents corps sous les murs de Prague, où se livra ensuite la bataille de ce nom.
Le$ Villes. Les villes étant les foyers où se concentrent ordinairement beaucoup de routes, offrent à la stratégie les avantages éminents de ponvoir diriger les grandes opérations vers les objets principaux et intermédiaires, et de multiplier les combinaisons des mouvements qui nous y conduisent. Maître d'une ville, on possède en son pouvoir un foyer qui ouvre plu-
(i) Et qni oui été relevées do main do maître par le général Muffling, dans son oavrago intitulé; HrfrocA-
sieurs directions, entre lesquelles on ehoisira celle que les circonstances et les grandes combinaisons stratégiques désignent comme la plus avantageuse. On y porte la majeure partie des troupes, en se servant des autres pour flanquer la communication principale, et on y opère avec une masse concentrée, en ne prenant qu'un seul point de départ; tandis que l'ennemi, pouvant être menacé sur différentes directions, se trouve souvent obligé d'étendre son déploiciment stratégique pour parer les coups que adversaires peuvent lui porter. Ce sont de sortes d'avantages que proviennent pour tains points les grandes prérogatives de ces positions centrales, que nous devons envisager comme les i»oints les plus importants du théâtre de la guerre, où doivent se concentrer les ressources de la défense et de l'attaque, et qu'on n'achète qu'au prix de beaucoup de sang et de sacrifices.
L'importance de ces points est tellement grande, que l'art doit toujours suppléer aux imperfections de la nature. C'est par cette raison que nous voyons ordinairement, autour des villes que les localités érigent en positions centrales , s'élever des enceintes que l'art de la fortification met à l'abri d'une attaque subite et d'une prompte reddition. *
IjCS villes servent aussi de rassemblemenf aux ressources, sans lesquelles la guerre ton>berait bientôt dans un état de stagnation.
C'est dans leurs murs qu'on dépose les munitions de guerre et de bouche.
Les Routes. Le réseau des routes que la main de l'homme a étendu sur la surface de la terre, forme un des objets principaux de la stratégie. Traçant des lignes perpendiculaires, obliques et transversales, elles désignent l<fs directions qu'il faut suivre pour atteindre une ville, un fleuve, ou pour franchir une chaîne de montagnes. En facilitant aux colonnes les moyens de communiquer par les flancs , diles leur offrent aussi la possibilité de rester en contact entre elles , et de pouvoir, dans les cas urgents, se porter un secours réciproque.
Dans les chaînes de montagnes, les roules côtoient les berges et les précipices , et après avoir serpenté dans les directions des diffé-
tungen ilber àiê grossen Operalianen und Stkïaekien des reldtUge von 1815 uni 1814.
DE lA STRATÉGIE.
rentes Tallées, uni les vallées latérales des ooûtreforts à celles de la chaîne principale » eOessortenldo labyrinthe qu'elles viennent de rendre plus praticable, pour mettre en contact entre eux les habitants des deux revers opposés. A mesure qu'on quitte ces repaires mystérieux et qu*on approche de leurs versants , le nombre des roulés se multiplie, elles s'élargissent» deviennent par conséquent plus faciles à franchir et plus avantageuses. La qualité du terrain influe d'une manière si positive sur leur nature et les rend praticables à des époques si différentes, tandis que l'espace de temps pendant lequel on peut s'en, servir est si variable»
que les qualités du sol oh eUes sillonnent ne peuvent assez mériter notre attention. Leur construction , quelquefois solide, souvent vicieuse, les ponts qui unissent les rives opposées des fleuves etdes rivières, sont des objets qui ne doivent pas non plus échapper a notre attention. Un terrain solide que les pluies n'humectent pas trop facilement, que le soleil ne fendille pas trop aisément, est le sol où se trouvent les routes que la stratégie doit choisir de préférence, et dont les avantages ne sont pas san influence sur les grandes opérations, parles mouvements qui peuvent s'y opérer avec rapidité et aisance.
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