‹ Considérations sur les rapports de l'épilepsie latente avec l'alcoolismeChapitre 36 sur 58 · Anthaume, thèse Paris · texte numérisé non relu

Anthaume, thèse Paris

2 Daremberg, Bulletin ae l'Ac. des sciences, 1895; Arch. de méd. expérimentales, 1895.

3. Joffroy, Alcool et alcoolisme, Gazette des hôpuaux, 1895, n° Fa leçon recueillie par Roubinovitch.

4. Joffroy et Serveaux, Arch. de méd. expérim. el d'anat. LE 1895,

manier ». Les injections des diverses boissons alcooliques ont été pratiquées par voie veineuse à l'aide d’un dispositif analogue au vase de Mariotte afin d’avoir une pression toujours constante, ce qui donne au débit une vitesse uniforme et mensurable. La vitesse optima a été d’un centimètre cube par minute et par kilo d’animal; plus grande, cette vitesse amènerait, d’après Dastre et Loye, des désordres mécaniques dans les vaisseaux et les viscères qui troubleraient les résultats de l’expérimentation.

Enfin l’utilisation de la méthode d’'Haycraft (Birmingham med. Review, 1885) a permis d'obvier au danger des coagulations intravasculaires et intracardiaques. Cette méthode consiste à donner aux liquides alcooliques l’excipient anticoagulant sui-

vant :

Têtes de sangsues hachées . . N°8 Ghlorure de Sodium. 3% 8 grammes JM AU Per" 7e ARS NSERESS 1 litre.

La quantité de substance à injecter était déterminée par le poids de l'animal avant et après l’injection en tenant compte de Purine émise.

Joffroy et Serveaux ont enfin défini la notion de l'équivalent toxique (dose toxique limite de Dujardin-Baumetz et Audigé). L'équivalent toxique d’un corps est la quantité minima de matière toxique qui, contenue entièrement à un moment donné dans le sang d’un animal, tue fatalement un kilogramme de matière vivante à condition que l'injection soit rapide afin d’éviter toute déperdition de la substance toxique par exhalaison pulmonaire ou émission par l'urine,d'où variation dans la quantité de liquide à injecter pour tuer l’animal.

Joffroy et Serveaux ont été amenés à distinguer deux équivalents toxiques : l'équivalent toxique vrai qui est « la quantité de poison suffisante et nécessaire pour mourir, de telle facon que si l’on arrête l'injection à ce moment la mort survienne à bref délai » et l'équivalent toxique expérimental qui correspond «à la quantité de poison qu’on peut injecter pour provoquer la mort d'un kilogramme d'animal, lorsqu'on prolonge l’injection jusqu'à l’arrêt définitif de la respiration ».

Voici les résultats obtenus par Joffroy et Serveaux sur la toxicité des alcools à l’aide de leur méthode {toxicité expérimentale).

Alcool méthylique. . . 25:35 —. éthylique "7: - 11,70 =; propylique. 3,40 — iso-butylique . . 1,45 — amylique . . . 0,63

M. Picault a confirmé en 1897 ces résultats en FR

sur les poissons, les batraciens et les oiseaux.

Un an avant, M. Tsukamoto publiait (Journal of the College of science de Tokio 1894) des expériences concluant au même résultat. Il avait expérimenté sur des batraciens, des crustacés et des infusoires. En 1899 Linossier (de Lyon) (2) obtient les mêmes résultats sur l’ablette, M. Baudran vient également de

confirmer ces données par de.nouvelles recherches et expérien-

ces tout à fait différentes des précédents expérimentateurs. La toxicité expérimentale des impuretés ont également été déterminées. Voici les résultats des recherches :

AIO Ye SM RER, 0,14 HUrUPO MEME SUR 0,24 Acétone. . ... . . 5,21

Joffroy et Serveaux ont déterminé la toxicité vraie des alcools et des impuretés. |

Toxicité vraie des alcools

Chiens Lapins Alcool éthylique. « : :, . :: 7,80 7,60 — méthyique ne RUE Te 9 10,90

1. Joffroy et Serveaux, Considérations générales sur la recherche de la toxicité ; Toxicité expérimentale et toxicité vraie, Arch. de méd. et d'anatomie path., 1896, n° 1 ; Mensuration de la toxicité expérimentale et de la toxicité vraie de l’alcool méthylique, id., 1896, n° 4 ; Mensuration de la toxicité vraie et de la toxicité expérimentale de l'alcool éthylique, id., 1897, n° 4; Mensuration de la toxicité expérimentale et de la toxicité vraie du furfurol, éd.

Page 1