Lyon médical. AST
Nous savons d’ailleurs que l’alcoolisation précoce est une cause de dégénérescence.
Plus tard l’abstinence complète des boissons fermentées est assurément la meilleure méthode de préservation.
Le traitement de l’épilepsié alcoolique, ou plutôt des manifestations épileptiques consiste, avec quelques mesures d'hygiène, dans la suppression complète absolue de, l'alcool sous toutes ses formes, et cette abstinence ne peut, le plus souvent, se réaliser que par l'isolement du malade, par l’internement.
S'il existe, en effet, des sujets pouvant d'eux-mêmes se soustraire à l’intoxication toujours habituelle, il en est d'autres infiniment plus nombreux, la presque généralité qui sont incapables de lutter contre une passion invétérée. Pour ceux-là, comme pour les morphinomanes, auxquels ils sont comparables, le sevrage s'impose. La cessation des boissons alcooliques, en amenant la cessation des crises est un sûr moyen de diagnostic et de pronostic.
Le séjour à l'asile est variable suivant les individus. M. Legrain qui est à la tête du seul service d’alcooliques organisé en France, considère qu'un minimum de six mois à un an est indispensable pour la cure complète des buveurs (1).
Les exigences sociales ne permettent pas toujours un traitement aussi prolongé car un séjour, trop long à l'asile, amène la misère dans les milieux ouvriers. En outre les malades ne s’y prêtent que rarement et réclament trop souvent une sortie prématurée. Aussi les sociétés de tempérance et surtout d'absfinence sont-elles du plus grand secours pour protéger leur volonté contre toute faiblesse ou tout entrainement.
1. Toulouse, Enquête. Maintien des alcooliques après la disparition des troubles délirants aigus, Æevue de psychiatrie, 1902, p. 545
EC FC
QUE PRO NENRE
4 état constitutionnel ou acquis, l'aptitude convulsive que la toxi-
à infection met le plus souvent en jeu. Tantôt il est impossible de +
reconnaître la raison directe des paroxysmes et de leur attribuer | M
| une origine quelconque (épilepsie idiopathique), tantôt la cause
' | déterminante est évidente et alors il est rationnel par sa suppres-
| E. , sion, d'en suspendre les effets. Si les manifestations épileptiques
“2 ne se reproduisent plus, la prédisposition n’en existe pas moins
à l'état latent jusqu'à ce qu'une nouvelle cause vienne la
: réveiller. | STE
1 4 £ IT. — Les intoxications alcooliques (alcools et essences) agis-
| + sent de deux facons sur un organisme prédisposé. Tantôt elles.
réveillent secondairement l'hyperexcitabilité corticale en provo-
quant l’apparition, dans les humeurs, de poisons nouveaux par
l’action de l'alcool sur les tissus, les organes d’élimination. Tan-
; tôt elles agissent directement en sorte que leur suppression
D. amène la cessation des crises. Les alcools et les essences agissent 74 donc au même titre que d’autres intoxications ; ils ne créent pas
Di l’épilepsie, ils ne font que mettre en Jeu une PREDISPOSITION ne - LATENTE.
à ITT. — Au point de vue médico-légal, l'épileptique alcoolique,
bien qu'il se mette volontairement dans le cas d’avoir un aceident comitial, n’est pas responsable des actes commis au cours
d’un paroxysme.