SUR LES BASES DOPÉRATIONS . AUTREMENT NOMMÉES LIGNES STRATÉGIQUES
Je crois avoir fait aeiiir d'une manière assez l^alpable dans le huitiène Mémoire, la diSërcDce qui existe entre les bases d'approyisionnements et celles d'opérations. Jusqu'ici tous les auteurs qui ont écrit sur la stratégie, avaient confondu les différentes bases sous une seule dénomination, et les appelaient bases d'opérations. Il en fiitde même des lignes alimentaires et d'opérations.
Pr^nter aux militaires qui cherchent à s'instruire deux objets d'une nature hétérogène, sous la même dénomination, c'est embrouiller leur esprit et les mener souvent à des résultats vicieux. Une contradiction pareille ne manque pas d'agir aussi d'une manière nuisible sur la science même : c'est le meilleur moyen de n'être jamais d'accord sur ses différents éléments.
J'envisage les bases d'opérations comme les plus fermes appuis des armées, et je les retrouve dans les lignes stratégiques. Formées par des points auxquels la nature ou l'art donnent une stabilité positive, ces lignes consolident les manœuvres et ne peuvent pas être mieux désignées, que par bases d'opérations.
Les bases d'opérations sont, en général , les lignes qui unissent entre eux lesobjets des opérations. Elles ont ordinairement deux direc-
tions différentes par rapport aux fironlMresqvi servent de départ aux armées :