‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en RussieChapitre 41 sur 86 · Sur la rapidité des mouvements · texte numérisé non relu

Sur la rapidité des mouvements

La première sert à nous familiariser avec le terrain , avec ses ressources et ses prérogatives ; le second i calculer le temps nécessaire et les espaces à franchir pour parvenir à Tobjet des opérations , et la troisième, dans le cas que les «aillants et les défenseurs se trouvent à égale <iistance de Tobjet qu'ils se proposent de conquérir ou de défendre, nous offre la faculté

d'y prévenir Tadversaire. Dans ces trois principes, qui servent de base au système opératify nous trouvons les éléments qui le consolident, le calcul qui le régularise, et le caractère dont il doit être empreint.

Un chef qui manie ses masses avec dextérité et vitesse sera toujours en gain sur un adversaire moins expert et moins prompt. Cette prépondérance dépend de la sagacité du chef et de la bonté de Tannée. Le choix des communications les plus courtes et les plus avantageuses , la désignation des objets qui iloivent avoir une influence positive sur le sort de la guerre, etc., dépendent des facultés intellectuelles du premier, la célérité des marches, de la constitution physique et des dispositions morales de la seconde.

L'usage ayant aboli les tentes, 1^ grands avantages qui proviennent de la vivacité des marches , ayant diminué de beaucoup le nombre des équipages , les grandes opérations en devinrent plus rapides et plus décisives.

C'est du maintien rigide des trois éléments que je viens de désigner , que nous ferons dériver le résumé des combinaisons applicables à l'attaque et à la défense.

L'un et l'autre état exigent une discussion et une préparation préliminaires , car c'est le meilleur, et à peu près le seul moyen de maîtriser les différentes combinaisons et de do-

MÉMOIRES SUR LES PRINCIPES

miner sur Téchiquier stratégique. Si même les modulations de la guerre , lorsque nous parvenons aux opérations, nous obligent souvent d*y apporter quelques modifications , une fois que Tattaque et la défense ont été discutées et préparées d*après les lois de la science , ces modifications, qui sontordinairementsimples, fadies et partielles, en deviennent aussi plus efficaces. Si j'affirme que, lorsque les ressources de Téchiquier stratégique ont été bien comprises et scientifiquement développées, les modifications que nécessitent les cas imprévus , ne sont que partielles, et par conséquent d un danger temporaire , je suis aussi redevable au lecteur de l'exposition des raisons qui servent de base à ma conviction.

Quoique j*aie déjà eu Toccasion de saisir le vrai sens de ce que nous entendons par les ressources de Técbiquier stratégique; pour offrir au lecteur une description plus complète et moins abstraite du vrai esprit du système opéraiif de la stratégie , je crois devoir rassembler dans le même cadre , le principe et Tapplication y et faire de tous les éléments passifs et actifs de la guerre , un tout qui nous servira plus tard à mettre en pratique, ce que la théorie nous donne en règles et en préceptes.

Nous partageons ordinairement le système 4>pérat%f en deux modes d'opérations, qui sont : i. Le mode otTensif;

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