IL. — ELOIGNE
Après la première atteinte, on estime que les malades ont une chance de récidive, contre 4 de grossesse normale ultérieure. Les autres paraissent vouées à la stérilité.
re
Les auteurs américains ont essayé de traiter celte stérilité par l’insufflation tubaire. Ils ont eu des succès el grâce à cette même méthode, ils se sont rendus compte que, lorsque pour obtenir lx perméabilité tubaire, il était nécessaire d’utiliser des pressions entre 150 et 200 "/" Hg, la grossesse qui survenait par la suite étail presque fatalement ectopique. Aussi, pouvaient-ils prévenir leurs clientes des risques qu’elles couraient.
Cependant l’insufflation tubaire n’est pas elle-même sans danger, el il se peut fort bien que le chiffre de ses succès ait été contrebalancé par un nombre égal de gestations ectopiques dont elle fut la cause adjuvante. Re
On s’est plu à rechercher le temps écoulé entre la première grossesse ectopique et sa récidive, cela a, dans le fond, assez peu d'importance, et l’on trouve dans la littérature des récidives échelonnées entre 2 mois et 14 ans après la première intervention.
Plus intéressante nous semble létude du pronostic éloigné de la récidive. £
Si l’on a fait une opération conservatrice comme une salpingostomie — une troisième G. E. U. est possible, quoique exceptionnelle.
Si l’on s’est borné à enlever la trompe, on verra le plus souvent se rétablir une menstruation irrégulière qui aboutira à une ménopause prématurée.
Enfin, en cas de cure radicale du second accident, les suites seront généralement très satisfaisantes. Les malades engraissent un peu, elles seront sujettes à des bouffées de chaleur, mais une opothérapie bien comprise et rationnellement appliquée jugulera facilement ces inconvénients en euxmêmes peu graves.