‹ Considérations sur les pauses cardiaques de longue durée dans la maladie de Stokes-AdamsChapitre 8 sur 50 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Le syndrome de Stokes-Adams est communément appelé syndrome de Morgagni-Adams-Stokes en Italie et dans les pays d'Amérique latine. Il semble en effet que Morgagni soit le premier à avoir publié, en 1761, le cas d’un homme présentant des syncopes, voire des accidents convulsifs, coïncidant avec une rareté du

pouls.

La publication de Morgagni tomba dans l'oubli et ce n’est qu'en 1827 que le médecin anglais Adams attira de nouveau lattention sur un cas similaire, mais son observation passa également inaperçue.

Stokes, en 1846, reprit cette observation en rappelant les conclusions d’Adams qui entrevoyait déjà un trouble de la circulation coronarienne, mais surtout, à la suite de cas observés par lui, découvrit un signe fondamental tiré de la comparaison des battements radiaux et jugulaires : la dissociation auriculo-ventriculaire.

Adams et Stokes avaient fait du syndrome qui

porte leur nom un trouble d’origine cardiaque. Plus tard, leur conception fut discutée par Charcot et ses

y out

élèves, ces derniers surtout, qui virent dans le ralentissement du pouls un phénomène de cause unique-

ment nerveuse.

En 1883, Chauveau prend les premiers tracés mettant ainsi en évidence la dissociation auriculo-ventriculaire, mais par analogie avec les expériences d’excitation du bout périphérique du pneumogastrique chez l'animal, il fait lui aussi de la dissociation un trouble relevant du système nerveux.

La théorie cardiaque fut réhabilitée en 1893 par la découverte de His junior, qui montra l'existence d’un tissu de conduction spécifique auriculo-ventriculaire.

Si nous devons, à His la première description du faisceau qui porte son nom, il faut remarquer toutefois que l’existence d’un tissu de conduction avait été soupconnée par Gaskell en 1833 et Stanley Kent en 1893. :

La description de His fut complétée par Tawara en 1908.

En 1907, Keith et Flack décrivaient le nœud sinoauriculaire.

Hirschfelder, Héring, Erlanger, et surtout L. Frédéricq réalisaient vers la même époque, par l’écrasement du faisceau de His, les différents modes de dissociation auriculo-ventriculaire.

Du point de vue clinique, la question a été définitivement mise au point en 1908 par les travaux de Vaquez et de ses élèves.

y on ne revenir on . RiPA

Signalons qu’ un travail très. complet a été fait sur ci la question en 1938 à Lyon, par Gonin, dans une thèse très détaillée accompagnée QUE -Dibhograpie

DÉFINITION - SYMPTOMATOLOGIE

Nous n'avons pas l'intention de développer ici la symptomatologie de la maladie de Stokes-Adams avec ses nombreuses formes cliniques. Nous repren-

: drons simplement les principaux symptômes en insis-

tant sur celui qui nous paraît capital, la durée de la pause -ventriculaire.

La définition de la maladie de Stokes-Adams n’est

- pas univoque et les auteurs en fixent différemment les

limites nosologiques.

La conception la plus large est donnée par Laubry dans son traité des maladies du cœur ; pour lui, le syndrome comprend lensemble des accidents ner-

* veux qui compliquent :

1° des troubles du rythme rapportés par l’auteur aux bradycardies ;

2° des bradycardies proprement dites ; |

3° tout un ensemble de troubles circulatoires d’origine , Cardiaque qui né sont pas seulement des bradycardies, maïs sont aussi quelquefois des bradysphygtfnies (rythmes couplés extrasystoliques), des tächycardies (flutter), Voire des fibrillations ventricu-

laires.

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