‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 31 sur 58 · ME · texte numérisé non relu

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0) Les affections laryngées (Masséi), Les calculs bronchiques

__ (Charpignon), les affections inflammatoires du poumon ou de la

__ plèvre (Lemaire (1), Roch (2)), les opérations pratiquées sur les cavités pleurales (empyème), ont été signalées comme pouvant être l’origine de crises épileptiques. |

| Delasiauve, L. Tait, Terillon, ont observé des cas où les crises

paraissaient être en relation avec une affection utérine (cancer, anteversion, etc.). î

L'insolation à été également incriminée par Rossi et Weber (3).

L'influence de certains troubles psychiques est indéniable : les rêves, les émotions, la colère, la peur, occasionnent souvent les paroxysmes (Féré, Maupaté, Mendel, Rosier, Schupter, Hubert, Camille). De tous temps les commotions sexuelles ont été considérées comme dangeureuses pour les épileptiques. Delasiauve a vu des malades se maintenir sans crise tant qu’ils restaient dans l’asile et retomber de nouveau dès qu'ils profitaient d’une sortie pour se livrer aux plaisirs sexuels. Il nous a été donné d'observer dans le service de M. Legrain, un malade, ancien élève de l’école de Joinville, doué d'une force peu commune et

. 1. Lemaire, Epilepsie d'origine pneumonique, Revue de médecine, 1888. CAT 2. Roch, Des crises d’épilepsie d’origine pleurale, ARevue de méde- vo cine, 1905. | 3. Weber, Report of one hundred and sixty cases of epilepsy, Boston med. and Surg Journal, 1893.

qui, soumis à un régime convenable à l’intérieur de l'asile voit ses crises diminuer de nombre et d'intensité. S'il sort avec sa femme il fait des attaques en série dès le lendemain de la permission. Le malade reconnait lui-même la’ relation de ses crises avec le‘coït de la veille.

Comment expliquer ces « épilepsies sympathiques » ? En

réalité les observations que nous venons d’accumuler sont en nombre assez infime en comparaison des faits si nombreux où le

rôle de l’intoxication est évident, et surtout ceux où la cause directe n’est pas appréciable.

Il est certain que les excitations périphériques, l’action réflexe ne sont pas capables de créer de toute pièce l'attaque épileptique. La prédisposition, de l’aveu de tous les auteurs qui rapportent Les observations que nous venons de citer,.est nécessaire : tous ceux qui se piquent le doigt n'ont pas de crises.

D'autre part, les phénomènes d'intoxication ne sont pas toujours appréciables, tantôt parce qu'on ne les recherche pas, tantôt et surtout parce que nos moyens d'investigation sont insuffisants. Dans la plupart des cas précités, sinon dans tous, l’intoxication hépatique, rénale, ou autre peut jouer un rôle ; et il est possible que ces excitations réflexes n'aient qu'un rôle révélateur secondaire, un rôle purement occasionnel : le coup de vent qui fait tomber un arbre chancelant.

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