‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 37 sur 58 · Soc. de biologie · texte numérisé non relu

Soc. de biologie

Gelma 5

— d'industrie de cœur , . . 7,80 — mauvais goût de tête. . . 7,80 de QUENELS EL ANNEES LESC 7,80

Comme on le voit la toxicité des alcools de tête, de queue, de cœur est identique. L'alcool de cœur plus rechfié n’est donc pas moins dangereux que les autres.

Toxicité vraie des impuretés

Chiens Lapins

F'UPEUTOR AAA LENS 0,20 0,14 Aldéhyde 5/12" 1 HTRErS EMMANUEL %

Les résultats de ces expériences ont été appliqués à l'étude des boissons distillées. Il faut citer à ce sujet avec les travaux de Joffroy et Serveaux, ceux de Rocques, de Riche, de Depaire.

D’après les recherches de Rocques (1) on trouve 0 gr. 015, à

0 gr. 040 de furfarol dans un litre dé rhum à 55°, dans un litre : de cognac ou d'armagnac marquant 559, 0,005 à 0,015 ; dans un ‘: litre de kirsch 0,005, dans un litre de trois-six de Montpellier | | une quantité plus faible encore. L’eau-de-vie de cidre, de mare, | de poiré n’en contiennent que des traces. ‘à D’après les recherches de Riche et de Depaire la somme des impuretés dépasse rarement deux grammes par litre. Joffroy et Serveaux (2) donnent des équivalents toxiques des différents éléments du rhum :

Aléobléthylique.t 5 0005, FT 80 LEA TEE NS CR ESPN 5 M EE 4 AdÉDIAESEN."UT NSTE l PURLUROl AMEN RER 0,14 Alcools supérieurs . . . 0,50

D’après ces calculs les différents éléments d’un litre de rhum produiront ces chiffres :

1. Roques, Analyses des alcools et eaux-de-vie, in Encyclopédie Léaute.

2. Joffroy, Leçon faite à la clinique de Ste-Anne, Gas. hebdom. de méd. et de chirurgie, 1896, p. 1117.

; Lr ob 4 1 RAPPORTS. Le L'éviLepsie LATE AvEG L'ALGOOLISNE

Dh LE Alasn

500 ce... Pa ont ét ique tueront. 2 PF UE ie OAI Eten ee DE QU RUE ESS d'atehyde à. MILIE tab pisterant OT QU OSAUE FAN dt MEL 848 ï O0 387 d’alcools supérieurs. . .. 0,25$

Un litre : rhum dans sa totalité tuera donc 64 k. 947 et sue ; cette somme totale 64 k. 102 seront tués par l’alcool éthylique. Joffroy donne les chiffres suivants :

É | - SIN Re !

Un litre d'alcool éthylique pur supposé à 50° tue . 64,500

4 — d’éau-de-vie de Montpellier. . . . . . 64,904

É — dekirsch …. . ré 65,001 2 d’eau-de-vie de daté (Gournay 18) CE RO FE 2I6S MAGIE

22 derhum Martinique . STE 00 Horn 68845 té

ii tide cognac AM NOIR RAT Lee QE (nl

nu —__d’eau-de-vie de cidre (Caen) 4 . . :. 65,913

4 TA SACS MANN LME real ra a OO Ode

4 — de marc de Bourgogne . ... . à. 64,477

à HN T'EAMAEVIE dé prunes Le AREA PRE 68,597

En somme ce qui domine comme élément toxique dans les boissons distillées c'est surtout l’alcool éthylique et Joffroy a bien démontré que le facteur important était surtout le degré. de l'alcool et sa quantité : « c’est commettre une erreur, dit-il, que de croire qu’en purifiant l’aicool on diminuera beaucoup les ravages de l’alcoolisme. Un point de vue bien plus impor-

tant que celui de la qualité, c'est celui de la quantité, et lors- HE qu'on dit que l’alcoolisme a fait des progrès considérables depuis je que l’on fabrique des alcools d'industrie, cela ne tient nullement

à ce que ces produits sont plus toxiques que les autres, mais

gt cela tient, et les statistiques le prouvent surabondamment, à ce

| # que l’on consomme plus d'alcool ».

0 L'alcool éthylique est peut-être le moins toxique de tous les éléments des boissons distillées, mais il est beaucoup plus dangereux que les autres parce qu'il est beaucoup plus abondant.

= ILest certain, d'autre part, que les impuretés ont néanmoins

> un rôle toxique assez considérable dans l'intoxication chronique, |

68 LES RAPPORTS DE L'ÉPILEPSIE LATENTE AVEC L'ALCOOLISME à

dans l'usage habituel, surtout lorsque les reins éliminent mal et qu'il y a accumulation de produits toxiques dans l'organisme.

D'un autre côté, si l'alcool éthylique agit dans lintoxication massive par sa quantité, il serait erroné de croire que les petites doses seraient inoffensives. Joffroy et Serveaux ont démontré Je contraire et leurs recherches ont porté sur les alcools éthyliques, méthyliques, amyliques ainsi que sur l’aldéhyde et le furfurol. Tout récemment d'ailleurs M. Laitinen (1) a démontré à la suite d’une série d’expériences sur des lapins et des cobayes que des doses minimes d’alcool (ou 1 d'alcool absolu, dilué à 10 0/0 par kilo d'animal) loin d’être indifférentes pour l’organisne animal, lui sont au contraire préjudiciables.

