‹ Considérations Sur Les Grossesses Extra-Utérines RécidivantesChapitre 15 sur 45 · FACTEURS INFLAMMATOIRES · texte numérisé non relu

FACTEURS INFLAMMATOIRES

Plaçons en tête l’infection gonococcique — métrite et salpingite — comme le fait BERNHARD — qui tend de plus en plus à se répandre. C’est elle, de l’avis de nombreux auteurs, qu'il faudrait incriminer plus spécialement chez les femmes stériles avant leur première grossesse tubaire.

Il ne faut pas cependant être trop uniciste et il semble bien que divers autres microbes, pour ne citer que les plus courants, streptocoques, staphylocoques, pneumocoques, colibacilles, doivent avoir une part de responsabilité qui n’est pas négligeable. |

Ce ne sont d’ailleurs pas les grossses lésions inflammatoires qu’il convient d’incriminer, car, étendues, elles s’oppo-

ER CT seraient également à une grossesse normale et à une gestation ectopique, mais les petites poussées répétées.

L’avortement, de plus en plus pratiqué, est noté par À. LABHARDT, dans 30 %, par AULIS APAJALAHTI dans 50 % de leurs observations de G. E. U., simples ou récidivées. Il est certain que la fausse-couche, surtout provoquée, s'accompagne de phénomènes inflammatoires, discrets — les curettages utérins qu’elle nécessite le plus souvent, lèsent la muqueuse utérine, même bien faits — et peuvent pertuber, par la producfion d’endométrite, les conditions normales de la nidation de l’œuf.

L'appendicite a été décrite comme facteur favorisant. LeirrH Murray, dans des opérations pour G. E. U. droite, a noté dans le tiers des cas, des altérations de l’appendice — en tous cas l'explication ne vaut rien pour la récidive.

On a incriminé les opérations antérieures sur le petit bassin, spécialement celles qui ont été suivies de drainage, parce que génératrices d’adhérences : c’est un facteur plutôt négligeable et qui intervient au maximum dans 1,5 % à 2 % des cas. Pour notre part, ainsi que le montre l’Obs. I, nous estimons que c’est là une étiologie aléatoire.

FACTEURS OVARIENS

À la suite de la découverte des secrétions endocrines et les fonctions internes de l’ovaire, on a recherché de ce côté des explications à la G. E. U.

S'appuyant sur le fait que ces grossesses se produisent chez des femmes relativement âgées dont les ovaires sont fréquemment scléro-kystiques, on a déclaré que des ovaires malades devaient donner des œufs malades et partant à évolution anormale.

La connaissance du corps jaune de la grossesse et de sa sécrétion destinée à préparer la segmentation et la nidation de J’œuf a suggéré une autre hypothèse.

S'il y a hypersécrétion, l’œuf est en état de s'implanter

LEP Nes

avant d’être arrivé dans la cavité utérine ; que la muqueuse tubaire soit modifiée par la lutéine, la nidation se fait dans la trompe.

Le processus inverse d’hyposécrétion de lutéine expliquerait les cas d'implantation de l’œuf sur le segment inférieur el partant les diverses formes de placenta proevia.

En conclusion de ce long exposé, nous sommes obligés de reconnaître que certainement la cause de la G.'E. U. n’est pas une, celle de sa récidive non plus.

On peut d’ailleurs admettre que la cause qui a favorisé le premier accident n’est pas obligatoirement celle qui a favorisé le second, car, si les mêmes causes doivent produire automatiquement les mêmes effets, comment expliquer qu’une grossesse normale ait pu précéder les accidents ou même s'intercaler entre eux ?

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