‹ Considérations Sur Les Grossesses Extra-Utérines RécidivantesChapitre 9 sur 45 · FRÉQUENCE · texte numérisé non relu

FRÉQUENCE

C’est un fait brutal et d'observation quasi unanime que la grossesse extra-utérine voit sa fréquence augmenter.

Alfred LABHARDT note qu’à la clinique gynécologique de Bâle, elles ont quadruplé en 30 ans, alors que la population x seulement doublé. Les auteurs français, sans accuser un pareil coefficient d'augmentation, ont pu faire des constatations analogues. :

ToRrRE (de Milan) estime que dans ces dernières années la fréquence des gestations tubaires est sensiblement normale, correspondant au coefficient 1,2 % par rapport à la grossesse normale.

Logiquement, cet accroissement du nombre total des grossesses ectopiques s’accompagnera d’une augmentation du nombre des récidives, mais dans quelle proportion ?

Empruntons à la thèse de SAUVE quelques statistiques :

REIFFARSCHEIDE sur 43 G. E. U., compte 2 récidives, soit 4,7 %

KUTINER 107% LS 5 ss — 4,80 STRAUCH OP — F5) — RD 2 0 RUMPEL 30 — —— 2 ——.68 % LEJARS 63 — pe 0 Le AG LA SMITH 2998 — LT 127 = Lt 0

. Voici d’autres chiffres :

JEANNENEY a eu D % de récidives.

WIEGAUD | 128 — TILLY GUDDEN HAE CE — DIETRICH 46 % ra

AND) À 4 Er

UFARIA ARCIERI, sur 685 cas a eu 5,5 % de récidives et TorRE note un taux de 6,35 %.

Si l’on fait la moyenne de tous ces chiffres, pour la plupart assez voisins, on obtient un pourcentage moyen de récidives qui est, en chiffres ronds de 5 %. C’est à peu près le chiffre accusé par les statistiques personnelles du Pr. PIOLLET et, il semble bien que ce soit le plus voisin de la réalité, puisque les publications récentes, françaises ou étrangères, le donnent avec une constance remarquable.

Certains ont voulu faire une part à l’hérédité pour expliquer cette répétition. Nous ne connaissons que la récente communication de M. FuLconis, à la Société d’obstétrique et de gynécologie d'Alger, pour apporter un argument en faveur de cette thèse, et encore ne parle-t-il pas de G. E. U. récidivée. I! raconte l’histoire d’une famille où une femme, deux de ses filles et une de ses petites filles, ont fait successivement des ruptures de G. E. U. droite, et il suggère la possibilité d’une hérédité de terrain. On ne peut cependant pas tirer des conclusions hâtives d’un fait unique, mais nous ne croyons pas qu’il y ait des familles à ectopie comme on rencontre des familles à jumeaux.

La profession influe-t-elle sur là fréquence des accidents et leur répétition ? Rien n’est moins certain, dans nos observations, nous voyons cette récidive se produire également chez des travailleuses manuelles et des femmes oisives et ce, dans des délais sensiblement identiques.

Par contre, il est indéniable que certains âges payent un plus lourd tribut à l’ectopie. Cela peut s'expliquer par le fait que l’activité génitale est nettement délimitée entre deux dates extrêmes et sans grandes variations. La courbe de la G. E. U. primaire s’élève, progressivement de 18 à 25 ans, brusquement de 25 à 30 pour être maxima, entre 30 et 35 ans, où l’on trouve de 30 à 40 % des cas — et s’infléchit jusqu’à la quarantaine.

La courbe de la récidive est à peu près superposable, si ce n’est que son sommet se situe entre 25 et 30 ans.

À lire nos seules observations, nous inclinerions volon-

ch

me) à RUES

tiers à admettre que les accidents de gestation tubaire, simple ou répétée, sont plutôt l’apanage des nullipares. Nous sommes, sur ce point en contradiction avec la plupart des statistiques publiées sur ce sujet précis ; en effet, la plupart des auteurs établissent un pourcentage important de grossesses utérines antérieures.

M. Core, sur 20 cas, relève 50 % de malades ayant eu antérieurement une ou plusieurs gestations.

SMITH, sur 112 cas, indique 87 accouchements normaux avant l’apparition des accidents ectopiques.

Il est bon de souligner que le nombre des primipares l'emporte de loin sur celui des multipares.

Plusieurs raisons peuvent expliquer les divergences constatées entre nos observations et les données classiques

1° Le nombre relativement restreint de cas que nous avons rencontrés personnellement. |

2° Le fait que nos malades chez lesquelles la G. E. U. s’est développée avant toute grossesse normale, ont presque toutes un âge avancé dans la vie génitale, 27 ans, 28 ans, ou sont demeurées longtemps stériles, ainsi que l’on peut s’en rendre compte immédiatement en prenant connaissance de nos observations.

Ainsi avertis et documentés, nous pourrons discuter en toute connaissance de cause les questions plus importantes de l’étiologie, du diagnostic et du traitement.

Moignon de à la trompe droite Utérus Trompe

Placenta

FϾtus

Insertion Col :Ovaire Trompe péritonéale

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