Nous laisserons de côté l’étude des effets toxiques des substances minérales véhiculées par les boissons distillées, le sels de potasse en particulier (Lancereaux et Laffite).

En résumé l'alcool éthylique contenu dans les boissons alcooliques ou distillées est toxique aussi bien dans l'usage habituel continu qu'à dose massive. C'est donc lui qu'il faut incriminer le plus souvent dans l'étude des troubles pathologiques de l’organisme par l'usage des boissons alcooliques. C’est l'alcool éthylique que nous aurons surtout en vue lorsque nous envisagerons les rapports de l’épilepsie avec l'intoxication alcoolique.

TOXICITÉ DES ESSENCES

Les auteurs qui se sont occupé de la toxicologie des boissons alcooliques aromatiques et de la toxicité propre des essences ont eu surtout en vue l’action convulsivante de ces substances. Aussi pour éviter des redites passerons-nous rapidement sur ces travaux sur lesquels nous aurons à revenir.

Joffroy a fait des recherches, non pas sur l'équivalent toxique

1. Laitinen, Zeusch. f. Hyg. U. Infektionskrank, 1907, LXIU, 1, Semaine médicale, 1908, p. 173. Congrès de Stokholm, Annales antialcooliques, 1908.

= , : .. . | j . . . RER de l'essence d’absinthe, mais sur celui de diverses absinthes du commerce et des autres boissons aromatiques.

Daremberg considère l'essence d’anis comme plus toxique et

pour lui c'est cet aromate qui serdit le plus dangereux dans la liqueur d’absinthe. Un mélange de 100 grammes d'acool éthyli-

que à 38 et de 0 gr. 25 d'essence d’absinthe ne fait que griser

des lapins de 3 kilogrammes à la dose de 5 cme. ct mêmede celle de 7 emc. Il en faut 10 eme. pour les tuer. Il en faudrait

plus de 9 eme. lorsque l’essence de badiane remplace celle

d’absinthe ; et seulement 8,emc. quand il s'agit d'essence d’anis.

Lalou (1) à la suite d’expériences sur la toxicité des essences a

fixé la dose mortelle de l’essence d’absinthe rectifiée de Paris à 0 ce. 5 — 0 cc. 7 par kilo d'animal {1 ce. maximum) en ingestion stomacale. Comme M. Joffroy, il est arrivé à cette conclusion que

les solutions alcooliques d'absinthe du commerce doivent pres-

que exclusivement leur effet à l’alcool et que les essence d'hvsope, de tanaisie, de sauge se sont montrées aussi toxiques que | celle d’absinthe, tandis que les essences d’anis et de badiane “ ‘étaient beaucoup moins. | “ Tout récemment MM. Aubertin ct Hebert (2) ont étudié les lésions du foie chez des lapins et des cobayes intoxiqués lente-

ment (pendant un an et plus) par de faibles doses d’absinthe. fls ont constaté de l'hyperhépatie et de la surcharge glycogénique du foie, preuve de la défense de l'organe contre l'intoxication. Chez les animaux qui avaient succombé à l’intoxication, ils ont trouvé au contraire des lésions dégénératives et un foie peu volumineux. |

Les essences véhiculées par l'alcool ont donc une toxicité propre, indépendante de l'alcool et elles donnent un cachet spécial aux phénomènes morbides causés par l’intoxication alcoolique. Nous allons maintenant étudier leurs rapports avec la névrose comitiale.

1. Lalou, Contribution à l'étude de l'essence d'absinthe et de quelques autres essences, 1903, cité par Mathieu in Traité de l'alcoolisme. 2. Aubertin et Hebert, Soc. de biologie, 6 juin 1908.

vus

Rapports de l’épilepsie avec l'intoxication alcoolique

« L'alcool est sans contredit l'agent toxique qui joue le plus grand rôle dans la détermination de lépilepsie, non pas fant à cause d’une action spécifique que parce que son usage est frès répandu » (Féré). Néanmoins la fréquence de l'épilepsie d’origine alcoolique a été très diversement appréciée, tant suivant les auteurs que suivant les pays. Pour 190 buveurs, Drouet (1) compte 10 cas d'épilepsie dus à l'intoxication alcoolique, Magnan et Bouchereau, 5 à 8 ; Kraft-Ebing, 10 ; Furnster, 31 ;; Westphal, 33 ; Mœli (2), 36 à 40 ; Bucelli (3), 2; Stepanoff (4), | 46, Echeverria (5), 38,80. , ni | |

Ces données statistiques sont très variables comme on le voit, d’ailleurs tous les auteurs n’envisagent pas d’une façon identi- | que les rapports de l’alcoolisme et de la névrose comitiale puis- | que certains font de l'alcoolisme non une cause mais un effet de | l'épilepsie, et c’est ainsi que Wartman compte 206 ivrognes sur 495 épileptiques.

L’épilepsie alcoolique a été étudiée par de nombrenx auteurs qui apportent des faits cliniques et des résultats dus à l’expérimentation.

Recherches expérimentales et faits cliniques. — Marcé (6) avait étudié sur des chiens et des lapins le pouvoir convulsif de l'essence d’absinthe. Pour lui 2 à 3 grammes d'essence d’absinthe pure n'amèneraient « que du tremblement, de l'hébétude, de l'insensibilité et toutes les apparences d’une terreur profonde ;

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