IT. — L’'ACCIDENT SECONDAIRE
Avec la même idée directrice que pour le premier accident, on doit adopter une thérapeutique radicale,
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Sans doute, les observations certaines de seconde récidive sont extrêmement rares; mais cette rareté ne provient-elle pas justement de la cure radicale mise en œuvre après la première ?
Pour notre part, d'accord avec de nombreux auteurs, COTTE, PATEL, SWYNGHEDAUW, nous estimons que la conservation de la trompe gravide est à rejeter, le renouvellement du même processus est à craindre, les mêmes causes ramenant les mêmes effets. Puis le danger de développement d’un chorio épithéliome de la trompe n’est pas illusoire, et doit suffire à faire abandonner toute idée conservatrice.
Faut-il, comme l’a tenté H4amANT, reséquer la corne utérine et la trompe gravide jusqu’au voisinage du pavillon, puis fixer celui-ci dans l’angle de l’utérus pour assurer la possibilité d’une nouvelle grossesse — très problématique — puisque l’auteur n’en a jamais observé consécutivement ? .
Nous répétons : non. On doit supprimer complètement la trompe et l’ovaire atteints. Dès lors, à quoi bon conserver un corps utérin, désormais sans fonctions et tout juste capable de se cancériser ? Il est plus logique, plus chirurgical, et souvent plus rapide, de faire une hystérectomie subtotale ou au moins fundique.
On peut cependant discuter l’hystérectomie dans les cas où un ovaire peut être conservé, chez une femme très jeune. La conservation de l’ovaire irrigué et continuant sa sécrétion, peut permettre le retour de petites menstruations et la persistance de sa fonction endocrine qui s’opposera aux accidents de la ménopause anticipée.
Enfin, dans les cas seulement où la rapidité de l’intervention doit primer, sera-t-on autorisé à faire l’hémostase suivie d’une salpingectomie à ras de l’utérus, et souvent, même en cette occurence, des raisons techniques d’hémostase ou de péritonisation obligent le chirurgien à une intervention plus complète.
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