‹ Considérations sur les grandes opérations de la compagne de 1812, en Russie; des M émoires sur les principes de la stratégie; de l'Examen raisonné des propriétés des trois armes; et d'un Mémoire sur l'artillerieChapitre 33 sur 87 · Perpendiculaires; i. Parallèles · texte numérisé non relu

Perpendiculaires; i. Parallèles

Gomme les premières sont aussi les vraies lignes alimentaires et d'opérations, qui servent de voies aux armées et aux munitiont de guerre et de bouche, je me propose d'en discuter avee détail l'emploi et les propriétés , dans le aiemoire suivant. Je n'entamerai de disaerUlioo que sur les principes et l'emploi des secondes.

Les bases d'opérations parallèles à la frontière, et transversales à la marche d^une armée, remplissent deux buts essentieb:

i . Elles marquent et appuient le déploiement stratégique des forces actives;

2. Elles servent de pivots aux grandes opérations des armées.

La défense immédiate étant toujours la plus salutaire pour maintenir l'intégrité d*un objet, tandis que la défense indirecte ne parviendrait pas toujours à le sauver, il est tout rimplequ'U faut occuper ou couvrir immédiatement un point qu'on se propose de défendre. L'occupation de plusieurs de ces points, qui couvrent le pays attaqué, forment justement oe qu'on nomme le déploiement stratégique.

Il esil in«iispensablc de conserver intacts tous

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les points qui le formenl , carsi Vun d*eux tombait au pouvoir des ennemis, tout le déploiement serait mis en défaut. La ligne menacée sur un des flancs, ou percée dans le centre, perdrait de sa stabilité, et les troupes qui l'oc^ cupenl , séparées les unes des autres , seraient oÛigées d'aller en chercher une autre, ou de manœuvrer de manière à reconquérir le point perdu.

Le déploiement stratégique doit être en rapport direct, dans roffensive, avec Tobjet qu'on veut atteindre, et, dans la défensive, avec celui vers lequel on dirige son mouvement rétrograde. Cette analogie entre les points de départ et celui que les armées veulent atteindre, en fait dériver une combinaison de mouvements qui nous ramène dans le domaine des grandes opérations offensives et défensives, ie me rélerve donc d'en parler avec plus de détail, breque je serai parvenu à ces deux sections Importantes de la science militaire.

Une position stratégique présuppose un déploiement stratégique aussi-; par conséq t, non l'occupation d'un point isolé, mais < de plusieurs points, dont la liaison form e étendue de terrain que nous désignon bases d'opérations ou lignes stratégique; r rapport au terrain, ces lignes peuvent être partagées en deux catégories :

I. En lignes dont les espaces qui se trouvent entre les objets des opérations offrent dei >bstictes non interrompus, comme un j nd Bauve, ou une chaîne de montagnes;

S. Eirlignes dont les espaces entre les objets des opérations, n'oSirent aucune difficulté pour les franchir.

Les lignes de la première catégorie sont ordànairement plus difficiles à forcer, que cd de la seconde, car si les points que les i lants veulent attaquer sont connus, les c seurs trouvant sous la pro(ecti<Nii de cl

objet des opération^, une position favorable, forcent leurs adversaires à venir attaquer de liront l'armée défensive et le point qu'elle protège. La défaite de l'objet actif des opérations, en paralysant la défense immédiate, peut seule nous mettre en possession d'une pareille ligne stratégique.

La campagne de 1813, en Allemagne, nous en offre un exemple. Les défaites des armées françaises à Dennevitz, sur la Katzkach, et à Culm, avaient tellement affaibli le numérique de leurs forces , que les alliés n'appréhendèrent plus de se jeter en masse sur la ligne d'opéralions principale des ennemis , et les forcèrent par là à abandonner la ligne stratégique de l'Elbe, qui fut franchie sans difficulté après ces trois victoires décisives.

Une ligne formée par une chaîne de montagnes , qui lie les objets d'opérations entre eux , est celle que la chaîne du Hoemus offrait aux Turcs en 1829, mais dont ils n'ont su tirer aucun parti. La rivière de Kamtschik, qui se présentait transveraaleiàent à la marche des «donnes russes, en mhnussait les grands avantages. Mais les Turcs n'ayant pas su s'oppoeer à notre entrée dans les Balkans, ne furent plus en état de nous arrêter sur la ligne du Kamts> diik, qui fut forcée à gué par nos inUrépîdeR chasseurs.

Les bases d'opérations qui sont marquées par des points auxquels l'art ou la nature oat accordé une sorte «de stabilité, étant les fhm avantageuses pour appuyer les grandes opérations, sont aussi les lignes sur lesquellet les armées cberdientonUnairement à se maintenir et qui servent de pivots à leurs mouvements.

C'est en dépostant les ennemis d'une base d\>pérations sar «ne autrn, qu'on s'empara Ai pays qu'on attaque. On refoule les défeneevt jusqu'à rdijet principal, et on met in wn hostilités en s'oi rendant maître.

MÉMOIRES SUR LES PRINCIPES

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