‹ Considérations Sur Les Grossesses Extra-Utérines RécidivantesChapitre 27 sur 45 · II. — RÉACTIONS BIOLOGIQUES · texte numérisé non relu

II. — RÉACTIONS BIOLOGIQUES

Depuis longtemps, accoucheurs et biologistes s’efforçaient à trouver une réaction caractéristique de la grossesse, sans grand résultat pratique.

Ce n’est qu’en 1928, que ASsCHEIM et ZONDEK arrivèrent à un résultat positif et pratique. Les premiers, ils firent connaître que l’urine de femme enceinte contient en quantité importante et dès les premiers jours de la gravidité, une substance analogue à l'hormone préhypophisaire. La présence et la qualité de celle-ci sont mises en évidence, par injection de l’urine de femmes enceintes à des souris femelles impubères. ‘On obtient : le déclanchement précoce de la puberté, la for-

mation dans l’ovaire de follicules hémorragiques et de Corps jaunes,

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On vit alors, à côté de cette réaction princeps, toute une floraison de nouvelles méthodes biologiques de diagnostic de grossesses, pour la plupart ne différant de celle d’'ASCHEIM- ZONDEK que par les animaux choisis comme tests ou par la substitution du sang à l’urine comme liquide d’épreuve.

Nous citerons

1° La réaction de BROUHA-HINGLAIS-SIMONNET qui, imaginée, après celle de ASHEIM-ZONDEK, a été publiée en 1929.

On utilise l’urine du matin, recueillie aseptiquement, que l'on injecte pendant 4 jours consécutifs sous la peau de souris mâles âgées de 4 semaines. S'il y a gravidité, on a une augmentation des testicules et un quadruplement ou quintuplement de volume et du poids des vésicules séminales, qui sont gorgées d’une secrétion liquide et blanchâtre.

2° La réaction de BROUHA-FRIEDMANN, qui date de 1931.

L'animal utilisé est la lapine adulte de deux mois au moins. |

Après une laparotomie exploratrice nécessaire pour vérifier l'intégrité des ovaires, on injecte, dans la veine marginale de l’oreille, matin et soir, deux jours de suite, 5 cc. d’urine. Deux jours, au moins, ou trois après la première injection, on constate par une nouvelle laparotomie, l’état des ovaires. Si la réaction est positive, ceux-ci sont bosselés par des follicules hémorragiques et augmentés de volume.

Ces réactions donnent des, résultats confirmés dans 98 % des cas.

Le dosage des unités, rat ou lapine, contenues dans lurine employée, donne encore plus de certitude en ce sens, que l’on arrive à différencier l’œuf mort, de la grossesse en évolution, et de la mole hydatiforme.

3° D'autres réactions ont été publiées que nous citerons pour mémoire, celles de L. BINET, J. VERNE et F. LUXEMBOURG, qui utilisent pour test les mélanocytes de l’écaille de poissons.

— celle de ManoiLorr, actuellement considérée comme non spécifique.

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