‹ Considérations sur les grandes opérations de la campagne de 1812, en RussieChapitre 74 sur 86 · SST · texte numérisé non relu

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mouyement offensif qai se prononcerait avec trop d'impétQOsitë ;

2^ Elle protège le déploiement des troupes;

3® Leur mouvement rétrograde;

4® Elle fait naître du flottement dans les lignes ennemies» et facilite Taction des autres armes;

5® Enfin, elle augmente la force impulsive des troupes assaillantes.

Portde mon expérience, acquise pendant la campagne de Pologne, et nommément à Tassaut de Varsovie^ j'ajouterai une sixième propriété, qui est la base de mon travail actuel, et qui consistera à

^ MuHUr les batatUotu et préparer Caclion des autres armes, de manière à leur faciliter \a rupture du centre des lignes de bataille qui interrompra leur liaison tactique ^ et sera le préliminaire dune défaite complète.

Le rôle de Tartillerie se réduisait , jusqu'à présent, à fait naître du flottement dans les H' gnes ennemies, dont on profitait pour gagner^ quelques pouces de terrain. Ici le problème s*offre sous un aspect plus compliqué , car il ne s'agit pas moins que de faire sur un des points de la ligne ennemie, non une de ces brèches dont on prévient le fâcheux inconvénient en faisant avancer dans la trouée un ou deux batail* Ions tirés de la réserve , et vers laquelle aucun mouvement offensif décisif ne peut se prononcer ou reste sans effets; mais une de ces brèches qui dégarnissent assez la partie compro^ mise pour pouvoir l'attaquer avec succès, pour interrompre la contiguïté des lignes, désunir les masses qui les forment, et leur ravir cet ac* cord tactique sans lequel une armée ne saurait se maintenir longtemps en position.

Le rôle que jMmpose à Tartillerie est sans doate aussi glorieux que difficile, et repose sur plusieurs éléments qui forment la base de ses succès , et qui sont : ses propriétés , son éducation et son emploi dans les batailles.

Pour ne pas me mettre dans la nécessité de

(i; Ayant donné mes idées sur Féducation de rarlilr krie ( Examen raUonné)^ j'avertis le lecteur que, pour

répéter des choses sur lesquelles j'ai donné de grands développements dans mon Cours de Tac^ tique, je ne dirai que quelques roots sur les deux premières ih^es, en me réservant de m'arrèter plus longtemps sur la troisième.

En méditant sur l'éducation de Tarlillerie , je mettrai en première ligne de sa perfection le tir et la vélocité des mouvements. La célérité avec laquelle les canonnicrs chargeront et déchargeront leurs pièces, la justesse avec laquelle ils sauront pointer, et la vivacité qui présidera à tous les mouvements, formeront les éléments les plus importants de cette partie de leur exerice (i).

Que les cheb ne négligent pas d'accorder au tir toute Tattention qu'il mérite, et n^oublient pas que le sort d'une bataille et celui d'une nation peuvent souvent en dépendre. Ce sont des circonstances trop graves pour les juger légèrement, et on commettrait un crime de lèse-patriotisme en les sacrifiant à quelque autre considération moins majeure.

Quant à l'emploi de Tarlillerie, celui-ci exige des développements plus étendus, qui devront être en proportion avec le rôle impox^ tant que j'impose à cette arme.

Je le considérerai sous plusieurs rapports ,

qui seront :

i^ Le partage de rartillerie dans les lignes

de bataille ;

^ Les positions qu'on lui fera prendre ;

3^ Le rassemblement des pièces en grandes masses.

4<» Le but tactique qu'on leur assignera*

C'est du talent avec lequel on remplira ces conditions que dépendront les succès de l'artillerie , et que nous pourrons exiger d'elle le changement qu'elle est appelée à produire.

La gravité des conséquences syoute ordinairement à l'importance du principe, et m'impose le devoir de consacrer à chacun de ces quatre sujets un article séparé.

le cas qui fait le njet de ma discussion , je reovisage comme portée au plus haut point de perfection.

MÉMOIRE

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