‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en RussieChapitre 21 sur 86 · Sous le rapport [militaire ou stratégique · texte numérisé non relu

Sous le rapport [militaire ou stratégique

Ces deux rapports seront soumis à une autre subdivision qui expliquera :

1 . La nature des prérogatives et les désavantages de chaque partie prise isolément.

S. Le point de vue sous lequel nous devons les envisager dans leur ensemble.

L'appréciation de ces deux rapports avec leurs subdivisions, forme la vraie base de la partie raisonnée du système géographique, qui , pour être complète^ revendique les notions suivantes :

Pour la première subdivision, envisagée sous le point de vue des deux rapports, géographique et militaire :

i. Une explication claire et précise de la nature topographique et des ressources militaires de chaque partie prise isolément ;

â. Une connaissance détaillée des avantages matériels et des combinaisons opératives que les différentes créations offrent à la défense ;

3. Une appréciation bien juste, mais dans le même sens, des avantages qu'on peut en retirer pour l'attaque.

Et pour la seconde subdivision ,

i. L'influence matérielle et militaire que la position des différentes parties peut avoir l'une sur l'autre dans l'ensemble du cadre, basée sur leur configuration topographique et leurs avantages stratégiques, d'où nous ferons dériver:

2. Les combinaisons opératives qui pourront en rejaillir pour la défense ;

3. Les ressources que les manœuvres pourront en retirer pour l'attaque.

C'est la somme de ces différentes notions qui sera la vraie source, d'où le système opératif empruntera plus tard ses combinaisons qui, appartenant à la partie executive de la stratégie, ne peuvent être discutées qiiTau moment où les principes du système géographique ^ seront expliqués et fixés.

Le lien qui unit ces deux systèmes , les ressources que l'un tire de l'autre et les combinaisons qui en dérivent, sont indissolubles et d'une nature synthétique. Au reste , le lecteur pourra se convaincre plus tard , plus aisément et avec plus de certitude, du rapport intime et constant qui existe] entre eux, et combien la partie théorique de la stratégie influe avantageusement sur la partie pratique, et en fait si non un système invariable , du moins une science , qu'il faut étudier dans le repos que nous offre le cabinet, et qu'on n'apprend que superficiellement dans le tumulte des guerres.

Quant au système géographique pris isolé-

MÉMOIRES SUR LES PRINCIPES

ment» ce n'est que dans te courant de Touvrage que je pourrai prouver ce que j^ai eu ToccasioD de dire plus haut et ce que je répète maintenant y c*est qu'il est basé sur des éléments si stables» qu'il serait presque absurde de vouloir soutenir que cette partie de la stra-

tégie , ne soit pas une science théorique » qu'une fausse explication peut défigurer , mais à laquelle un raisonnement, épuré par une profonde connaissance de la géographie militaire, ne manquera jamais d'empreindre le caractère qu'elle possède.

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