‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en RussieChapitre 69 sur 86 · MON PRINCE · texte numérisé non relu

MON PRINCE

J*ai brigué Thoiuieur de placer le nom de Votre Altesse à la tète de mon ouvrage , et ii m*eàt été impossible d'en mettre un qui ait resplendi d'un plus grand éclat dans les temps actuels. Je dirai plus : si le bonheur de vous accompagner sur les champs de bataille ne me fut pas tombé en partage, ce travail n*eût pas existé.

C'est à vous, Mon Prince, que je dois Fidée que je viens de développer, et à laquelle se rattache le laurier immortel que vous avez cueilli sous les murs de Varsovie. J'y ai vu Tartillerie russe, dirigée par vos conceptions, sortir du domaine où ses propriétés avaient semblé circonscrire son action , et ses effets surprenants apparurent à mes yeux comme un trait de lumière, qui m'éclaira dans mes recherches scientifiques.

Puissé-je avoir rempli ma tâche comme militaire et comme écrivain; quant à ma récompense, je n'en désire qu'une seule, c'est d'être assez heureux pour suivre encore Votre Altesse sur les champs d'honneur, et d'y être le témoin de vos nouveaux succès , comme je l'ai été]de votre gloire passée.

J'ai l'honneur d'être , avec le plus profond respect ,

De Votre Altesse,

Le très-humble et très-obéissant serviteur.

OKOUNEFF.

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