LES PISCINES DES STATIONS THERMALES
es reproches que nous avons adressés —'avec tous les hygiénistes d’ailleurs —— aux piscines des grarides villes; peuvent-ils s'adresser également aux piscines des stations thermales et climatiques ?
De tous temps, la plupart de ces stations ont eu des piscines ; mais, depuis quelques années les piscines se multiplient et les stations hydrominérales rivalisent de luxe et de confort.
Nous n’en sommes plus à la modeste et pittoresque piscine des lépreux, ou bassin des ladres d’Aïx-les- Thermes, aujourd’hui désaffecté et qui avait été construite en 1260 par Saint-Louis, pour le traitement des croisés ayant contracté la lèpre: en Palestine. De superbes établissements ont remplacé un peu partout les bassins, très bien construits, certes, maïs qui ne correspondaient plus aux principes d'hygiène actuels.
C’est surtout au cours de ces dernières années, que ces transformations ont eu lieu. Les anciennes piscines ont été modifiées, agrandies, rendues plus confortables et plus luxueuses ; et les stations qui n’en possédaient pas, en ont créées en faisant de gros-sa-
HENDEREE
crifices financiers, quelquefois même au-dessus de leurs possibilités.
D'une façon générale, on peut dire que maintenant, les stations françaises, qui étaient « handicapées », n’ont plus rien à envier aux meilleures stalions étrangères.
Les piscines célèbres du Valais et de l’Oberlaud, pour ne citer que celles-là, sont certes fort bien aménagées, mais le gros effort fait par les stations françaises, a rattrapé le temps perdu.
Nous ne les examinerons pas toutes, car elles présentent souvent les mêmes caractéristiques. Disons de suite qu’il s’agit toujours de piscines d’eau courante dont le débit est considérable.