RE LEE
latéro-utérine ; pendant les accidents aussi, parce que lon attend des signes cataclysmiques qui ne sont pas la règle. On veut à la maladie dans ses débuts une symptomatologie trop parfaite, et aux complications une gravité qui au lieu d’être évidente, est souvent cachée ».
C’est évidemment l’interrogatoire qui devrait nous donner les plus utiles renseignements.
Mais cet interrogatoire, il le faut long, détaillé, ne pas hésiter à poser mille et mille questions à la malade, l’'amener à préciser de minimes détails qui peuvent avoir une grande importance. Il ne faut pas oublier que devant un retard de règles même bref, il a pu y avoir des tentatives d’avortement fructueuses ou infructueuses que la consultante souvent taira.
D'ailleurs à la question posée sur la raison qui l’amène à consulter, elle répondra : « C’est pour des pertes », ou « pour des douleurs », ou « pour lestomac, les reins, la vessie ».
Un des signes les plus fréquents — 93,7 % des cas pour
MM. MEYIAN et MOSSADEGH — serait l’anomalie, et non pas retard des règles
Effectivement ce sera le plus souvent pour une perte apparue avant la date des menstrues et non à cause de la disparition de celles-ci que l’on verra la consultante. Voilà venu le moment, de lui faire préciser la nature de ces hémorragies — distillantes, de sang poisseux et chocolat, ou hémorragie rouge à caillots, mêlée de débris.
Les douleurs — « les attendre, c’est aimer les désastres » — seront rarement telles qu’à elles seules elles amènent les malades à s'inquiéter. Il faut s’ingénier à faire préciser leur répétition, leur caractère, mais 9 fois sur 10, la réponse sera « C’est une simple pesanteur, un poids, un point ».
L’interrogatoire, mené à terme, bien ou mal, il importe de passer à l’examen gynécologique — complet et très doux — sinon le médecin risque de déchaïîner lui-même la catastrophe.
On fera un toucher combiné au palper.
Le col est le plus souvent légèrement ramolli, plus ou